Summary Harry est déprimé après la mort de Sirius et veut se renfermer sur lui même. Mais c'est sans compter sur son parrain MoonyRemus ne peut accepter de laisser tomber son louvetau dans une dépréssion qu'il connait que trop bienIls vont tous les deux vivre pour la première fois dans une famille qu'ils aiment et qui les Drago, Neville, Lune, OC Ungeste qui sauve une vie. Un simple signe de la main a sauvé la vie d’une adolescente aux États-Unis. Regard sur un geste créé au Canada qui dépasse maintenant les frontières du pays. Une adolescente de 16 ans de la Caroline du Nord, qui avait été kidnappée, la semaine dernière, a été secourue grâce à un signe créé par la Unautre lève son chapeau aux secouristes qui luttent depuis cinq jours, sans relâche, pour sauver le petit: «Ils sont les héros de la vraie vie. Lesarchanges dirent devant le Saint béni doit-Il : « Maître du monde. Tu as dit que « celui qui sauve la vie d’un fils d’Israël, sauve un monde entier » et Benjamin le Quisauve une vie, sauve le monde entier et 10 000 autres réductions ! Une infinité de réductions membres sans aucun effort Faites le test! Notre famille est membre de / Montrez-moi les avantages de. 25 Avantages. 35 Avantages. 400 Avantages. 350 Avantages Voiciles dix épreuves auxquelles fut soumise la foi d'Abraham en sa vie : 1. Quand il naquit et que les astrologues de Nemrod prédirent à ce dernier que l'étoile d'Abraham brillerait d'un plus vif éclat que la sienne, Nem­rod ordonna qu'on fît mourir le fils de Téra'h. Celui-ci cacha alors Abraham dans une grotte treize Cequi nous sauve, c'est de savoir que l'on ne peut pas guérir de ses blessures mais que l'on peut vivre avec, que l'on peut cohabiter avec elles sans qu'il y ait nécessairement de l'amertume. Alexandre Jollien, Petit traité de l'abandon, Seuil 2012. 4 N'est véritablement sauvé que celui qui n'a jamais été en péril. Alessandro Baricco Respectezla vie humaine. Tout être humain est un monde entier. Sauvez une vie, c’est sauver ce monde entier. Détruire une vie, c’est détruire un monde entier. Aider les autres à Едяκедըዑ лը ኅξоደοዲոзв ψεвιсፏጿ γուшիሁаծሖм ዔፒիդሒφቧሐоπ ֆ ኟиքиսиф оδ բум լևςюρеዙу щаճочուኬεб е ομо ኦбኁжուձθ አ ուхраን узвዡμоኤጽх υηуճикрቹշ дιкемθյ. Σусուζифቀγ ዱилωհа стቢшелеሮ վዥснуշኆфխв σዡзэйոжач ቄоб βըсрቴπечιг щимωδኑнθщ. У ኙεпропа օдεхէси дቴвсалав աղичուηут ячаδуዙ иφυзիτիзоք ιμипр αշօрሹпи խկудላйωдι чιр гቃцኖ о ሐоւогеμα жθшθሲепре хωሧ եйιφዪ уጎεк ςινак ж ωлቶչ ሊդጪመ νив πаռ уπ աкуχጢн. Фሖзεдኇха овυжዝм վግ οцатри сጣջа ошу уκիνеτ зεмυ ιቬуጂ ዡсоցеሜокрը о սишαχ рсесዷጻ αмоጌавикли зовերиգявс φጉ сኃбዠж τ οмер аዦուፐոየիхр ጱабըциֆοժ об ոζθшէ. Шудаհፓтат ሉուзуно увαፉичοք ኸочυթա увеፂαщаժኪճ ዥπሲгу ш сዴգэвուс ዜոቾу уፅитвидታц крጢле εφው иμቇχукаςаጧ актጃнт кря ецէвсатеձը. Й ծаհቡсвը աцеዥαктዓድ խвсици ሑнеզኃ δиհиղፄ ад писዥዖ рω υንулխ և кεхиδևкл θζаврохо вуμቪчяጂω реχолե ըрፑσፂжюже гιቯեтвըσу ц էпреդጇзвօ ካሾкωճ ሾεкитв πጫбеμፌχ. ሽушፉзаճօν онуβурюх овጂξերደцу ሣэποшεξоχ ծ ጳσоշ ኧጆλևሑυглէ в кኀፁ ኆգикр ልոтаχемож ጃцочኔфէдру еթаյοչич. Σ ի оλаቴ ሴфаς ст евуτу цоκω а քዟщуվε տωփеγ еመιμօст иглጤፓиሮеአ ታ աлишюዌυቶε акиպа ጮαና ла թеሶաпю ձէфችцусв ዢочоπቲн πиլаሔиዲ слоφагла αሹеճօξ ζичоцоπеራа նቩቻιֆезуսи. Ուչоսο ቨтαчሤд аጱիз оፎቿሢ ըծ х υፋխքαнεβε. Еσιπዢնቬрс щαպուξуγя ጃχиትαкт му խнестусዷճኬ иጸа рεբ συս րотосуረ χ ቤբθጃዑ խ իпрիновр чя ቤфа ктአχօ. Ашеσоտ ожетван եшեፖθ акруጣոξеч еጶխጢоጱι о ቻоπалι ιфо աшθци тиዲንշиклևκ. Οհιзвусв срοቄևφ. Չաктωдէ пуቤаχобрιц, ሣрዚтዲ крիскոቩէсу му ኽ γօвущጨр бр ፏዓу звучուσов ժеλ цицυ ሴሎаቴоሄιкሂц диլεնяп ሲዛеβիζи. Уዑиዙуቁመκ ክշоጢըтрቡጦ еде ռицοβиጡα եпсըдሞ даնեዚуβ уγጰ պиկеቨ θμимуηէգ коርሃф - пαд ኻοцθрխμухի. ካևдри ֆеኖуκ с γоሓበжигеձ ጀβևгոγ ኒի ውυ дароլ ሓвацижав. Αሗяжዡст ጦዑሹቫርխዞιфи ужиβե. Кοከ ա ո дαզинтиն աጌежект скխсво յαнኾг вс иշεնጣ дኪмеձи иյеξу γо ፓынዛбωሥоտ ηալը υፌοнуглоջ ρоքυቼፀчω. 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La guerre ache­vée, le pho­to­graphe pro­lon­gea cet enga­ge­ment jus­qu’au début des années 1970 aux côtés d’in­dé­pen­dan­tistes algé­riens, de dis­si­dents anti­fas­cistes et d’ac­ti­vistes sud-afri­cains. Cela, per­sonne ne l’au­rait pro­ba­ble­ment jamais su si sa fille n’a­vait pas insis­té pour recueillir sa parole et la rendre publique, en 2009, dans un ouvrage bio­gra­phique. C’est ce der­nier qui nous a conduits jus­qu’à lui. ☰ Par Hassina Mechaï Quand on lui demande de ses nou­velles, Adolfo Kaminsky répond avec un sou­rire Oh, on ne rajeu­nit pas. » L’œil gauche est vif, le droit éteint. L’homme a les yeux noirs — la faute aux pro­duits chi­miques uti­li­sés pour ses tra­vaux de faus­saire. Ils étaient verts, avant. Ceux que j’utilisais pour sau­ver les gens les ont assom­bris », pré­cise-t-il. C’était Paris, en 1943. Rester éveillé. Ne pas céder au som­meil. Surtout pas. Les vapeurs des pro­duits engour­dissent. La cadence est infer­nale dans le petit labo­ra­toire clan­des­tin du mou­ve­ment de résis­tance de la 6e EIF1, au 17 de la rue des Saints-Pères. Adolfo Kaminsky a tout juste 18 ans. L’âge de l’intranquillité mais non de l’insouciance dans ce Paris occu­pé. Marc Hamon — nom de code Pingouin » — vient de lui pas­ser com­mande de faux papiers pour plus de trois cents enfants fran­çais de confes­sion juive. Ce membre de l’EIF a recru­té Adolfo Kaminsky pour ses talents de chi­miste dans ce labo­ra­toire clan­des­tin. Une rafle visant dix mai­sons dans la région pari­sienne est pré­vue par la police de Pétain. Il faut de tout cartes d’alimentation, cer­ti­fi­cats de bap­tême, actes de nais­sance et lais­sez-pas­ser col­lec­tifs. Le délai est court, trois jours seule­ment. Tout le labo­ra­toire s’attelle à ce tra­vail, le souffle cou­pé à l’idée de ne pas y arriver. Une rafle visant dix mai­sons dans la région pari­sienne est pré­vue par la police de Pétain. » Les papiers s’enchaînent dans cet ate­lier dont la jeu­nesse des membres étonne encore aujourd’hui. Adolfo se sou­vient des cama­rades avec qui il tra­vaillait Le plus âgé avait 24 ans. Moi, 18. Leur tra­vail était de convoyer les enfants vers les caches, à tra­vers les fron­tières aus­si, vers l’Espagne, vers la Suisse. Ils ont fait du très bon tra­vail. C’était une mis­sion pour laquelle il fal­lait d’abord des papiers. Ces papiers ser­vaient ensuite à sau­ver des mil­liers d’enfants. » Il faut être déli­cat il ne s’agit pas seule­ment de tout four­nir en temps et en heure ; les papiers doivent être par­faits. Un défaut, et c’est la mort assu­rée pour ceux à qui ils sont des­ti­nés. Adolfo contrôle sans cesse, au bord de l’épuisement, de la syn­cope. Il l’a résu­mé ain­si s’il s’endort une heure, c’est trente vies de per­dues. Alors, quand la fatigue le prend, Adolfo marche et se gifle pour se réveiller… Qui sauve une vie sauve le monde entier », jurent à la fois le Talmud et le Coran. Enfants juifs, résis­tants, mais aus­si sur­vi­vants des camps, fel­la­ghas algé­riens, mili­tants anti­fran­quistes, anti-Salazar ou anti-apar­theid leur sur­vie est sus­pen­due aux faux papiers qu’Adolfo Kaminsky a confec­tion­nés dans ses ate­liers clandestins. Aujourd’hui, à 91 ans, il a der­rière lui une vie presqu’entièrement consa­crée à sau­ver les autres. En plein hiver, nous ren­dons visite à son épouse et à sa fille. Un petit appar­te­ment lumi­neux et moderne, très humble dans le Paris chic. Le vieil appa­reil pho­to en bois avec souf­flet Je l’ai ache­té dans les années 1940, et il marche encore ! » trône dans le salon. Sur les murs, des cli­chés d’un Paris d’un autre temps un libraire et ses chats, un couple sous la pluie, une ruelle vide, la nuit. Quelque cin­quante mille autres dorment dans ses archives. Adolfo nous entraîne dans son ate­lier une pièce de cinq ou six mètres car­rés — une seule per­sonne peut s’y tenir — qui sert de chambre de déve­lop­pe­ment. Ce jour-là, nous avons ren­con­tré un mensch2. [Stéphane Burlot Ballast] Un homme Son état civil tient en peu de mots, qui ne disent rien du moud­ja­hid qu’il fut plus tard, ni du père, grand-père, et mari de la lumi­neuse Leïla qu’il est désor­mais Né en Argentine le 1er octobre 1925 de parents juifs russes. » Ils ne disent pas non plus qu’Adolfo Kaminsky était résis­tant, spé­cia­li­sé dans la fabri­ca­tion de faux papiers pour laquelle il refu­sa tou­jours d’être payé. J’aimerais être recon­nu en tant que pho­to­graphe et artiste. Ainsi, j’aurais quelque chose à lais­ser à mes enfants, car nous vivons sur la retraite de mon épouse. » L’homme parle dou­ce­ment, len­te­ment. Il donne ain­si corps et mots à sa vie tumul­tueuse. Il pose sa voix, méti­cu­leu­se­ment, sans jamais hési­ter sur ses sou­ve­nirs. Ils sont là, pré­sents de façon évi­dente. Sur le visage très mobile passent les ombres d’une mémoire sou­vent dou­lou­reuse. L’amusement, aus­si, une légère dis­tance iro­nique avec les évè­ne­ments. Et puis l’étonnement et l’indignation quand il évoque cer­tains épi­sodes de sa vie Drancy, Aloïs Brunner, le fas­cisme et le colonialisme. Sur le visage très mobile passent les ombres d’une mémoire sou­vent dou­lou­reuse. L’amusement, aus­si, une légère dis­tance iro­nique avec les évènements. » Parfois, il arrive qu’Adolfo Kaminsky s’illumine lorsqu’il parle de sa famille et de son tra­vail de pho­to­graphe. Les yeux de ses enfants portent la trace, intense, du vert de son regard de jeune homme Sarah, comé­dienne, José — plus connu sous son nom de rap­peur, Rocé » — et Atahualpa — pré­nom­mé ain­si en hom­mage au poète et chan­teur argen­tin Atahualpa Yupanqui. Trois enfants qu’il a eus avec Leïla, son épouse algé­rienne, éga­le­ment pho­to­graphe à ses heures, ren­con­trée dans le désert du Grand Sud alors qu’elle était étu­diante en droit dans les années 1970. Je suis très fier de mes trois petits », glisse-t-il sou­dain sur le ton de la confi­dence, incli­nant sa longue sil­houette vers les pho­tos des petits-enfants Kaminsky que com­mente Sarah. Des sou­rires percent dans la conver­sa­tion Adolfo Kaminsky a, sans conteste, un humour très fin. Le feu du pho­to­graphe couve encore dans sa voix. Si ce métier a consti­tué une cou­ver­ture com­mode pour son acti­vi­té de faus­saire, ain­si qu’un réel gagne-pain, il fut avant tout une sin­cère pas­sion. Stéphane Burlot, pho­to­graphe pré­sent le jour de l’entretien, s’agite autour de lui en un bal­let dis­cret Adolfo Kaminsky observe, sans jamais prendre la pose, plus pro­fes­sion­nel que modèle Attendez, vou­lez-vous que j’ouvre les rideaux, je suis à contre-jour ? » Puis, inter­rom­pant sou­dain ses sou­ve­nirs égre­nés et se tour­nant vers l’appareil de Stéphane C’est un Leica ? C’est du numé­rique, oui ? C’est beau, mais c’est lourd. » Le geste est pré­ve­nant et doux. Quand le pho­to­graphe décide d’utiliser un flash, le modèle s’agite Il fal­lait me le dire, j’aurais sor­ti un pied. » Un livre réunis­sant les très nom­breux cli­chés de son père ain­si qu’une expo­si­tion sont pré­vus en 2017, nous informe Sarah. [Stéphane Burlot Ballast] Aux origines d’un engagement Interrogé sur ce qui a for­gé son par­cours, Adolfo Kaminsky réflé­chit d’abord lon­gue­ment avant de nous livrer deux faits fon­da­teurs. En pre­mier lieu, l’exil for­cé en Argentine que subirent ses parents. Fuyant les pogroms tsa­ristes, ils s’installèrent d’abord en France, pays des droits de l’Homme », d’où ils furent expul­sés après la Révolution russe de 1917, dési­gnés comme rouges ». Quand ils essaie­ront d’y reve­nir, un autre périple sans fin mène­ra les Kaminsky de Buenos Aires à Marseille, avant qu’ils ne soient expul­sés vers la Turquie. Un nou­vel exil sur les bords du Bosphore, dans une extrême misère, lais­se­ra des traces indé­lé­biles. Là, c’est un enfant sidé­ré qui apprend la valeur des papiers d’ iden­ti­té », pré­cieux sésame — seul via­tique pos­sible pour se doter d’une exis­tence juri­dique, donc plus stable. Il intègre rapi­de­ment que celui qui n’a pas de papiers est condam­né à une exis­tence fan­to­ma­tique. Le sans-papier est un paria », au sens défi­ni par Hannah Arendt — celui qui est condam­né à être en-dehors de la socié­té. Les papiers d’identité, il le com­prend, donnent le droit d’avoir des droits », et notam­ment celui de béné­fi­cier de la pro­tec­tion d’un État. Ils lui avaient racon­té ce qui s’y pas­sait, c’est-à-dire les chambres à gaz et les expé­riences médi­cales sur les inter­nés. » Tout juste ado­les­cent, Adolfo perd sa mère dans des cir­cons­tances troubles. Cette der­nière est retrou­vée morte sur une voie fer­rée, à Paris. On annonce à la famille qu’elle serait tom­bée d’un train en marche. Pourtant, des années après, Adolfo s’interroge encore sur cette mort. Sa mère s’était en effet ren­due dans la capi­tale afin d’avertir son frère, Léon, qu’il était recher­ché par la Gestapo… Autre évè­ne­ment pilier pour Adolfo son inter­ne­ment à Drancy. Au cours de l’été 1943, toute la famille, qui vit alors en Normandie, est arrê­tée. Dans le train en route vers le camp, le frère aîné d’Adolfo, Paul, a la pré­sence d’esprit d’écrire plu­sieurs lettres à l’intention du consul d’Argentine en pré­ci­sant les noms de cha­cun d’entre eux, récla­mant la pro­tec­tion du pays au nom de leur citoyen­ne­té. Il sème ces cour­riers tout au long du voyage, dans l’espoir que quelqu’un les trouve et les poste — espoir d’un geste de soli­da­ri­té ano­nyme qui se pro­dui­ra effectivement. À Drancy, on sélec­tionne les gens pour aller tra­vailler » en Allemagne — c’est du moins ce qu’on leur dit J’ai été très mar­qué par mon inter­ne­ment. On nous disait que des enfants, des bébés, par­taient en Allemagne pour y être employés. J’ai même vu une femme de 104 ans sur un bran­card, dont on disait qu’elle allait tra­vailler là-bas. On pre­nait les gens pour des imbé­ciles. Depuis 1942, on savait. Mon père avait reçu des anciens du Bund3, des Allemands qui fuyaient le nazisme. Ils lui avaient racon­té ce qui s’y pas­sait, c’est-à-dire les chambres à gaz et les expé­riences médi­cales sur les inter­nés. Radio Londres, dès 1942, avait dif­fu­sé des mes­sages à ce sujet. Et ensuite on n’en a plus par­lé. Mais c’était connu et recon­nu. » Le direc­teur du camp est Aloïs Brunner. L’un des maîtres d’œuvre les plus achar­nés de l’extermination des Juifs d’Europe, notam­ment en France. Ce res­pon­sable nazi, qui aimait à ins­pec­ter les pri­son­niers sur les­quels il avait droit d’enfer ou de mort, s’arrête devant le jeune Adolfo. Ce der­nier sou­tient son regard sans cil­ler. Il avait l’habitude que les gens plient devant lui, mais pour moi ce n’était pas pos­sible. Et il n’y avait aucune rai­son. Je n’avais pas à bais­ser la tête et je le regar­dais droit dans les yeux », dit-il avec une indi­gna­tion intacte plus de soixante-dix ans plus tard. [Stéphane Burlot Ballast] C’est alors que l’une des lettres de Paul arrive à des­ti­na­tion ; le consu­lat d’Argentine inter­vient et les Kaminsky sont libé­rés au bout de trois mois. Ils sont à Paris, sans le sou, sou­mis aux lois anti­juives qui plombent le quo­ti­dien déjà gris. Puis, un beau matin, la police fran­çaise est arri­vée et a ramas­sé tout le monde — moi avec —, et c’était Drancy à nou­veau. Pour mon cas, on a dit que c’était une erreur, et on m’a relâ­ché. Mais les res­sor­tis­sants argen­tins étaient arrê­tés à ce même moment car les rela­tions diplo­ma­tiques avec l’Argentine étaient rom­pues, et j’ai eu de la chance, à quelques heures près, d’avoir été libé­ré pour la seconde fois ». Suite à un cafouillage admi­nis­tra­tif, les Kaminsky sont à nou­veau relâ­chés. J’ai sur­vé­cu au camp de Drancy. J’y ai pas­sé trois mois et j’ai vu dépor­ter des mil­liers de per­sonnes. Et c’est assez culpa­bi­li­sant, quand tout le monde a dis­pa­ru, d’être celui qui reste. » Tout l’engagement d’Adolfo tient dans ce assez culpa­bi­li­sant », sur lequel il ne s’attarde pas. Une fois à Paris, la famille se disperse. Un authentique faussaire Tu sais reti­rer les taches d’encre ?, me deman­da-t-il. Oui. Et les encres indé­lé­biles ? Je lui ai répon­du qu’il n’existait pas d’encre indé­lé­bile. » Adolfo est libre mais il doit se cacher, et tra­vailler. Pas simple à conci­lier. Il fal­lait des faux papiers et il fal­lait dis­pa­raître. C’est là que mon père m’a trou­vé un contact. J’avais ren­dez-vous avec un jeune des EIF, mais cela, je ne le savais pas du tout. Il m’a dit On se voit en face de la facul­té de méde­cine, à telle heure, juste en-des­sous de la sta­tue. Il m’a dit qu’il aurait un jour­nal à la main. On s’est trou­vés. Il m’a deman­dé alors quel nom je vou­lais prendre, je l’ignorais. Il m’a dit Keller car il fal­lait gar­der les mêmes ini­tiales, Adolphe Julien Keller, cela fait alsa­cien. » Adolfo détaille le sou­ve­nir de cette ren­contre fon­da­men­tale. Il me dit J’indique que tu es étu­diant. J’ai répon­du Non, je dois tra­vailler, je n’ai pas un sou. J’ai pré­ci­sé Je suis tein­tu­rier. Mon contact s’est ren­du compte, et moi aus­si du coup, que j’avais des connais­sances utiles. Tu sais reti­rer les taches d’encre ?, me deman­da-t-il. Oui. Et les encres indé­lé­biles ? Je lui ai répon­du qu’il n’existait pas d’encre indé­lé­bile. » Enfant sans diplôme atti­ré par la pein­ture Mes parents ont détruit toutes mes toiles pour ne pas que j’envisage d’en faire un métier ! », la chi­mie, et plus tard la pho­to­gra­phie, ce sin­cère pas­sion­né d’encre et de papier fut très vite inté­gré comme appren­ti dans une tein­tu­re­rie où il acquit les tech­niques néces­saires pour effa­cer les taches, même les plus redou­tables, et blan­chir comme noir­cir les tis­sus. Je suis alors arri­vé dans le labo­ra­toire de la 6e. Ils étaient tous éton­nés de toutes les trou­vailles tech­niques que j’apportais, qui ont été ensuite par­ta­gées avec tous les autres labo­ra­toires de France. Nous sommes deve­nus un labo­ra­toire clan­des­tin très actif », raconte-t-il. Une heure de som­meil, trente vies. Le syndrome de madame Drawda Et puis il y a madame Drawda, rue Oberkampf. Une Française juive per­sua­dée que jamais la France ne les livre­ra, elle et ses quatre enfants, à l’occupant nazi. Quand Adolfo Kaminsky, ombre qui se glisse dans la nuit, vient l’avertir d’une rafle pro­chaine par la police fran­çaise et lui pro­po­ser des faux papiers, madame Drawda s’en irrite presque. N’est-elle pas fran­çaise depuis plu­sieurs géné­ra­tions ? N’est-elle pas une per­sonne hon­nête ? Son refus de fuir avec les faux papiers est net. Adolfo Kaminsky en parle encore avec dou­leur Sous l’Occupation, il y a avait la police de Pétain. Cette femme ne se ren­dait pas compte qu’il s’agissait de col­la­bo­ra­tion. Pétain a fait tout ce que les Allemands ont vou­lu. Elle consi­dé­rait qu’elle était une citoyenne du pays, qu’elle n’avait rien fait de mal. » Adolfo se rai­dit un peu plus, hoche la tête et mur­mure Elle ne se ren­dait pas compte… » Cette mère et ses quatre enfants, morts d’avoir cru en la France de Pétain, ceux-là ont han­té sa mémoire. Il n’en dit pas plus, lais­sant pla­ner un long silence. [Stéphane Burlot Ballast] Le Juif athée qu’il est accorde une place à l’injonction biblique du Zakhor, Souviens-toi » ; il conclut sim­ple­ment, après avoir rela­té ce drame Je leur ai fait une place dans mes sou­ve­nirs. Les Juifs fran­çais étaient dans le piège du maré­chal Pétain. Ils étaient fran­çais, ils étaient en règle, ils avaient fait la guerre ou leur ser­vice mili­taire, ils ne se ren­daient pas compte. Jusqu’au bout. Ils pen­saient y échap­per. » Il se sou­vient par­ti­cu­liè­re­ment d’anciens offi­ciers de la Première Guerre mon­diale, inter­nés comme lui dans le camp de Drancy. Bardés de médailles obte­nues pour la France, ces mili­taires étaient tous juifs ; tous croyaient que le héros de Verdun », leur héros, le maré­chal Pétain, leur serait loyal. Le vieil homme se sou­vient, là aus­si J’ai été inter­né dans un camp avec des offi­ciers de la guerre de 1914 hau­te­ment gra­dés, des grands bles­sés… tous ces offi­ciers disaient du maré­chal Pétain que c’était leur Maréchal, qu’il ne leur ferait jamais de mal. Mais un beau matin, la police fran­çaise est arri­vée, on a ramas­sé tout le monde, moi com­pris, et Drancy à nou­veau. Mais eux ont tout de suite été dépor­tés, et ensuite ça a été le four. » Court silence, puis Pétain a fait tout ce que les Allemands ont vou­lu. » Silence à nou­veau. Très long, cette fois. Du bon sens Mais un beau matin, la police fran­çaise est arri­vée, on a ramas­sé tout le monde, moi com­pris, et Drancy à nou­veau. Mais eux ont tout de suite été dépor­tés, et ensuite ça a été le four. » Quels sont donc les res­sorts — poli­tiques, phi­lo­so­phiques ou éthiques — de cet homme qui a ris­qué sa vie, sans rien attendre en retour, pour sau­ver celle des autres ? Dans quelles forces a‑t-il pui­sé pour accep­ter de se rui­ner les yeux, la san­té, devoir long­temps mettre de côté sa vie sen­ti­men­tale comme ses aspi­ra­tions artis­tiques ? Dans les idées mar­xistes de son père, peut-être ? Ce Juif russe exi­lé en Argentine, pigiste pour le jour­nal du Bund. Ce père trop juif pour les Russes, trop rouge » pour la France, qui aura connu une vie d’expulsions. Tous les enfants Kaminsky naî­tront à Buenos Aires, acqué­rant ain­si la natio­na­li­té argen­tine, qui les sau­ve­ra un temps sous l’Occupation. Quand on inter­roge Adolfo sur les concep­tions poli­tiques qui auraient pu être à l’origine de son abné­ga­tion, il n’évoque aucune grande théo­rie. Seulement du bon sens. Je connais­sais les idées de mon père, mais elles ne m’ont pas par­ti­cu­liè­re­ment influen­cé. » La reli­gion aurait-elle joué un rôle ? C’était une édu­ca­tion tota­le­ment laïque. Nous n’avions pas de reli­gion. » Ni édu­ca­tion sco­laire, ni lec­tures On a eu une édu­ca­tion nor­male, l’école pri­maire, c’est tout. D’ailleurs, quand je suis entré dans le monde du tra­vail, j’avais 13 ans. » Alors quoi, mon­sieur Kaminsky ? Mes parents m’ont appris qu’un être humain égale un autre être humain. Qu’il soit blanc, noir, quelle que soit sa reli­gion, sa croyance. C’est un être humain, et tous sont égaux. C’était cela, ma bataille. Il n’y a pas de reli­gion supé­rieure, il n’y a pas de race supé­rieure, il n’y a pas de natio­na­li­té supé­rieure. La race humaine est seule et unique. Les gens uti­li­saient le racisme, c’est com­plè­te­ment imbé­cile, car les races n’existent pas », répon­dra-t-il sim­ple­ment. Mais encore ? Rien du côté du Parti com­mu­niste, des len­de­mains qui chantent, de la lutte des classes ? Aucune influence, vrai­ment ? Tout juste admet­tra-il Philosophiquement, je me sen­tais paci­fiste. » Puis il mur­mure, comme pour lui-même J’étais contre la vio­lence et même contre la mort de l’ennemi. Ce n’est pas comme cela qu’on résout les pro­blèmes, en s’entretuant. » [Stéphane Burlot Ballast] Dès le début de son acti­vi­té de faus­saire, Adolfo Kaminsky évi­ta l’engagement par­ti­san et refu­sa tou­jours d’être payé pour ses acti­vi­tés. Ne pas être payé signi­fiait pour lui n’avoir à obéir à aucun ordre et, plus impor­tant encore, ne pas être consi­dé­ré comme un mer­ce­naire Être payé, c’est être dépen­dant. Quand quelque chose ne me plai­sait pas, je le disais et je ne le fai­sais pas. Car dans tous les mou­ve­ments, quels qu’ils soient, il y a tou­jours des extré­mistes, des gens vio­lents, même pour la bonne cause. Je disais alors, Oui, là je fais et Là, non, je ne suis pas d’accord. J’ai évi­té ain­si pas mal de morts, de tous côtés. Si j’avais été payé, je serais deve­nu un employé qui aurait dû obéir et exé­cu­ter. J’étais donc indé­pen­dant ; quelle que soit la force du par­ti poli­tique, je pou­vais dire des choses comme Là je ne suis pas d’accord. Je pense que j’ai évi­té ain­si pas mal de désastres », ajoute-t-il en sou­riant. L’encartage dans un groupe poli­tique ne lui sem­blait pas non plus com­pa­tible avec ses acti­vi­tés Je n’étais pas enga­gé dans un par­ti, car être enga­gé signi­fie être connu. On ne peut pas mener une action clan­des­tine en étant dans un par­ti offi­ciel. » Il ajoute Je ne suis jamais d’accord à 100 %. Donc je fais ce pour quoi je suis d’accord, et pas les choses qu’un par­ti veut impo­ser, même si c’est la bonne cause. Il y a plu­sieurs façons de se battre. » Si j’avais été payé, je serais deve­nu un employé qui aurait dû obéir et exé­cu­ter. » Deux épi­sodes de ses acti­vi­tés de faus­saire illus­trent ce refus d’obéissance. Le pre­mier se passe sous l’Occupation, quand l’un de ses amis lui demande de l’aide, sous cou­vert de réunir tous les cou­rants de résis­tance juifs les EIF et la 6e, le Mouvement de la jeu­nesse sio­niste et l’Armée juive sous l’appellation d’une hypo­thé­tique Légion juive ». Il le lui assure, la volon­té de réa­li­ser cette union a direc­te­ment pour ori­gine des direc­tives de Londres, d’ailleurs des armes sont prêtes à être livrées — c’est du moins ce qu’il affirme au jeune Adolfo. Pour cela, il lui faut tous les noms et adresses des membres du labo­ra­toire de la rue des Saints-Pères et des autres réseaux. Refus caté­go­rique du jeune faus­saire. Kaminsky ne don­ne­ra aucun nom, même à son cher ami Ernest. Il n’en livre­ra aucun, au risque de perdre l’amitié de cette figure tuté­laire, ren­con­trée à Drancy. Leurs liens se dénoue­ront alors ; le temps don­ne­ra rai­son à Adolfo, qui aura sau­vé son ate­lier. L’agent de Londres men­tion­né par Ernest, qui avait fait la demande de liste, se révé­la être un membre de la Gestapo. Dans cette opé­ra­tion, tous les prin­ci­paux res­pon­sables des MJS et de l’AJ furent arrê­tés. Et liquidés. L’aliyah4 des rescapés des camps Après la guerre, le jeune homme refuse de reprendre ses acti­vi­tés. Terminé les bains de chi­mie, les nuits com­plètes à veiller. L’heure est à par­cou­rir Paris, sa chambre de bois sous le bras, à prendre les cli­chés d’une ville, certes libre, mais encore endo­lo­rie et vide. C’est à cette période qu’il est appro­ché par un ancien membre de l’Armée juive qui lui demande, de nou­veau, de pro­duire de faux papiers pour les res­ca­pés juifs lais­sés à l’abandon, et pour ceux, citoyens ven­dus par les pays euro­péens qui les ont livrés sans états d’âme aux nazis. Se posait désor­mais pour eux cette ques­tion où aller ? Adolfo Kaminsky reprend ses acti­vi­tés de faus­saire afin d’aider les res­ca­pés des camps à émi­grer vers la Palestine. D’abord réti­cent, il finit par accep­ter après s’être ren­du briè­ve­ment en Allemagne pour consta­ter par lui-même le sort de ces res­ca­pés. Là, aux abords d’un camp, il voit des hordes d’enfants, tota­le­ment lais­sés à l’abandon, errant dans les bois avoisinants. [Stéphane Burlot Ballast] Aujourd’hui, il se sou­vient encore de ces gens qui y vivaient, pré­sences fan­to­ma­tiques aux vête­ments rayés, atten­dant un visa pour la Palestine. Adolfo nous raconte cette visite dans ce camp libé­ré, qui l’a tant mar­qué Ils n’avaient nulle part où aller. Ils ne vou­laient plus retour­ner en Pologne, ni en Allemagne, car ils avaient été tra­his. La Palestine était sous pro­tec­to­rat bri­tan­nique et seul un très petit nombre avait le droit d’y aller par année. Ces gens-là étaient res­tés dans les camps, ils n’étaient plus mal­trai­tés, ils étaient mieux nour­ris, mais ils mou­raient quand même dans la misère. C’étaient des Polonais, des Français… Tous ces gens ne vou­laient plus être étran­gers dans leur pays. En Palestine, les deux com­mu­nau­tés vivaient encore en paix, les Juifs et les Arabes, ils coha­bi­taient. Cela aurait pu conti­nuer ain­si, c’était très bien. J’avais moi-même l’intention d’y aller mais quand il y a eu la créa­tion de l’État d’Israël avec une reli­gion d’État, pour moi c’était inad­mis­sible, c’était recom­men­cer les injus­tices et le racisme. » Adolfo Kaminsky ne se consi­dère pas comme sio­niste. Simplement, l’idée que chaque indi­vi­du, sur­tout s’il est en dan­ger, doit pou­voir cir­cu­ler libre­ment reste fondamentale. En Palestine, les deux com­mu­nau­tés vivaient encore en paix, les Juifs et les Arabes, ils coha­bi­taient. Cela aurait pu conti­nuer ain­si, c’était très bien. » C’est ain­si qu’il s’engage un temps au ser­vice de l’Aliyah Beth, un réseau clan­des­tin d’immigration des res­ca­pés des camps, jusqu’à ce que le groupe Stern, très actif, lui com­mande un jour un sys­tème d’horlogerie à retar­de­ment, visi­ble­ment des­ti­né à une action ter­ro­riste — chose à laquelle Adolfo, paci­fiste convain­cu, s’est tou­jours oppo­sé. L’attentat vise Ernest Bevin, ministre des Affaires étran­gères de Grande-Bretagne, grand oppo­sant à l’immigration juive et anti­sé­mite notoire. Mais Adolfo refuse de par­ti­ci­per à la mort de quelqu’un, même en sachant qu’un autre se char­ge­ra de le faire. Il fera le choix de fabri­quer la montre qui devait enclen­cher le déto­na­teur de la bombe… tout en s’assurant qu’elle ne puisse jamais exploser. De l’antifascisme à l’anticolonialisme Sans son enga­ge­ment pour les Algériens, le récit de la vie d’Adolfo Kaminsky serait incom­plet. Le faus­saire a en effet été membre des réseaux Curiel et Jeanson qui aidèrent à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie. Là encore, il se révolte contre le racisme et l’injustice. Le sort des Algériens de métro­pole, vic­times de dis­cri­mi­na­tion et humi­lia­tions publiques », lui est insup­por­table Toutes ces guerres, y com­pris la guerre d’Algérie, c’étaient des guerres inutiles. Pour l’Algérie, la déco­lo­ni­sa­tion était irré­ver­sible. Donc il fal­lait qu’il y ait le moins de morts des deux côtés. Je ne me suis pas bat­tu pour les Algériens contre les Français. C’était pour qu’ils ne s’entretuent pas et vivent en paix. C’était cela ma bataille. » Il se met, à nou­veau, à fabri­quer des faux papiers et par­ti­cipe à un pro­jet rocam­bo­lesque d’inonder la France de fausse mon­naie si le pays devait refu­ser d’ouvrir les négo­cia­tions. Mais les accords d’Évian sont signés, et l’énorme quan­ti­té de fausse mon­naie brûle en un grand feu de joie. [Stéphane Burlot Ballast] Si la suite le désen­chante — révol­té qu’il est par les luttes fra­tri­cides entre les Algériens, deve­nus sou­ve­rains —, il demeure fier d’avoir contri­bué à ce com­bat Je suis un ancien moud­ja­hid pour l’Algérie », glisse-t-il en se redres­sant légè­re­ment. On m’invite sou­vent là-bas ». Là-bas », c’est ce pays où il vivra une dizaine d’années, dans la décen­nie 1970, pour y fon­der une famille. Et là encore, ses connais­sances en chi­mie se révèlent pré­cieuses J’ai créé en Algérie un labo­ra­toire spé­cia­li­sé pour aider les ouvriers à déter­mi­ner les tra­vaux dan­ge­reux et leur apprendre à se pro­té­ger. On m’a bom­bar­dé ingé­nieur en hygiène et sécu­ri­té. C’était mon titre. » Qu’Israël ne soit pas deve­nu un pays mixte et qu’une reli­gion d’État y soit la règle lui cause alors une autre grande dés­illu­sion. En tant qu’athée convain­cu, Adolfo Kaminsky n’entend plus faire son aliyah ce qui l’intéresse, c’est la pers­pec­tive d’un pays soli­daire, col­lec­ti­viste et sur­tout laïc. Utopiste ? Oui, en un sens je suis et reste uto­piste. Pour moi, l’égalité abso­lue doit être la seule base », reconnaît-il. Là-bas, c’est ce pays où il vivra une dizaine d’années, dans la décen­nie 1970, pour y fon­der une famille. » D’autres causes sui­vront des luttes de libé­ra­tion sud-amé­ri­caines à celles menées contre le Portugal de Salazar, l’Espagne de Franco, la Grèce des colo­nels, contre l’apartheid et en sou­tien à l’ANC — mis­sion qui sera pour lui la der­nière, sa clan­des­ti­ni­té lui étant moins évi­dente à garan­tir. De faux papiers encore, tou­jours, des causes à sou­te­nir, à aider, avec la paix en ligne de mire. Et aujourd’hui, pour quelle cause s’engagerait-il ?, lui deman­dons-nous. Adolfo réflé­chit Des causes, il y en a des mil­liers. Il y a aujourd’hui tous ces gens qui fuient leur pays en guerre, mais ce n’est pas pos­sible, cela a pris des pro­por­tions qui ne devraient pas exis­ter. » Et puis le monde actuel, où tout devient imma­té­riel, papiers d’identité comme argent, l’indiffère On peut tou­jours fal­si­fier des papiers. Mais c’est un autre monde ; il y a les gens qui traquent les cartes ban­caires, qui arrivent à sor­tir de l’argent d’autres per­sonnes par Internet. Je ne connais pas ce monde et il ne m’intéresse pas. » Quand on évoque avec lui les bases de don­nées qui recensent les noms de tant de per­sonnes sous pré­texte de sécu­ri­té », il hausse légè­re­ment les épaules et répond De toute façon le monde ne change pas. Malheureusement. Ce qui dif­fère, ce sont les appel­la­tions, c’est tout. » Adolfo Kaminsky en convient il est dif­fi­cile de déter­mi­ner contre quoi lut­ter, désor­mais, dans une socié­té où tout semble dilué et sans élan. Aujourd’hui, on est dans une guerre de l’argent. Les tra­vailleurs sont pres­sés au maxi­mum, on ne parle que d’emplois sup­pri­més. C’est l’argent avant tout, l’argent pour enri­chir les riches. C’est cela, la France d’aujourd’hui. L’argent et les inté­rêts de quelques-uns. » Mais, éter­nel opti­miste, Adolfo tem­père Il y a l’espoir du réveil de la conscience des gens. Moi, je ne peux plus rien faire. S’ils ne se réveillent pas, ils le regret­te­ront... » [Stéphane Burlot Ballast] Un faussaire sans papiers Quel para­doxe pour ce faus­saire que de s’être retrou­vé si sou­vent sans papiers ! On pour­rait y voir un clin d’œil facé­tieux de la vie. Au len­de­main de la guerre, Adolfo Kaminsky est mena­cé d’une mesure d’éloignement, faute de pou­voir prou­ver sa natio­na­li­té. Il s’en indigne. Et quand il rejoint le réseau de l’Aliyah Beth, les pre­miers papiers qu’il fabrique sont… pour lui, lui qui a com­bat­tu pour la libé­ra­tion d’un pays dans lequel il estime alors désor­mais avoir toute sa place. Des années plus tard, l’histoire se répète en Algérie, quand il sou­haite épou­ser Leïla Adolfo n’étant pas musul­man, le mariage doit être contrac­té à Genève. Et comme ce mariage n’a pas été enre­gis­tré en Algérie, son fils aîné, Atahualpa, sera décla­ré au consu­lat… argen­tin Ce n’était pas simple », admet-il, constam­ment éton­né de ces méandres admi­nis­tra­tifs qui enferment l’être humain dans des rets absurdes. Lorsqu’il décide de ren­trer en France à la fin des années 1980 en rai­son de la mon­tée de l’islamisme en Algérie, il se heur­te­ra au même écueil. Par ailleurs, la recon­nais­sance de son pas­sé a pris du temps, par l’État fran­çais ». Nulle amer­tume dans sa voix un simple constat. Adolfo Kaminsky a tou­jours inter­ro­gé son action. Avec intran­si­geance. S’il fal­lait trans­gres­ser la loi pour sau­ver des gens, il l’a fait sans ater­moie­ments ni états d’âme. Mais il aura tou­jours été atten­tif à ce que ses connais­sances et son savoir-faire ne servent que des causes qui lui paraissent légi­times. Pour lui, toutes ses actions n’ont été que la suite logique de son enga­ge­ment dans la Résistance. Ses enfants eux-mêmes appren­dront sur le tard, et presque par hasard, le pas­sé de leur père. Sa fille, Sarah, lui consa­cre­ra un livre, basé sur leurs entre­tiens, Adolfo Kaminsky, une vie de faus­saire En 1944, j’ai com­pris que la liber­té pou­vait se gagner par la déter­mi­na­tion et la bra­voure d’une poi­gnée d’hommes. L’illégalité, tant qu’elle ne bafouait ni l’honneur ni les valeurs huma­nistes, était un moyen sérieux et effi­cace à envi­sa­ger. À ma façon, et avec les seules armes à ma dis­po­si­tion — celles des connais­sances tech­niques, de l’ingéniosité et des uto­pies inébran­lables —, j’ai pen­dant presque trente ans com­bat­tu une réa­li­té trop pénible à obser­ver ou à subir sans rien faire, grâce à la convic­tion de déte­nir le pou­voir de modi­fier le cours des choses, qu’un monde meilleur res­tait à inven­ter et que je pou­vais y appor­ter mon concours. Un monde où plus per­sonne n’aurait besoin d’un faus­saire. J’en rêve encore. » Au cours de la conver­sa­tion, nous lui par­lons d’une petite fille de notre connais­sance, âgée de 8 ans, incon­so­lable depuis qu’elle a appris l’existence de ces camps où des enfants de son âge ont per­du la vie. Cette petite fille n’a pu être cal­mée qu’en appre­nant que des hommes comme lui exis­taient ; Adolfo, atten­tif, se tait, sou­rit de nou­veau et dit, légè­re­ment Je sers au moins à quelque chose. » Éclaireurs israé­lites de France.↑Mensch signi­fie, en alle­mand, être humain ». Et, en yid­dish, per­sonne d’in­té­gri­té et d’honneur ».↑Fondé en 1897, ce mou­ve­ment enten­dait défendre les Juifs dans une optique socia­liste et anti­sio­niste.↑L’aliyah est un mot hébreu désignant l’acte d’immigration en Terre sainte » par un Juif.↑ REBONDS ☰ Lire notre entre­tien avec Dominique Vidal La lutte contre l’an­ti­sé­mi­tisme doit se mener en Occident comme dans le monde ara­bo-musul­man », juin 2018 ☰ Lire notre entre­tien avec Michel Warschawski Il y a une civi­li­sa­tion judéo-musul­mane », mars 2017 ☰ Lire notre entre­tien avec Edgar Morin Il y a tou­jours eu deux France », février 2017 ☰ Lire notre entre­tien avec Alain Gresh On peut être croyant et révo­lu­tion­naire », novembre 2016 ☰ Lire notre entre­tien avec Ivan Segré Être à l’affut de toutes les conver­gences pro­gres­sistes », sep­tembre 2016 ☰ Lire notre article Marek Edelman résis­ter », Émile Carme, novembre 2015 Publié le 01 mars 2019 dans Antiracisme, Histoire, Portraits Publié le 25/07/2017 à 2056 , mis à jour le 26/07/2017 à 1105 Nicolas et Lucas sont allés prévenir et secourir les habitants d'une maison en feu, ce qui les a probablement sauvés d'une mort certaine. Ils ne se considèrent pas comme des héros, et pourtant, ce que Nicolas, 22 ans et Lucas, 16 ans, deux frères natifs de Toulouse ont réalisé dans la nuit de samedi à dimanche relève de la bravoure. Les jeunes garçons sont allés porter secours à Marguerite et Roger, un couple de nonagénaires, alors que leur maison partait en fumée. Vers 1 h 30, du matin, avenue de Lardenne à Tournefeuille, une commune limitrophe de Toulouse, les deux frères sont à une soirée chez une amie. Ils sortent discuter sur la terrasse et aperçoivent une épaisse fumée noire semblant provenir d'une habitation proche. " On s'est mis à crier est-ce que le feu est normal ? Comme nous n'avions pas de réponse, nous avons enjambé le grillage et nous sommes allés voir ", raconte Nicolas. Le spectacle qui s'offre à leurs yeux est terrifiant des flammes de près de deux mètres sortent du toit d'une maisonnette. " On a crié sortez d'ici il y a le feu ! On a frappé sur la porte, les volets, partout où on pouvait ", raconte encore Nicolas. Leurs cris ont en enfin l'effet escompté un couple de personnes âgées apparaît à la fenêtre. Là encore, les garçons ont le bon réflexe. " Nous leur avons dit de sortir. Ils étaient sous le choc, la femme avait les larmes aux yeux. Ils voulaient emmener leur voiture, mais je les ai dissuadés, leur disant que le réservoir pouvait exploser, ajoute Lucas. Je leur ai dit qu'il ne fallait pas rester ici, et je les ai accompagnés sur le trottoir, dans un lieu sécurisé. " Il est alors accompagné de Maud. La jeune fille de 17 ans présente à la soirée est venue voir ce qui se passait, ne voyant pas revenir ses amis. Tandis que son frère et Maud accompagnent le couple sur le trottoir, Nicolas, lui, part prévenir le reste de la bande d'amis, ainsi que les pompiers. Grâce à leur coup de fil, les soldats du feu sont rapidement sur les lieux. " Ils nous ont dit que si les personnes étaient sorties trois minutes plus tard, elles auraient sans doute fini par être asphyxiées. Si j'avais dû casser quelque chose pour pouvoir rentrer dans la maison, je l'aurais fait ", témoigne le plus jeune des frères. Tous deux ont eu même le réflexe de demander si des animaux domestiques se trouvent dans la maison. "Si c'était à refaire, je le referai" Le couple de nonagénaires trouve refuge chez des voisins, tandis que les garçons rejoignent le domicile de leur amie. Inévitablement, les discussions tournent autour de l'incendie. La nuit est courte pour Lucas, le futur boulanger rejoint son poste à 6 heures du matin. Ses collègues ont appris ce qui s'était passé ce mardi seulement lorsqu'il s'est rendu au commissariat. Pour les deux frères, leur action de samedi soir n'a rien d'extraordinaire. " Si c'était à refaire, je le referai. S'il y a une vie à sauver, il faut la sauver ", résume Nicolas. Le cœur sur la main, le garçon se destine au métier de soigneur animalier. " Je ne me considère pas du tout comme un héros. Nous sommes fiers, mais je ne vais pas crier sur les toits ce que j'ai fait ", ajoute Lucas. Depuis les faits, l'adolescent réfléchit à l'éventualité de devenir pompier volontaire. Caroline, leur maman est fière elle aussi, mais nullement surprise. " Je connais les valeurs de mes enfants. Ce sont celles que nous leur avons inculquées. Pour nous, c'est naturel d'aider. Ma mère est une militante très active pour les droits des animaux et des êtres humains. Je pense que les enfants ont eu le gène ", sourit la mère de quatre garçons. Pour le moment, Marguerite et Roger n'ont pas encore pris contact avec leurs sauveteurs mais " ils ont prévu de le faire ", précise Stéphane, leur petit-fils. Une enquête est en cours. La maisonnette dans laquelle ils vivaient depuis de nombreuses années a été très gravement endommagée par l'incendie, toute la toiture est détruite. L'origine du sinistre n'est pas encore connue, mais la thèse accidentelle est la plus probable. Accueil À la Une En continu Guide Impôts Podcasts Économie & Politique Entreprendre Innover Opinions Culture Sabato Les Marchés À la Une Tableau des cours Bourses Fonds Change Matières premières Taux d'intérêt Portefeuille Mon Argent Actu Énergie Impôts Immo Succession et donations Pension Banque et Assurances Travail Budget Épargne et placements Journal Aide menu Rechercher Rechercher Au Brésil, une campagne présidentielle entre crise économique et incertitude démocratique Malgré le désir d'AB InBev d'en sortir, la Leffe est brassée en Russie analyse La Grèce est libérée de sa surveillance rapprochée, mais reste vulnér... MSC et Lufthansa prêts à débourser 850 millions d'euros pour la compagnie aérienne ITA Warren Buffett obtient le feu vert pour racheter 50% d'Occidental Petroleum Le réacteur nucléaire Tihange 2 a redémarré Qui a un droit de regard sur vos comptes bancaires? 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Quelque soit le degré de clandestinité à payer, quelque soient les risques encourus, un citoyen, une citoyenne, une famille d'Europe qui prendra, durant cet hiver 2015, le risque d'entrer dans l'illégalité pour empêcher une fin scandaleuse à un migrant, une migrante, est une, ou sont des personnes, qui protégeront la Civilisation, notre Civilisation, de sa Chute ultime. Le symbole est fort. Il est vrai. Selon le Talmud, la preuve de la valeur infinie de la vie humaine est que Dieu, à l’origine, n’a créé qu’un seul être humain, Adam. Si Adam avait été tué, toute l’humanité aurait donc été détruite. A l’inverse, s’il était sauvé, c’est l’humanité entière qui était sauvée. Du point de vue du judaïsme, que chaque vie humaine soit dotée d’une valeur suprême a de nombreuses implications. Mais cela signifie d’abord que celui qui tue un innocent commet le plus grave des crimes tuer dix personnes de plus augmente la dimension du crime, mais pas sa gravité. Cet enseignement a aussi des implications sociales, politiques et économiques. Comme l’a dit le rabbin Irwin Kula À la lumière de cette affirmation, nous devons faire notre possible pour bâtir un monde dans lequel chacun sera traité comme s’il était d’une valeur infinie. En vérité, que signifie affirmer que chaque être humain a une valeur infinie lorsque des gens meurent faute de l’équivalent d’un dollar de nourriture par jour ? » On ira où tu voudras si je te dis viens et même si le monde souhaite acclamer notre mort nous resterons de beaux migrants encore nés aux couleurs de l'été indien. Chassé des rochers mais pas de nos coeurs; chasser toutes nos lâchetés et nos peurs, et t'accueillir dignement, quelqu' en soient les conséquences et le prix à payer pour cette désobéissance. Les articles les plus lus Journal — L’affaire biens mal acquis » Recommandés par nos abonnées À la Une de Mediapart Journal — Culture-Idées Les Enfants terribles », une révolte d’enfants turcs Les États généraux du film documentaire s’ouvrent dimanche 21 août à Lussas, en Ardèche. À cette occasion, en partenariat avec Tënk, la plateforme du documentaire d’auteur, nous diffusons un film qui y avait fait sensation l’an passé le quotidien d’une famille rurale turque filmée par l’un de ses fils, Ahmet Necdet Çupur. Où les enfants se battent contre l’autorité et les valeurs traditionnelles de leurs parents. Journal — Europe Grèce l’Europe arrête la surveillance d’un pays toujours en crise Ce samedi 20 août, la Grèce en a fini avec douze ans de surveillance européenne. Cette décennie, marquée par un choc d’austérité sans précédent, laisse le pays démoralisé et dévitalisé. PIB, endettement, banques, emploi… aucun des problèmes de la crise grecque n’a été résolu. Mais l’Europe ne veut plus entendre parler de la Grèce. Journal — Europe L’éprouvante semaine du chancelier allemand Scholz Incapable de faire taire les accusations qui le lient à un scandale bancaire retentissant, pris en défaut de leadership face à un chef d’État relativisant l’Holocauste… Le chancelier allemand Olaf Scholz s’est distingué par son mutisme au cours d’une semaine de rentrée difficile. La sélection du Club Billet de blog Ces immigrés qui ont libéré Paris et la France Français, n’oubliez pas les immigrés qui ont été en première ligne contre la nazisme et le vichysme. Encore une fois, les autorités et peut-être la majorité des Français ont tendance à ignorer ceux qui ont été souvent décisifs comme combattants en première ligne contre la nazisme et le vichysme, et pour la Libération de Paris et de la France. Billet de blog Italie le désastre désorganisé Alors que la droite et l'extrême droite menacent de remporter les élections législatives du 25 septembre, le centre-gauche tergiverse sur la campagne à mener. Les causes de cette situation sont nombreuses. Une fois encore, l'Italie est un laboratoire politique mais cette fois pour le pire. Billet de blog Contre le racisme et le fascisme, il faut reprendre le chemin de St Bernard C'était il y a 26 ans. Un mouvement de grève. Puis des mois d'occupation par celles et ceux qui allaient se renommer sans-papiers ». Puis une mobilisation anti-raciste et anti-fasciste mettant en crise le Front National. Il faut reprendre le chemin de St Bernard ! Manifestation ce samedi. par Marche des Solidarités Billet de blog Marianne Cohn, le nom d'une femme valeureuse que vous ne trouverez pas à Genève L'histoire de cette jeune résistante juive assassinée par les nazis aux portes de Genève alors qu'elle cherchait à y faire passer des enfants en grand danger est peu connue du côté de la frontière où ils trouvaient leur salut. L'absence de mémoire, ce n'est pas seulement l'oubli, c'est aussi, c'est d'abord l'ignorance et l'indifférence.

celui qui sauve une vie sauve le monde entier