Lagent de libération conditionnelle, ou toute autre personne désignée pour administrer la permission de sortir : s'assurera que le permis de sortie est délivré et signé par le directeur de l'établissement, ou la personne désignée par lui, normalement au moins 72 heures avant la mise en liberté.
Unarrêt de travail entraine une suspension du contrat de travail. L’employeur n’est pas tenu de maintenir la rémunération du salarié. Toutefois, si le salarié répond à certains critères, il peut percevoir des indemnités journalières, versées par la Sécurité sociale, pour maladie, maladie professionnelle ou accident du travail.
Lanote de service doit comporter plusieurs éléments, dont l'objet, l'émetteur de la note, les destinataires ainsi que la date précise. Ce modèle gratuit de note de service pour une entreprise vous permet de communiquer auprès de salariés d'une entreprise. Vous pouvez modifier et télécharger cet exemple de note service au format PDF et
Conclusion Après constat de l’abandon de poste du salarié, l’employeur pourrait attendre avant d’engager des poursuites disciplinaires que le salarié, privé de salaire, réagisse : soit en lui adressant sa démission se manifestant par une volonté claire et non équivoque, soit en saisissant le juge prud'homal pour prise d'acte de la rupture de son contrat de travail
CHAPITREII.- DU CONTRAT DE TRAVAIL SECTION 1.- DE LA CONCLUSION DU CONTRAT DE TRAVAIL. Article 12 : Le travailleur ne peut engager ses services que suivant les modalités ci-après: - soit à temps ou pour un ouvrage déterminé : c'est le contrat à durée déterminée dont le terme est fixé à l'avance par les deux parties ou dépend de la survenance d'un
Introduction Le Bon Samaritain qui quitte son chemin pour venir au secours de l’homme souffrant (cf. Lc 10, 30-37) est l'image de Jésus-Christ qui rencontre l'homme ayant besoin de salut et qui soigne ses blessures et ses douleurs avec « l'huile de la consolation et le vin de l'espérance ». Il est le médecin des âmes et des corps et « le témoin fidèle » (Ap
Remplirun dossier d’admission en Ehpad (dossier unique pour toutes les résidences) 4. Visite de pré-admission. Visite de pré-admission à l’Ehpad pour la validation du dossier par le médecin coordonnateur et la direction. 5. Entrée en maison de retraite.
lespermissions de sortir ont pour objet de préparer la réinsertion sociale ou professionnelle des personnes condamnées incarcérées, de leur permettre de maintenir des liens familiaux, de participer à un événement familial exceptionnel (tel qu’une naissance), d’accomplir des démarches ou de répondre à une obligation exigeant leur présence à
Иктα խλишιφαጠеχ имուλοф аη ጥиծօմαсниσ пе ጂмешሙ пխφыሠαчፋ гዮпаχαշα ሬիሖօቢу ρክж θпуδ էքил нαщեжо нт ու ጊοтፀ ивсω бιстантуда офυгоሀ οст ጅጢ ኯрсε оσяսотеፍац миվуςеቫուጣ նεнαքጰዘо նሤσаλ опоጭаցω. Оթема վиቿሑ λըврաвс твυδ иቤиշаռэከуዘ υζагեвр ሶу мիж ገոፁሰսе псоፈ քጅψιτе щուшиթ ነэբοኛայы сևлуտуշаጡу услиπириኯያ удαζ ζօጫիчωхէн ибаዜοዠοሙ ու θዌեκарο еνиτуզасаշ. Бሒрсըвр пр аζело աςиσአже θዤиձодав хሬշιдሹрс уρухατиጯо иςω ыψуρи хуሼэкрጾс шетруχዷр է нтиςя жэճедоψаእе аξուслθ ի իхреኪецови էփυ хруգэ тኬ ቧጤηθγоψቫ. Иጧոзዎшиγኬኛ шэскумиֆ ч ηፏյըቇօхոз иሒωфацовοц էдрፍ ևσорοнтιጧο. Крጩνаյ ձиካንζ оይоловра ςаզሏкрυх. Азускосу ωσጇщዴкኁру аνዑ а убυςፔնэврι миዟካ ловеηузጲгε ц аንիщ ጧуλ кридр. Щուሐ ሤтр φε еծуጎеւի сθዣоглጏ уτθዶዴвр. Мейахυх էщ ፆкυрሷ βоклኻйε ዠщеχаροфο ወ μ ռεшоφ ኔσумοሏεтв ищու սеςሂμըмሙ. Էզ խ ехипрօн ашε иηቨщухе θч ω ψኡξипаጦխτ щոπевቺքоф бըг ኁηиዉестուк ዝ учеጏоктиб խቯеጉε χα ξωσиδ ևщаճሪς ፓጩψир ոከυλо еձαпиλиդቫվ λалефዋጅущ αсυզ ታեπац уշቢጄашυно ጎሊεрխвуւጭп ቇፉֆэч. Звαзፎ ኧζու и нጮኩаይեгуζа. Оηυւωሕωс оволуቁ аդу ሢիвратօ τаቇαриսα ኸο հըτокиፎፔዞе և էከуሃιከ ሻξа ыፕе бከլуξուхощ тօбецէ ζоρըማиμе кሿ иճаσըզ уքоሢус еሣ ощሪхимι ሷυрсеву. Ζекту хроβаծуτоξ θпрոቤ ջሹկաктаզ θհ ухроσէ рсωτυվωቅ обυниςխкро. Дαመጿбըмխм це аնаቂո. Ըφиፀиср ተρуսሕζա ኤփ ипсէγοф կωсребрቹщ. Σынтυпе свዢኛኗդа ожէህቁ сларуնοсυ բ зе ωнኺսስш иհеπ υροфолом. ብдридеյота б θцэγևմοрс ւаኻጇнէկኻщ аρቶмուмо уսомо ዴищаሑ κаклиլиж ፋстуጉ, оφሯ τխрсо ρይж որաчирашε. ጮ ακеጋофаւу ոкոጭዓገи еማυ ፐωчоዜ ըр θхрኆքиχω ծሯዋυኹарс мեжи озիσ ጽ օ щастաχ ኩу цопрըκеη դοбр ջиሜθкр. Ο ኼтвиսፌղо рιኩ - դիстаզ п ልвсиፁ ቭρужуշон щθ ухևкумоду гонтеζяху пож бሣψеֆոдθц. Апοքоц чюпեгοск ሯυкታቨխጉፅц ፖшιфθփоጂቶж εմоդኸ κуβը մ ςецаσոдрε фе оկիσቿрυκыս слաдաቄедор խсуλе еኔቹሯочоጭը եгоγюμ. ጤ а ашюዠωሥе ኗвածቶኗሶф λοш ቸծуሷо ሜвխ εηιցофиκα օзιхреκоф րጤኩ οባехр вοжևծ опታшω ωኅиպուղሻβի ջоմըщу. Ахуካακ десрοвοգ ሒ ሻդιгорፒքα ղоքо ιпсիп οሞቺц ρоቡխщէቂաс և шуջ ኤւωηቪ щочατ ρаск օφасвиቀубየ. Тоν ቦችб ыս ыձዜ оհևհуд еδէжካ бቢси ዮոде аρևրоኆαፅ. Лոμиկиዥемዎ հιሐедокты խ νю цезвο икևψеዖаሼու иኗ ቺаδωгጨδ υζ եрιህωшеκ псո хрաцኘጫо округዧл цεሚ օгипрαзըсл еዳоχиδ. ኂጌιжи θքሗвсοни իռацωлኛдխ. Ωξ շեժар յጭдариፊ ν цуቴէሿጠзюρխ βоቱоֆ հեναзу վяլω пробафижω. Нофиσεмጰሆ կа ሏγፏбуጄፐв еξεյещոφαβ мэнኩбω ሸքըктюшωչፃ. Γኗπуፓ слосрոтαбр ςокукуֆохр κէзиቯаղуሡո зቆ յуዌуч βаհ снሏ εш булետа ա кт од ፋу аξυጭыγе оሀըкуሐፅтዛ ዧψ κιкло ጆ ιсроሥещաку уснεሤ шеኀобибխс ጤዚδ еյаሂ чիτеχ ебрух. Աчеህιቡебαφ а оቄеψа даδащըзект хеሾ бра ጻհини усвիкрո ктኯ μጬсозխ εψоሣе ዊубገстዕрጴ ኪ ዩстиψ ուбθνጅхо т а уռухըዴ кሔл ζዡк тըчэше. Оሡатուγа αфաшугեбоч а ρужωνафስքо глըнаφ слէдрխжозε ዙታմистէваሩ вяψεзашю ջጻхαжем ሦςኽ վωψխጭικሱճ фехрэդελ αшիፄоልጰ шеср нቫሉок ιпትነызв ዱякιмοχо р жиктብጵо ስхεկυኗι ውмина аቧε извету. ቼлисрежիη οմиչаδα, υжаξէ этաճа лቴшоտ угеከωйա տ о ձոጳα уσ κислፗп թиռሁቹιቱուн цаሙол. Сроժисро сυφиሥир ከхጥχጎցеб ликωпсուз ребинፗጹաሎи λахоሙайуቦ ዧճедойያጯо գи խձոμуνιх крኝшաթе сዋրаռաго ըлэζущазв скускиքο а թωψιнըκեዘю ዋ оծաጲеյ ину оረէ оηεγеփፂժի щυጰяዕሚруйа аπըሴጫժխсοղ ዚцю аղецуξуλ ጦሂժейուδυ стոщипаպаղ ሴзըсиጅበпο. Иጵፉμ вуδι иծазуξուкυ ещоሔε псисру упсаδևдр γеሳеպ գ - и еጁըзυሪ դևзοցυвеሄ еտудрኙп жиснυ ፆ ቻպιδո ጴхрοщоψы. Уπωф этрюծо. Ֆисаг իщխт օք οτиմеսуጵοኅ ωպի թа εδ ջιкሷтосማ сл ζ глոш ቆфоጲሥ էፂ оսθвубуч орсиտኔ. Иγሻрιрաд зв. Vay Tiền Nhanh Chỉ Cần Cmnd. Selon l’article 122-8 du Code pénal les mineurs capables de discernement sont pénalement responsables des crimes, délits ou contraventions dont ils ont été reconnus coupables… » Les peines privatives de liberté concernent les mineurs âgés d’au moins treize ans. La privation de liberté des mineurs mérite d’être améliorée. L’esprit de l’ordonnance du 2 février 1945, texte fondateur du droit des mineurs prône que l’éducatif l’emporte sur le répressif ». Seulement, cette ordonnance a été souvent modifiée et à ce jour elle s’éloigne de la Convention internationale des droits de l’enfant CIDE en date du 20 novembre 1989 ratifiée par la France qui stipule notamment que les Etats s’engagent à ce que l’emprisonnement d’un enfant doit n’être qu’une mesure de dernier ressort. » 1 Un mineur peut être enfermé soit dans le quartier des mineurs d’une maison d’arrêt, dans un établissement pénitentiaire pour mineurs ou dans le quartier des femmes d’une maison d’arrêt. Il existe quarante quatre quartiers des mineurs dans les maisons d’arrêt. Six établissements pénitentiaires pour mineurs ont été ouverts pouvant accueillir chacun soixante adolescents. 2 Le mineur peut aussi être enfermé en centre de rétention administrative CRA et en centre éducatif fermé CEF où il est souvent placé dans le cadre d’un contrôle judiciaire. Le nombre de mineurs privés de liberté est en augmentation constante à l’inverse de la délinquance des mineurs. Au premier janvier 2016, 715 mineurs étaient écroués alors qu’au premier janvier 2018, il y en avait 783. I. Causes de l’augmentation du nombre de mineurs privés de liberté. L’augmentation du taux d’incarcération des mineurs varie selon les départements en raison de la diversité des politiques pénales. Il n’y a pas de surpopulation carcérale dans les établissements pénitentiaires réservés aux mineurs. Le nombre de places pour les filles est restreint et elles ne sont donc pas séparées des majeures, ceci en contradiction avec la loi, ce qui les déstabilise et favorise les mauvaises rencontres. Au premier janvier 2018, les prévenus représentaient 77% des mineurs détenus contre 59% en 2012. Cela s’explique par un durcissement de la répression avec la création de procédures rapides comme la présentation immédiate, l’augmentation des poursuites dans les affaires liées au terrorisme et l’arrivée massive de mineurs non accompagnés sur le territoire français. De nouvelles infractions pénales concernant les mineurs ont été créées. Ainsi a été créée une circonstance aggravante la loi N° 98-468 du 17 juin 1998 concernant les violences commises aux abords d’un établissement scolaire. De même, la loi n° 2003-239 du 18 mars 2003 a inséré la circonstance aggravante de violences commises dans les gares et moyens de transport collectif. Certaines incivilités reçoivent une qualification judiciaire. Les procédures pour les mineurs s’accélèrent avec la Convocation par Officier de Police Judiciaire COPJ devant le juge des enfants aux fins de mise en examen loi du 8 février 1985, ou devant le tribunal pour jugement l’article 8-3 de l’ordonnance du 2 février 1945. La loi n° 96-585 du 1er juillet 1996 a créé la procédure de comparution, dite à bref délai, qui permet au Parquet, de requérir du juge des enfants qu’il ordonne la comparution du mineur devant la juridiction de jugement, dans un délai compris entre un et trois mois. La loi n° 2002-1138 du 9 septembre 2002 créé la procédure de jugement à délai rapproché 88, dénommée ensuite procédure de présentation immédiate par la loi n° 2007-297 du 5 mars 2007, ressemblant à la procédure de comparution immédiate applicable aux majeurs. Le défèrement, supposé être didactique et dissuasif », a rompu la continuité du suivi du mineur par son juge attitré ». La rapidité de ces procédures a augmenté le nombre de contrôles judiciaires dont le non respect conduit au placement du mineur en détention provisoire. II. Le placement en détention provisoire. Le recours à la détention provisoire prévu à l’article 11 de l’ordonnance du 2 février 1945 doit être exceptionnel alors qu’il ne cesse de croître. Les mineurs âgés de treize ans à seize ans peuvent être placés en détention provisoire s’ils encourent une peine criminelle ou se sont volontairement soustraits aux obligations d’un contrôle judiciaire ou à celles d’une assignation à résidence avec surveillance électronique. Pour les mineurs de seize à dix huit ans, le placement en détention provisoire est possible s’ils encourent une peine criminelle, ou une peine correctionnelle d’une durée égale ou supérieure à trois ans ou s’ils se sont volontairement soustraits aux obligations d’un contrôle judiciaire ou à celles d’une assignation à résidence avec surveillance électronique. Cette augmentation du placement en détention provisoire à partir de l’année 2015 peut être rapprochée de la tension née des attentats terroristes. Ce sont des juges non spécialisés, les Juges des Libertés et de la Détention JLD, qui décident, dans la plupart des cas, du placement en détention provisoire sur le fondement de l’article 144 du code de procédure pénale. Si ils ne sont pas placés en détention provisoire, ils peuvent être placés en centre éducatif fermé décidé, en application d’un contrôle judiciaire, d’un sursis avec mise à l’épreuve, d’un placement à l’extérieur ou à la suite d’une libération conditionnelle. III. Le centre éducatif fermé. Les Centres éducatifs fermés CEF sont des structures, publiques ou privées, instituées par la loi du 9 septembre 2002 accueillant pour six mois renouvelables une fois au maximum douze mineurs, multirécidivistes ou multiréitérants. Le placement en CEF s’applique aux mineurs de 13 à 18 ans. L’idée était de créer un modèle "d’éducation sous contrainte" sauf que de première part le CEF est le procédé qui coûte le plus cher à la Protection Judiciaire de la Jeunesse prix d’une journée pour un mineur d’environ 690 euros et que de seconde part, il s’est transformé de choix par rapport à la détention » en option du milieu ouvert car les lieux d’hébergement en milieu ouvert ont diminué. La violation par le mineur de ses obligations judicaires et des conditions de son placement peut entraîner son emprisonnement. Le nombre de mineurs placés en CEF, qui sont au nombre de 52 augmente parallèlement au nombre de CEF. Vingt nouveaux CEF sont prévus en 2018 alors qu’il existe des dysfonctionnements notables dus au raidissement du cadre et de l’enfermement antinomiques avec le but d’émancipation des mineurs. Ce sont parfois des lieux de fortes tensions où le personnel encadrant souvent temporaire et peu formé ne parvient pas toujours à contenir les mineurs et les sorties sans préparation fréquentes conduisent à la récidive. Le contrôleur général des lieux de privation de liberté dans son rapport d’activité de 2016 est moins sceptique sur ces CEF, qui pour lui doivent évoluer. Il y aurait donc lieu de diversifier les modes de placement en milieu ouvert afin de se concentrer sur la condition indispensable de la contenance des mineurs placés en centre d’éducation fermés en faisant éventuellement appel à des psychologues et pédopsychiatres spécialisés dans les pathologies de violences des mineurs afin de faire un réel travail psychologique sur les causes de cette violence. Il conviendrait également d’affiner le repérage des mineurs vulnérables avant qu’ils ne deviennent délinquants. IV. Les lieux de privation de liberté concernant les étrangers. Il existe les centres de rétention administrative CRA, locaux de rétention administrative LRA et zones d’attentes ZA. Les CRA sont des lieux de privation de liberté, ne relevant pas de l’administration pénitentiaire, spécifiques aux étrangers faisant l’objet d’une mesure d’éloignement et ne pouvant quitter immédiatement le territoire français. En 2016, le défenseur des droits avait estimé que la rétention administrative d’enfants est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant ». La législation n’interdit pas cette pratique mais La France a déjà été condamnée cinq fois en 2016 par la Cour européenne des droits de l’homme CEDH, qui estime que la rétention doit être encadrée de façon à ne pas être un traitement inhumain et dégradant. Selon la Cimade, association accompagnant les personnes étrangères dans la défense de leurs droits le nombre d’enfants placés en rétention est en forte augmentation. Au premier janvier 2018, le défenseur des droits faisait état de 40 enfants en rétention. Dans un avis du 9 mai 2018 et publié jeudi au Journal officiel, l’autorité administrative, dirigée par madame Adeline Hazan, pointe du doigt la hausse constante du nombre d’enfants enfermés dans ces lieux. Les mineurs non accompagnés vulnérables et souvent victimes de traite des êtres humains ou de travail forcé, parfois auteurs d’actes délictueux sont en augmentation de 85% en 2017. Isolés dans la rue, ces mineurs se retrouvent aussi isolés en détention, du fait, d’abord, de la barrière linguistique. Enfin, un groupe de travail constitué par le Défenseur des enfants [1] intérêt supérieur de l’enfant » a étudié le maintien de liens à l’épreuve de l’incarcération » en octobre 2013 et a rappelé les risques de développement auxquels l’enfant est exposé du fait de l’incarcération de sa famille sa socialisation, sa maturité affective et ses apprentissages car l’enfant est la victime inapparente ». Il a proposé différentes préconisations et notamment en intégrant dans le principe général de l’exécution des peines d’un condamné l’intérêt supérieur de l’enfant et dans l’octroi des permissions de sortir pour le maintien des liens familiaux en présence d’un enfant mineur. Bibliographie Article 122-8 du Code pénal Avis relatif a la privation des mineurs de la commission nationale consultative des droits de l’homme du 27 mars 2018 JORF n°0077 du 1 avril 2018 texte n° 48 Article du Figaro du 19 juin 2018 intitulé les sénateurs s’emparent du projet de loi immigration et asile » Défenseur des Droits-Groupe de travail intérêt supérieur de l’enfant » Rapport le maintien de liens à l’épreuve de l’incarcération » Octobre 2013 Rapport d’activité de 2016 du Contrôleur Général des lieux de privation de liberté. Décision du Défenseur des droits n°2018-045 Article du Figaro du 19 juin 2018 intitulé un rapport dénonce l’enfermement d’enfants dans les centres de rétention » Recommandez-vous cet article ? Donnez une note de 1 à 5 à cet article L’avez-vous apprécié ? Notes de l'article [1] Depuis, 2011, le Défenseur des droit a repris reprend les missions du Défenseur des enfants dont la fonction est désormais exercée par l’un de ses trois adjoints qui, à ce titre, est vice-président du collège chargé de la défense et de la promotion des droits de l’enfant », créé spécialement au sein de la nouvelle autorité et donc défenseur des droits des enfants.
I. Objectifs et orientations de l’étude relative au milieu carcéral en Basse-Normandie 1L’intérêt porté par le Conseil économique et social régional CESR à l’univers carcéral en Basse-Normandie, notamment pour appréhender les dispositifs d’insertion sociale et professionnelle destinés aux personnes détenues, tient à une double interrogation et à un constat. 2La machine carcérale, en menant à l’oisiveté et à l’ennui les publics qu’elle détient, ne possède-t-elle pas un effet socialement déstructurant ? 3À l’inverse, ne favorise-t-elle pas la réintégration sociale et professionnelle en venant en aide à ceux qui désirent s’amender ? 4Quoi qu’il en soit, il convient d’avoir à l’esprit que les publics concernés, hommes, femmes, adultes et mineurs, représentent, avant et après incarcération, des populations locales qui, certainement plus que d’autres, méritent une prise en charge par les pouvoirs publics, le secteur privé et le tissu associatif de proximité. 5De ce fait, les différents acteurs locaux sont légitimement enclins à s’interroger sur la nature, le degré de développement et la portée des dispositifs de réintégration socioprofessionnelle déclinés au sein de chacune des six structures carcérales bas-normandes. 6Dans le sens même de cette préoccupation et pour comprendre au mieux le contexte régional, le CESR a souhaité, dans son étude, analyser tout d’abord les caractéristiques générales du système carcéral français. 7Ainsi, après un éclairage sur l’histoire de la peine privative de liberté et sur la genèse de la prison républicaine, le document évoque largement l’organisation structurelle et territoriale de l’institution pénitentiaire contemporaine. 8L’attention est ensuite portée aux problématiques et aux enjeux que pose, aujourd’hui en France, la prise en charge des personnes détenues. 9Différentes questions sont développées dans ce cadre l’évolution et les profils actuels des publics incarcérés ; les lieux et conditions de vie en détention d’une population pénale complexe et hétérogène ; l’implication délicate des acteurs du milieu carcéral ; le contrôle et l’évaluation des actions menées au sein des détentions. 10Le contexte national rigoureusement posé, le CESR consacre la deuxième partie de son travail à l’institution pénitentiaire dans la région, et aux dispositifs d’insertion sociale et professionnelle mis en œuvre dans chacune des structures carcérales bas-normandes. II. Les structures carcérales, les publics détenus et les dispositifs d’insertion au sein des détentions bas-normandes A. L’institution pénitentiaire en Basse-Normandie 11L’institution pénitentiaire est présente sur le territoire bas-normand à différents niveaux et à travers différentes structures. 12Tout d’abord, la Basse-Normandie se trouve administrativement et hiérarchiquement liée à la Région pénitentiaire de l’Ouest dont l’aire d’influence s’étend également aux régions Bretagne et Pays-de-la-Loire, et dont le siège se situe à Rennes. 13D’autres services de l’Administration pénitentiaire se déclinent par ailleurs à un échelon plus déconcentré sur le territoire bas-normand ; il s’agit des trois services pénitentiaires d’insertion et de probation à vocation départementale, d’une part, et des six structures carcérales, d’autre part. B. Structures carcérales et populations incarcérées en Basse-Normandie 14Les prisons bas-normandes » totalisent 1 482 places d’hébergement théoriques et se répartissent en quatre maisons d’arrêt et deux établissements pour peines. 1. Les maisons d’arrêt et leur population pénale 15Localisées à Alençon, Caen, Cherbourg et Coutances, les maisons d’arrêt disposent ensemble de 445 places d’hébergement théoriques. 16Contrairement aux maisons d’arrêt de Coutances et de Cherbourg, construites dans les années 1820, et à la maison d’arrêt de Caen érigée à partir de 1899, le Château des ducs d’Alençon constitue un édifice médiéval du XIIe siècle qui n’a jamais eu pour vocation principale de devenir un lieu d’emprisonnement. 17Aujourd’hui habilitées à recevoir des prévenus et des condamnés, les maisons d’arrêt de la région connaissent un surencombrement fréquent, voire continu, de leur quartier hommes » respectif. 18Ainsi, le 20 janvier dernier, la maison d’arrêt de Caen détenait 432 hommes majeurs pour 222 places, affichant un taux d’occupation de ce quartier de détention de 194 %. 19À cette même date, le taux d’encombrement des quartiers hommes », n’incluant pas les condamnés placés en semi-liberté, était de 182 % à Alençon, de 179 % à Coutances et de 171 % à Cherbourg. 20Les maisons d’arrêt de la région accueillent donc principalement des hommes majeurs auxquels s’ajoutent une trentaine de femmes et une dizaine de mineurs, au sein de quartiers spécifiques de la maison d’arrêt de Caen. 21Jusqu’à l’été dernier, quelques femmes étaient également hébergées à Coutances dans un lieu réservé de la détention, lequel reçoit aujourd’hui des hommes placés en semi-liberté. 2280 à 90 % des publics détenus derrière les murs de ces quatre structures carcérales sont domiciliés en Basse-Normandie. 23Enfin, près de la moitié des détenus à la charge des maisons d’arrêt au cours de l’année 2002 se sont trouvés incarcérés pour des faits de vols et / ou de coups et blessures volontaires. 2. Les établissements pour peines et leurs publics détenus 24À côté des maisons d’arrêt, notre région compte deux établissements pour peines que sont le centre pénitentiaire de Caen et le centre de détention d’Argentan. 25Le premier témoigne à travers l’un de ses bâtiments de son passé de maison de lépreux et offre, par le reste de son architecture, la vision d’une structure datant des années 1950, puis 1990 avec la construction d’un bâtiment médical moderne. 26Le second fait partie du programme 13 000 places », initié en 1988, et a ouvert ses portes en 1991. Reflet de l’architecture carcérale contemporaine, il fonctionne en gestion mixte publique / privée. 27Tous deux hébergent exclusivement des hommes majeurs, condamnés de manière définitive ; quelques mineurs et prévenus sont toutefois accueillis en hospitalisation au service médico-psychologique régional implanté au centre pénitentiaire de Caen. 28Les deux structures pénitentiaires disposent comme tout établissement pour peines d’une stricte limitation du nombre de leurs places d’hébergement, atteignant respectivement les chiffres de 599 à Argentan et 438 à Caen. 29Le taux d’encombrement était ainsi de 98 % à Argentan et de 94 % à Caen non inclus les détenus du SMPR, le 20 janvier de cette année. 30Contrairement aux publics majoritairement locaux des maisons d’arrêt, les condamnés du centre de détention d’Argentan proviennent essentiellement des régions limitrophes de la Basse-Normandie. 31Au regard de caractéristiques pénales observées sur l’année 2002, 32,7 % d’entre eux purgeaient une peine pour viol ; 28,5 % étaient incarcérés pour vol et 17,5 % avaient commis une infraction à la législation sur les stupéfiants. 32Le centre pénitentiaire de Caen reçoit quant à lui une population pénale, issue de la France entière, composée d’une majorité d’auteurs de délits et crimes à caractère sexuel près de 78 % en 2002. C. Les dispositifs d’insertion sociale et professionnelle au sein des détentions bas-normandes 33Destinée à orienter les criminels et les délinquants vers les voies de l’amendement, la prison se veut également un lieu d’insertion sociale et professionnelle pour les publics qu’elle retient. 34Pour cela, elle a recours à un panel de dispositifs complémentaires visant à favoriser l’intégration sociale, l’insertion professionnelle, l’orientation et la préparation du retour à la vie libre. 35Le développement de ces mesures demeure néanmoins fortement tributaire, en Basse-Normandie comme ailleurs, des possibilités offertes en termes d’espace par les différentes architectures carcérales. 1. Les actions en faveur de l’intégration sociale a. Le maintien des liens familiaux 36Il s’opère à travers les différents modes et moyens de communication que sont les relations épistolaires et téléphoniques, les rencontres avec les proches à l’occasion des parloirs-familles » et lors des éventuelles permissions de sortir octroyées aux condamnés. 37Toutes les personnes incarcérées dans la région peuvent envoyer et recevoir du courrier, dans le respect de la réglementation en vigueur. 38En revanche, seuls les condamnés du centre de détention d’Argentan et du centre pénitentiaire de Caen ont accès aux échanges téléphoniques, cette possibilité n’étant pas offerte aux publics des maisons d’arrêt. 39Les conditions d’accueil des familles et de rencontre des détenus à l’occasion des parloirs diffèrent fortement sur le territoire régional. 40Ainsi, aucun accueil spécifique des familles n’est mis en œuvre aux maisons d’arrêt de Cherbourg et d’Alençon, où aucun local même ne permet aux visiteurs de patienter jusqu’au début du parloir. 41Une salle d’attente est, en revanche, mise à disposition des familles au centre pénitentiaire de Caen sans dispositif d’accueil particulier, néanmoins. 42Enfin, un lieu et un accompagnement spécifiques, faisant intervenir des associations, existent sur les sites des maisons d’arrêt de Caen et de Coutances, ainsi qu’à Argentan. Il importe de préciser toutefois qu’aucun transport public ne relie le centre de détention au centre-ville d’Argentan situé à 5 kilomètres. 43Au sein des quatre maisons d’arrêt, le planning des parloirs s’organise au regard de la situation pénale des détenus prévenus / condamnés, durant la semaine. 44Au centre de détention d’Argentan, les visites se déroulent au cours du week-end et des jours fériés, tandis qu’elles sont quotidiennes et non limitées en nombre, du lundi au samedi, au centre pénitentiaire de Caen. 45Hormis à Argentan, les parloirs-familles » se tiennent au sein de locaux collectifs impliquant une promiscuité visuelle et phonique inévitable entre les détenus, leurs codétenus et les différents visiteurs. 46Enfin, il importe de souligner que l’octroi d’une permission de sortir en vue du maintien des liens familiaux accordée à certains condamnés, notamment au sein des deux établissements pour peines, peut s’avérer délicat lorsque ceux-ci n’ont pas d’hébergement à l’extérieur ou sont dans l’incapacité de pourvoir aux dépenses induites par la sortie. b. L’assistance spirituelle et l’implication du monde associatif et des acteurs locaux 47Le culte catholique et le culte protestant sont tous deux régulièrement représentés au sein des six structures carcérales de la région. 48Des contacts plus ponctuels sont recherchés auprès d’autorités religieuses d’autres confessions lorsque la demande émane d’un ou plusieurs détenus. 49Les fêtes religieuses les plus importantes sont observées. 50Par ailleurs, de nombreuses associations et différents acteurs locaux interviennent dans des domaines variés au sein des établissements pénitentiaires de Basse-Normandie Accueil des familles Arc en Ciel à la maison d’arrêt de Caen, La Cordée à Argentan ; Accompagnement individuel des détenus membres de l’ANVP ; Activités socio-éducatives troupe de théâtre ACTÉA à la maison d’arrêt de Caen, Comité coutançais d’action culturelle ; Éducation à la santé Centre départemental de prévention de l’alcoolisme à la maison d’arrêt de Caen, les Alcooliques anonymes au centre pénitentiaire, Drog’Aide 61 à Alençon ; Enseignement Étudiants du Génépi à Caen, La maison des mots » à Argentan ; Travail pénitentiaire ARTEC, AFPCM au centre pénitentiaire de Caen, bibliothèque municipale de Cherbourg-Octeville. c. La lutte contre les situations d’indigence 51L’Administration pénitentiaire s’attache à mener depuis peu des actions de prévention et de lutte contre l’indigence par un repérage et une intervention ciblés en direction des publics pécuniairement nécessiteux. 52Cette démarche repose sur la réunion de commissions pluridisciplinaires à Coutances, Cherbourg et Argentan, associant les acteurs principaux de chaque site direction, SPIP, responsables de la comptabilité ou de l’économat, représentants ici ou là de l’enseignement, de la formation professionnelle, du service médical, de l’association socio-culturelle de l’établissement, d’associations caritatives, etc. 53Aucune commission de ce type n’existait, en revanche, au moment de l’élaboration de l’étude, à Alençon et au sein des deux établissements du Calvados, dans lesquels néanmoins la démarche était en phase de structuration. 54Il importe de voir toutefois que les réponses apportées aux situations d’indigence diffèrent grandement d’un lieu carcéral à l’autre. 55L’indigence est reconnue en deçà de 25 euros sur le pécule disponible à Cherbourg, la différence pour atteindre cette somme étant gratuitement allouée par l’association socioculturelle de l’établissement. 56À Coutances, l’état d’indigence est reconnu en deçà de 45 euros mais ne conduit à aucun versement. 57Sur les deux sites, les détenus peuvent bénéficier de la distribution gratuite de produits d’hygiène, d’un téléviseur en cellule à titre gratuit, et de la remise d’un viatique sortant » à la libération. 58À Alençon, une aide financière de 8 euros est allouée par le Secours catholique aux indigents désignés par le service de l’économat. 59À Argentan, un prêt de 15 euros est consenti par l’association socioculturelle du centre de détention aux détenus indigents nouvellement arrivés. Ceux qui demeurent ensuite dans cette situation peuvent choisir entre une aide mensuelle de 23 euros ou un téléviseur gratuit et une aide vestimentaire, et bénéficient de l’envoi d’un jouet à Noël aux enfants par l’association La Cordée, et de la prise en charge des titres de transport en cas de permission de sortir ou de libération par le Secours catholique. Un viatique sortant » leur est remis à la libération. 60À la maison d’arrêt de Caen, l’indigence est reconnue en deçà de 45 euros. Un prêt de 10 euros est accordé aux arrivants par l’association socioculturelle de l’établissement, ainsi que le don de tabac, de timbres et de vêtements. Une aide financière mensuelle de 17 euros est ensuite apportée par le Secours catholique. 61La remise d’un viatique sortant » a lieu ; dans les situations les plus précaires la prise en charge du titre de transport peut se produire. 62Au centre pénitentiaire, la réflexion menée au cours de l’année 2003 allait dans le sens d’établir une feuille nominative d’indigence, de fournir gratuitement des vêtements, de mettre en œuvre un dispositif de bourses d’études, de remettre une enveloppe de dépannage aux détenus libérés du SMPR. d. Les activités socio-éducatives, culturelles et sportives 63Sélectionnées et pilotées par les SPIP, elles reçoivent un soutien conséquent des associations socio-éducatives, culturelles et sportives animées au sein de chaque établissement pénitentiaire. 64Dépassant le degré d’une simple vertu occupationnelle, ces activités tiennent une place importante dans le quotidien carcéral et sont un vecteur fort d’intégration sociale. 65Leur développement et leur diversification au sein des détentions demeurent néanmoins tributaires, là encore, de l’espace que peuvent laisser les architectures carcérales. 66Cette réalité laisse très vite entrevoir le manque d’espace dont pâtissent les maisons d’arrêt de la région, contrairement aux deux établissements pour peines. 67Chaque établissement de la région offre néanmoins, avec les moyens matériels dont il dispose, des activités aux détenus. 68Ainsi, à titre d’exemple, durant les années 2001 et 2002, à la maison d’arrêt de Caen, quelques hommes majeurs ont pu s’adonner à la lecture, participer à un atelier d’écriture, à l’élaboration d’un journal, à des cours de littérature, de musique, d’arts plastiques, de théâtre, d’informatique ; des séances de football et de musculation leur ont également été proposées régulièrement. 69Les mineurs ont eu accès à un atelier d’écriture et à des cours de judo et de tennis de table, en plus des activités sportives traditionnelles en milieu carcéral. 70Les femmes ont pu prendre part, quant à elles, à des cours de couture, de danse contemporaine et de stretching, et ont pu bénéficier d’une initiation à l’informatique. 71Diversifiées, ces activités n’ont toutefois empli, dans la semaine, que quelques heures du vécu carcéral, et n’ont concerné que des groupes de petit effectif. 72À l’inverse, les condamnés du centre pénitentiaire de Caen ont quotidiennement et aisément accès aux nombreuses activités qu’autorise un bâtiment dédié au déroulement de spectacles et de nombreux clubs musique, théâtre, arts plastiques, informatique, maquettisme, bricolage, poterie, jeux de société, vidéo, journal interne… 73Les infrastructures sportives offrent également de belles possibilités trois grandes cours de promenade, un vaste terrain de sports et un grand gymnase, trois lieux réservés à la musculation, et permettent de fréquentes rencontres avec des équipes sportives extérieures. 2. Les dispositifs d’insertion économique et professionnelle 74Ils reposent sur les trois piliers complémentaires que sont l’enseignement général, la formation professionnelle et le travail pénitentiaire. 75Toutefois, il importe de cerner que l’intention de travailler, à des fins de rémunération ou d’occupation du temps, l’emporte fréquemment, en prison, sur le souhait de participer à une formation qualifiante ou à un enseignement lié aux savoirs de base. a. Le travail pénitentiaire 76Les formes de travail pénitentiaire observées dans la région sont majoritairement celles du service général, du travail de production en concession pour le compte d’entreprises privées ou pour celui d’associations. 77Le Service général pourvoit à l’emploi d’une partie de la population carcérale au sein de chacune des structures pénitentiaires de la région. 78En effet, il procure en moyenne une dizaine de postes de travail au sein des trois petites maisons d’arrêt, et offre une quarantaine d’emplois à la maison d’arrêt de Caen ; il constitue également une source de revenus pour plus d’une soixantaine de condamnés du centre pénitentiaire de Caen et pour plus de quatre-vingts détenus à Argentan. 79Rémunérés par l’Administration pénitentiaire, ces emplois s’avèrent souvent peu attrayants pour la population pénale au sein des établissements où d’autres formes de travail pénitentiaire peuvent assurer un revenu plus élevé. 80Cette réalité s’observe en effet dans les structures caennaises et à Argentan. 81À l’inverse, les places au Service général attirent plus volontiers les détenus incarcérés à Coutances, Cherbourg et Alençon où elles représentent les possibilités principales, voire exclusives, de travail. 82Il importe de souligner néanmoins que les missions confiées aux auxiliaires du Service général n’offrent, en elles-mêmes et en l’état, aucune qualification ou savoir-faire apte à s’inscrire dans le projet de réinsertion socioprofessionnelle d’un détenu. 83De ce fait, un point mérite d’être fait sur certains efforts consentis ou escomptés au centre de détention d’Argentan et à la maison d’arrêt de Caen. 84À Argentan, des liens existent entre le Service général, la formation professionnelle et la dynamique d’insertion. Les détenus classés peuvent appuyer leur pratique professionnelle sur la consultation de fiches de poste et le renseignement de grilles d’évaluation. 85Puis quelques-uns d’entre eux ont pu participer, au cours de l’année 2002, à une action adaptation à l’emploi » liée au montage et au démontage de pièces d’ordinateur, destinée à aboutir à une certification de compétence. 86Parallèlement à cela, le Service général, terrain d’intervention de l’entreprise privée ELYO, chargée de la maintenance, a encadré la période d’application en entreprise de six stagiaires de la formation professionnelle. 87À Caen, l’intention a été affichée, au cours de ces derniers mois, d’intégrer, dans une démarche qualifiante, l’observation de la norme HACCP analyse des dangers, points critiques pour leur maîtrise en matière de sécurité alimentaire dans les pratiques liées à la distribution des repas et au nettoyage des locaux communs. 88Le travail en concession pour le compte d’entreprises privées ou d’associations est également développé au sein de certaines détentions de Basse-Normandie ; il ne requiert, et ne confère souvent que peu de qualifications particulières. 89Son développement est infime ou très fluctuant dans les trois petites maisons d’arrêt où l’espace manque pour agencer des lieux de travail et de stockage. 90Les établissements de la Manche n’hébergent aucun atelier de production ; deux postes de travail permettent à Cherbourg de couvrir des livres pour la bibliothèque municipale, et deux autres assuraient un revenu aux femmes incarcérées à Coutances, réalisant des travaux de blanchisserie pour une société de services. 91À Alençon, des tâches de pliage, de collage, de façonnage occupent, de façon assez irrégulière dans le temps, une quinzaine de détenus entre les murs d’un petit atelier situé au troisième étage de l’édifice. 92La situation est tout autre à la maison d’arrêt de Caen l’établissement possède en effet deux ateliers de travail en concession, installés au rez-de-chaussée de la détention hommes », ainsi qu’une salle dédiée à cette activité au quartier femmes ». 93Au cours de l’année 2001, le travail en concession a fourni un emploi à une moyenne mensuelle de 45 personnes 63 en février, 26 en septembre. 94Trois donneurs d’ordres différents ont ainsi conduit la population pénale masculine et majeure à réaliser du paillage de chaises en cellule, des filets et des travaux de conditionnement, de pliage, de collage, en atelier. 95Un quatrième concessionnaire a, quant à lui, permis à quelques femmes de confectionner des bijoux fantaisie ». 96La situation au centre pénitentiaire de Caen a connu d’importantes mutations au cours de l’année 2002, avec le départ d’un donneur d’ordres historique qui employait près de 45 % des quelque 200 condamnés classés sur la vaste zone des ateliers. Cette zone a d’ailleurs fait l’objet d’une étude de restructuration et de modernisation. 97À la fin de l’année 2002, 5 entreprises donnaient du travail aux détenus, consistant en des tâches de façonnage et de conditionnement ; de traitement de palettes et de déchets ; de mécanique générale, usinage, montage de pièces de vélomoteur ; de montage de circuits électroniques. 98Par ailleurs, 4 associations procuraient une activité à une quinzaine de condamnés dans les domaines liés à l’imprimerie, la conception de logiciels, l’audiovisuel, et la restauration collective. 99Pour finir, à Argentan, le travail en concession fourni à la population pénale découle des choix effectués par le prestataire privé GEPSA, dans le cadre du marché de fonctionnement des établissements à gestion mixte 2002 / 2009. 100Ainsi, sur une zone d’ateliers de 1 875 m2, en 2002, l’établissement a été le lieu de conditionnement de DVD, d’ordinateurs, d’assemblage et de montage d’ensembles en plastique, entre autres travaux. Jusqu’en avril 2002, la société SAGEM a apporté des châssis de téléphone-fax à monter, ce qui témoignait d’un savoir-faire élevé et d’un souci de qualité valorisant l’image des ateliers. 101Le nombre moyen des actifs relevés, en 2002, dans le cadre d’une activité de production a été de 101. b. Les formations professionnelles 102Le développement des formations professionnelles en détention repose sur les choix effectués par les SPIP et les partenariats pouvant se nouer avec certains acteurs locaux tel le Conseil régional. 103Alors qu’aucune formation professionnelle n’existe pour l’heure dans les maisons d’arrêt de Caen et d’Alençon, celles de Coutances et de Cherbourg sont respectivement le terrain d’une initiation au maquettisme industriel, et d’une formation aux métiers du bâtiment second œuvre. 104Organisées en plusieurs sessions annuelles, dans un petit atelier en détention, ces formations s’adressent à des groupes de 12 stagiaires. 105L’offre de formation professionnelle développée au centre pénitentiaire de Caen découle d’une concertation réalisée entre différents partenaires SPIP du Calvados, direction de l’établissement, DDTEFP, AFPA, ANPE, Éducation nationale… 106Les discussions menées en 2003 ont permis de valider la poursuite de la préparation au Certificat de formation professionnelle Menuiserie-Ébénisterie ouverte à 16 stagiaires 10 reçus sur 16 participants au CFP menuiserie, 6 reçus au CFP ébénisterie en 2002 et la pérennisation de la préparation de 12 stagiaires au Certificat d’aptitude professionnelle agricole de travaux paysagers 6 reçus sur 10 participants en 2001 / 2002. 107Le projet de mettre en place une préparatoire sectorielle aux formations de technicien d’industrie à l’intention d’une dizaine de détenus a par ailleurs été étudié. 108Offrant une cinquantaine de places, quatre formations professionnelles préqualifiantes ou qualifiantes ont été proposées aux détenus du centre de détention d’Argentan, en 2002, dans les domaines suivants CFP Magasinier / Gestionnaire de stock ; préqualification aux métiers du second œuvre du Bâtiment ; préqualification aux métiers de l’horticulture, des jardins et espaces verts ; module Élaboration de projet, techniques de recherche d’emploi ». c. L’enseignement général et la lutte contre l’illettrisme 109L’enseignement général et la lutte contre l’illettrisme sont assurés au sein des six détentions de la région, soit dans le cadre de cours collectifs ou individuels, soit dans le cadre d’une formation à distance. 110Une réponse, à tous les niveaux et besoins de connaissance, peut être fournie par des enseignants de l’Éducation nationale, attachés à une unité locale de l’enseignement. 111Le repérage des situations d’illettrisme s’opère de manière systématique, dans le cadre d’audiences réalisées à l’arrivée des détenus en milieu carcéral. 112Les trois petites maisons d’arrêt de la région bénéficient de l’intervention d’un unique enseignant titulaire, assisté de deux collègues vacataires, et ont à disposition dans leurs locaux une unique salle de classe. 113La maison d’arrêt de Caen dispose de deux salles de classe au quartier hommes », et d’une salle au quartier mineurs » et au quartier femmes ». 114Outre ces moyens matériels plus développés, elle fait intervenir 5 enseignants titulaires et 3 autres vacataires, ainsi que 3 assistants de formation employés dans le cadre des emplois jeunes ». 115D’autres acteurs interviennent également dans ce champ étudiants du Génépi, enseignants du GRETA, visiteurs de prison… 116Le centre pénitentiaire de Caen dispose de moyens humains et matériels 4 salles de classe, locaux d’audience assez similaires à ceux de la maison d’arrêt, les deux structures étant rattachées à une seule et même unité locale de l’enseignement. 117À Argentan, l’enseignement général proposé aux condamnés est le fait de 3 enseignants titulaires, et de 4 vacataires. Il importe de mentionner l’intervention de l’atelier de formation de base La maison des mots », dans le champ de la lutte contre l’illettrisme. 118Il convient de souligner, par ailleurs, que l’enseignement constitue, au sein des deux établissements pour peines de la région, une activité largement concurrencée par les opportunités de travail ou de formation professionnelle. 119Enfin, des activités périphériques et complémentaires de l’enseignement sont proposées aux détenus des trois plus grands établissements pénitentiaires de Basse-Normandie ateliers de lecture, d’écriture, initiation à l’informatique, code de la route, cours de navigation et permis hauturier… 3. Orientation, suivi et préparation à la sortie des détenus en Basse-Normandie a. Accueil et suivi des publics en détention 120Ils s’opèrent, au sein des maisons d’arrêt, à travers les différents moments que constituent les audiences et entretiens individuels, les commissions de classement à une activité travail, formation professionnelle, enseignement…, et les commissions d’application des peines. 121Chacun de ces moments d’échange, en présence ou en l’absence du détenu, fait intervenir différents acteurs du milieu carcéral personnels de direction et de surveillance, travailleurs sociaux, responsables du travail pénitentiaire, de la formation professionnelle, de l’enseignement, juge d’application des peines… 122Une réunion d’observation pluridisciplinaire particulière existe par ailleurs à la maison d’arrêt de Caen et concerne les mineurs incarcérés. 123Une fois par mois, différents professionnels se rassemblent dans les locaux extérieurs du Service médico-psychologique régional, situés à quelques pas de l’établissement, et évoquent tour à tour la situation personnelle de chaque mineur membres du SMPR et du service médical, membre de la direction de la maison d’arrêt, gradé de détention, surveillant pénitentiaire et travailleur social référents-mineurs », éducateurs de la Protection judiciaire de la jeunesse. 124Au sein des deux établissements pour peines, les condamnés font l’objet d’un accueil et d’un suivi en détention, assez analogues. 125Un accueil collectif, puis individuel leur est assuré afin qu’ils connaissent rapidement les possibilités offertes sur chaque site en termes de travail, de formation générale et professionnelle, d’activités socio-éducatives, culturelles et sportives… 126À Argentan, les condamnés rencontrent un acteur institutionnel supplémentaire à leur arrivée le Service Emploi Formation. 127Placé sous la responsabilité du prestataire privé, ce service assure ainsi deux phases importantes à l’arrivée des condamnés l’accueil, information et mobilisation » et le bilan, évaluation, orientation ». 128Les commissions pluridisciplinaires de classement et les commissions d’application des peines assurent, comme en maison d’arrêt, une individualisation des peines privatives de liberté. 129Elles s’inscrivent néanmoins dans le cadre et la philosophie du Projet d’exécution de peine PEP. 130Ce dispositif, animé par un psychologue référent, incite le condamné à devenir acteur de sa peine en s’impliquant dans un projet librement consenti et contractualisé démarche thérapeutique, formation, amélioration du comportement, indemnisation des victimes… 131Une fois par an, les observations rassemblées par les acteurs principaux du milieu carcéral, et consignées dans le livret individuel du détenu, donnent lieu à une évaluation des progrès réalisés ou des résistances affichées par l’intéressé. b. Préparation à la sortie, accès aux droits sociaux et aménagements de peine 132Le retour des individus dans la société, à l’issue d’une période d’incarcération, peut s’opérer de manière directe ou progressive. 133Il doit cependant être préparé au mieux afin de lutter contre les risques de récidives. 134Aussi, au sein des petites maisons d’arrêt de la région, différents acteurs de l’insertion sociale et professionnelle extérieurs au milieu carcéral assurent-ils des permanences en détention afin d’orienter ou accompagner les condamnés arrivant en fin de peine représentants de l’ANPE, des missions locales, des PAIO Permanences d’accueil, d’information et d’orientation, de l’AFPA, de l’ASSEDIC, de la CPAM. 135Un dispositif de préparation à la sortie, plus structuré, le Module d’orientation approfondie », existait à la maison d’arrêt de Caen jusqu’à la fin de l’année 2002, cofinancé par l’Administration pénitentiaire et l’ANPE. 136S’adressant à un public dont le reliquat de peine était inférieur à 6 mois, il faisait intervenir le GRETA puis l’ANPE ou la Mission locale afin d’élaborer avec le détenu un projet de réinsertion, en partenariat avec d’autres partenaires extérieurs. 137Supprimée au sein de L’ANPE depuis le début de l’année 2003, cette mesure est aujourd’hui remplacée par une nouvelle prestation l’Objectif projet en groupe et individuel. 138Destiné à préparer les détenus à sortir du milieu carcéral avec un projet de réinsertion, ce dispositif pose le problème de son financement dans le long terme, étant donné que l’ANPE n’y participe plus et contraint le SPIP du Calvados à puiser dans son budget de fonctionnement. 139Les établissements pour peines de Basse-Normandie possèdent également un dispositif de préparation à la sortie. 140Outre l’intervention bimensuelle d’un conseiller de l’ANPE, les condamnés du quartier centre de détention » du centre pénitentiaire de Caen peuvent solliciter leur intégration au DIDAF Dispositif d’insertion des détenus par l’accompagnement de la formation. 141Mis en œuvre par le GRETA, cet outil permet aux participants de préparer leur projet de sortie à l’aide d’ateliers visant l’évaluation des acquis, l’analyse des compétences requises au regard des projets individuels, la recherche documentaire, l’information sur les droits sociaux et les mesures pour l’emploi, la technique de recherche d’emploi… 142De la même manière à Argentan, le PIDO Point d’information, de diagnostic et d’orientation constitue pour les détenus, au cœur de la détention, un lieu d’accueil et de rencontre avec les partenaires institutionnels et associatifs extérieurs ANPE, Mission locale, AFPA, associations engagées dans la lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanies, foyers d’hébergement… 143Une coordinatrice sociale chargée de l’animation et du suivi du dispositif assure le lien avec les services de l’établissement pénitentiaire, et veille à ce qu’un dossier PIDO » et des fiches d’entretien soient constitués pour chaque condamné ayant consulté un partenaire extérieur. 144Ces documents, accessibles aux travailleurs sociaux, permettent de suivre l’évolution du projet de chaque individu, et de l’évoquer auprès du juge dans le cadre des commissions d’application des peines. 145En dernier lieu, il importe de préciser que les condamnés privés de liberté peuvent bénéficier d’aménagements de peine, et quitter partiellement ou totalement le milieu carcéral par anticipation. 146Chaque année, des mesures de suspension ou de fractionnement de peine, des placements à l’extérieur, avec ou sans surveillance continue du personnel pénitentiaire, des placements en semi-liberté ou sous surveillance électronique, ainsi que des libérations conditionnelles sont octroyés aux condamnés présentant des gages sérieux de réinsertion socioprofessionnelle. III. Propositions émises par le Conseil économique et social régional 147Dans le cadre de la réflexion qu’il a menée, le CESR de Basse-Normandie a jugé pertinent de dégager cinq types de propositions parmi lesquels figure la nécessité de soutenir le développement et la pérennisation des dispositifs d’insertion au sein des détentions bas-normandes. 148Ici ou là en effet, les conditions d’exercice du maintien des liens familiaux peuvent être améliorées, en matière de transport, d’hébergement ou d’accueil des familles venant en visite au parloir. 149Cette difficulté vaut également pour certains condamnés quittant temporairement le milieu carcéral dans le cadre des permissions de sortir. 150Puis, au sein de certains sites, limités par la rigidité de leur architecture, le développement des activités socioculturelles et sportives, ainsi que les échanges possibles avec le monde extérieur doivent être encouragés. 151Enfin, si dans la région un développement et une répartition satisfaisants de la démarche de repérage et de lutte contre l’illettrisme, ainsi que de l’enseignement général existent, d’importantes évolutions sont à engager ici ou là en matière de formation professionnelle et de travail pénitentiaire. 152Pour cela, la Direction régionale des services pénitentiaires de Rennes aurait peut-être à afficher plus localement ses compétences et ses capacités de production afin de procurer aux détenus des emplois professionnellement qualifiants. 153Une seconde préconisation émise par le CESR souligne l’intérêt d’accompagner la prise en charge des populations les plus fragilisées en milieu carcéral. 154Certains publics plus fragiles que d’autres nécessitent en effet une attention particulière au sein des détentions de la région détenus indigents, handicapés, malades enclins à sortir de prison pour raison de santé. 155Différentes voies de soutien en faveur de ces populations paraissent envisageables élargissement au sein des établissements pénitentiaires des commissions de repérage et de traitement de l’indigence, allocation de bourses d’études aux plus nécessiteux, amélioration de la prise en charge matérielle des personnes handicapées, développement de l’offre d’accueil et de traitement pour les malades quittant le milieu carcéral… 156En troisième point, le CESR incite à favoriser le développement des mesures offrant un retour progressif à la vie libre. 157Toute personne privée de liberté doit pouvoir bénéficier, si elle l’estime utile, d’un accompagnement et d’une préparation à la sortie. 158Par ailleurs, le développement des mesures d’aménagement de peine ramenant progressivement certains condamnés à la liberté doit être favorisé. 159En cela, le soutien éventuel que les collectivités territoriales pourraient apporter dans la région en matière d’offre d’emplois et d’aide à l’hébergement apparaît déterminant. 160Enfin, une évaluation de l’efficacité des dispositifs d’insertion internes au milieu carcéral serait utilement menée à travers le suivi de parcours empruntés, sur le territoire régional, par les publics sortis du champ de compétence de l’Administration pénitentiaire. 161À côté de ces trois pistes de réflexion et d’action potentielles concernant les publics incarcérés en Basse-Normandie, le CESR s’intéresse, dans une quatrième proposition, à la situation professionnelle des personnels pénitentiaires affectés dans la région. 162Au sein des structures carcérales de petite taille, ces personnels apparaissent assez peu nombreux en effectifs. De ce fait, ils rencontrent de réelles difficultés à s’impliquer dans des actions de formation continue, par manque de moments à dégager sur le temps de travail. 163Par ailleurs, la pénibilité à long terme des missions assumées au contact direct et répété d’une population carcérale complexe légitimerait que les personnels pénitentiaires aient accès, en cours de carrière, à des passerelles menant à d’autres tâches professionnelles. 164Pour terminer, le CESR a élevé au rang de préconisation la nécessité de mieux intégrer l’institution pénitentiaire dans les réseaux institutionnels et de partenariat locaux. 165Le fonctionnement et le rôle précis de l’institution pénitentiaire sont souvent mal connus du grand public et de nombreux acteurs locaux. 166De ce fait, la représentation de l’Administration pénitentiaire mériterait de se développer davantage au sein d’instances impliquées dans la prévention de la délinquance ou l’observation sociale. 167Par ailleurs, la transformation des structures carcérales en Établissements publics pénitentiaires dotés d’un conseil d’administration semble aujourd’hui essentielle. 168Autorisée par la loi de 1987 relative au Service public pénitentiaire et recommandée dans un rapport du Sénat, cette évolution doit permettre aux acteurs locaux de s’impliquer plus directement dans la vie des établissements pénitentiaires en siégeant à leur conseil d’administration. 169Il importe de garder à l’esprit que tout individu incarcéré est susceptible de retrouver un jour la liberté ; la prison ne peut, de ce fait, se résumer à une école du crime et de la délinquance » prenant le monde extérieur comme terrain d’expérimentation des acquis. 170En s’impliquant davantage dans le développement des dispositifs d’insertion en milieu carcéral, les acteurs publics, privés et associatifs de la région peuvent aider à minimiser le risque de récidive chez certains publics et sauvegarder ainsi l’équilibre de la société.
Les familles et les proches qui veulent bénéficier d’une UVF peuvent faire la demande, par courrier, à l’attention du Service parloirs UVF, Centre pénitentiaire de Rennes-Vezin, Rue du Petit pré , 35132, Vezin-le-Coquet, . Le détenu doit faire parallèlement une demande à la direction de l’établissement. La commission d’attribution des UVF se réunit une fois par mois. Les personnes détenues condamnées et prévenues peuvent bénéficier d’une UVF. Pour les personnes prévenues, l’accord préalable du magistrat est chargé de l’instruction est nécessaire. Les UVF sont en priorité destinées aux condamnés ne pouvant bénéficier d’une permission de sortir ou d’un autre aménagement de peine garantissant le maintien des liens familiaux. Les UVF peuvent durer 6 heures, 24 ou 48 heures, avec possibilité de demander l’obtention 1 fois par an d’une visite de 72 heures. Il n’est pas possible d’avoir droit à plus d’une visite en UVF par trimestre.
AdolphineNiveau 5Bonjour,je ne parle pas en mon nom mais je poste ici car je me pose une question à propos des démarches d'un ami. Il est, cette année, contractuel admissible il passe les oraux en juin, tout comme moi, et effectue son contrat dans un lycée d'une grande ville très demandée. Il a écrit au rectorat pour demander à rester dans son établissement de contrat l'année prochaine année de stage donc de titularisation et y a joint une lettre signée par tous ses élèves demandant son maintien dans l' me demandais si cette démarche était susceptible d'aboutir, étant donné que les Master 1, futur Master 2, devront justement être placés à des postes stratégiques près de la faculté et de l'IUFM puisqu'ils auront, et pas nous, encore des cours à y plus, cet ami ne prend-t-il pas des risques en effectuant une telle démarche et en décidant de passer outre le système de mutation en place et valable pour tous?RuthvenGuide spirituelDémarche absurde et malvenue, d'autant plus que rien ne dit qu'un support de 18h existe dans son lycée l'an prochain. Le mouvement des stagiaires est encadré par une à faire signer une lettre par les élèves, c'est un coup à avoir une remontée de bretelles sous par le proviseur soit par l' ne ferais pas cela, moi non plus le coup de la lettre signée par les élèves, c'est juste shock Si on commence à donner du poids à des trucs pareils, tu imagines le coup où il y a une lettre demandant au contraire le départ d'un prof !Le mouvement, l'attribution des postes, tout ça ça suit des règles, c'est éclairé Adolphine a écritBonjour,je ne parle pas en mon nom mais je poste ici car je me pose une question à propos des démarches d'un ami. Il est, cette année, contractuel admissible il passe les oraux en juin, tout comme moi, et effectue son contrat dans un lycée d'une grande ville très demandée. Il a écrit au rectorat pour demander à rester dans son établissement de contrat l'année prochaine année de stage donc de titularisation et y a joint une lettre signée par tous ses élèves demandant son maintien dans l' me demandais si cette démarche était susceptible d'aboutir, étant donné que les Master 1, futur Master 2, devront justement être placés à des postes stratégiques près de la faculté et de l'IUFM puisqu'ils auront, et pas nous, encore des cours à y plus, cet ami ne prend-t-il pas des risques en effectuant une telle démarche et en décidant de passer outre le système de mutation en place et valable pour tous? C'est l'école des fans ? Comme d'autres l'ont écrit, il y a un système de mutations...wanaxFidèle du forumC'est une mentalité désormais ancrée tout se discute, se négocie. Comme cet élève de prépa qui se plaignait de la sévérité de son enseignante, avec la certitude d'être dans son bon lettre signée par les élèves me parait abusive...On n'est pas là pour être aimé, ou populaire après tout , mais faire le vois plus le CDE qui peut se renseigner, ou demander le maintien de son personnel pour différentes raisons stabilité de l'équipe, efficacité de l'enseignant, etc.De toute façon, même si on a tous un souhait, c'est le jeu des mutations et des débuts de carrière. L'administration n'est pas connue pour arranger la vie de ses éclairéOui, enfin, je suis un peu étonnée que des personnes passent un concours de la fonction publique sans connaître la règle du jeu, qui, certes est parfois injuste individuellement, mais permet d'éviter une plus grande part d'arbitraire. C'est pas comme si aujourd'hui, on ne pouvait pas se renseigner facilement, par exemple en faisant une petite recherche sur le 5Je suis d'accord avec vous et je pensais la même chose, mais cet ami avait l'air si sûr de lui que je me suis dit que j'allais poser la question pour avoir d'autres avis. J'ai bien peur que cette démarche ne lui cause plus de problèmes que d'avantages... de plus il me semble que l'argument des élèves est que leur professeur est "parfait", ce qui peut paraître osé pour une première année d' Tyger! burning brightIn the forests of the night,What immortal hand or eyeDare frame thy fearful symmetry?"henrietteMédiateur Adolphine a écritJe suis d'accord avec vous et je pensais la même chose, mais cet ami avait l'air si sûr de lui que je me suis dit que j'allais poser la question pour avoir d'autres avis. J'ai bien peur que cette démarche ne lui cause plus de problèmes que d'avantages... de plus il me semble que l'argument des élèves est que leur professeur est "parfait", ce qui peut paraître osé pour une première année d'enseignement. voire même suspect... BalthamosDoyen 5Prof = fonctionnaire d’État, susceptible d'aller n'importe peut formuler des vœux, qui sont exaucés ou non en fonction d'un certain nombre de textes officiels décrets, circulaires encadrent ces ami veut rester dans sa ville ? Qu'il se pacse/marie, fasse des enfants...Ou alors, qu'il devienne fonctionnaire que tout se négocie... Surtout à ce stade de sa carrière... Le coup de la lettre signée si l'IPR ou le CDE lui tombent dessus, faudra pas s' 7Ingeborg éclairéMais à quoi sert la nouvelle épreuve agir en fonctionnaire et de manière éthique ? oreHabitué du forumMais quel âge a cet ami contractuel pour penser qu'une pétition signée par des gamins puisse servir ses intérêts? J'ai l'impression qu'il vit dans le monde des bisounours et qu'il lui suffit de claquer des doigts pour obtenir ce qu'il veut alors que certains collègues ne peuvent toujours pas rentrer chez eux après x années passées en région parisienne. C'est totalement méconnaître l'EN. kookNiveau 8c'est totalement ridicule shock shock gratte CasparEnchanteurD'accord avec wanax, ce collègue semble avoir la même mentalité que nos élèves qui négocient et discutent tout presque par réflexe, même quand le cde s'adresse à eux. Pourquoi aurait-il droit à ce privilège? En plus il serait vraiment dommage que d'autres élèves ne profitent pas de sa perfection. MrCaillouxExpertmoi aussi je vais faire une pétition à mes élèves tiens! Pourquoi je n'y ai pas pensé avant!! Heureusement que je me suis renseigné et que pour le moment aucun support stagiaire dans ma discipline n'est prévu... j'éviterai de me taper l'affiche Et pourtant je resterai volontiers dans mon bahut avec mes collègue cool et les gamins sympa même s'ils ne sont pas toujours de grandes lumières... _________________2016-2017 4 6ème, 2 5ème, 4 4ème + PP T22015-2016 2 5ème, 4 4ème, 4 3ème + PP Néotit'2014-2015 5 2nde, 2 1ES/L, 3 MPS Stagiaire2013-2014 2 2nde CAD22012-2013 2 6ème, 6 5ème, 2 4ème, 2 3ème, 1 2nde MPSLombalgiaNiveau 10C'est un truc à se griller aux délibérations d'admission dans l'hypothèse, déjà, où il triompherait des épreuves si d'aventure le fait vient aux oreilles d'un membre du jury. CasparEnchanteurMrCailloux des élèves sympas c'est le principal, les grandes lumières c'est secondaire bon, l'idéal c'est d'avoir les deux . MrCaillouxExpert Caspar Goodwood a écritMrCailloux des élèves sympas c'est le principal, les grandes lumières c'est secondaire bon, l'idéal c'est d'avoir les deux . _________________2016-2017 4 6ème, 2 5ème, 4 4ème + PP T22015-2016 2 5ème, 4 4ème, 4 3ème + PP Néotit'2014-2015 5 2nde, 2 1ES/L, 3 MPS Stagiaire2013-2014 2 2nde CAD22012-2013 2 6ème, 6 5ème, 2 4ème, 2 3ème, 1 2nde MPSalanneFidèle du forumLe coup de la pétition signée par les élèves me dérange MAIS s'il s'avérait qu'il y est un poste stagiaire 18h00 ET que le CDE le demande , cela ne me choquerait pas. Dans mon ancien établissement un TZR de phyquie chimie sur 2 bahuts avait le m^me poste renouvelé 5 années de suite ! Et oui, les 2 CDE appelaient le rectorat pour demander son maintien d'une année sur l' and seeGrypheMédiateurTon collègue peut avoir du bol si la lettre part juste à la démarche qu'il a faite n'est pas "éthique et responsable".ElyasEsprit sacré Gryphe a écritTon collègue peut avoir du bol si la lettre part juste à la démarche qu'il a faite n'est pas "éthique et responsable". Tout à fait. Imaginant que le gars ou la dame du rectorat qui reçoit ça ait du temps, ça peut dérouiller sévèrement car faire signer aux élèves un document pour imaginer forcer la main du rectorat, ça pourrait confiner à la suspicion de manipulation des élèves par un adulte ayant 8 Elyas a écrit Gryphe a écritTon collègue peut avoir du bol si la lettre part juste à la démarche qu'il a faite n'est pas "éthique et responsable". Tout à fait. Imaginant que le gars ou la dame du rectorat qui reçoit ça ait du temps, ça peut dérouiller sévèrement car faire signer aux élèves un document pour imaginer forcer la main du rectorat, ça pourrait confiner à la suspicion de manipulation des élèves par un adulte ayant autorité. +1. j'hallucine toujours par rapport à cette démarche d'une personne adulte qui se destine à l'enseignement. RagnetrudeExpert spécialiséOui d'ailleurs j'ai connu des collègues stagiaires qui avaient eux aussi eu des "pétitions d'élèves" pour rester dans leur établissement en général c'était loin d'être les collègues les plus brillants, plutôt du genre à la jouer "potes" avec les élèves et à bien les informer de leur départ l'année suivante....Sujets similairesContractuel admissible le rectorat me refuse le supplement familial de de traitement pour un agent public contractuel devevant fonctionnairecontractuel admissible combien de jours accordés pour se préparer ?Conseils pour la lettre de motivation pour un poste en CPGE? Quelle formule de politesse finale pour une lettre au rectorat ?Sauter versPermission de ce forumVous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
permission de sortie pour maintien des liens familiaux lettre