Natationmarathon. le 06 novembre 2020. Lors des trois premières éditions des Jeux Olympiques de l’ère moderne, toutes les compétitions de natation étaient pratiquées en « milieu naturel », puisque les piscines n’existaient pas. Dès 1908, les épreuves sont organisées en piscine, et les compétitions organisées en eau libre ne
LucieDécosse : "il y a une différence de traitement entre Teddy Riner et moi" Dans un chat sur LeMonde.fr, la championne de judo (- de 70 kg), est revenue sur sa victoire londonienne et sur sa
Premièredifférence majeure, la forme des pagaies. En canoë, une pagaie simple possédant une seule pale est utilisée. Le manche est ainsi relativement court et possède à l’extrême opposé une poignée appelée « Olive » sur laquelle le céiste pose l’une de ses deux mains. Le kayak se pratique quant à lui avec une pagaie double
Lorsquele BMX a été approuvé comme discipline olympique en 2006 pour les Jeux de Beijing 2008, Niek Kimmann avait dix ans à peine. Dix ans plus tard, il décroche une médaille aux JOJ et devient champion du monde. Niek Kimmann était arrivé aux JOJ de Nanjing 2014 tout juste après avoir gagné les épreuves masculines de course et de
Nouscourrons après comme on court après le compteur téléthon, à la différence près que si tout le monde ne peut pas être champion olympique tout le monde peut faire un don.
AmineHARIT Olympique de Marseille. Twitter Facebook Whatsapp. Arrivé à l’OM en toute fin de mercato, Amine Harit s’est confié et il parle de la différence entre la Ligue 1 et la
Lesmédaillés olympiques du hockey-sur-glace français. Épreuves Différences entre le Championnat du Monde de l'IIHF et les Jeux Olympiques d'Hiver : Le Championnat du
LesJeux olympiques sont un événement multisports extrêmement populaire, où plus de deux cent nations sont représentées par un contingent d'environ dix mille athlètes. Étant donné que
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Le ski de fond français est de retour en terre sainte. Depuis jeudi, les Mondiaux de nordique se déroulent à Oberstdorf, la commune la plus méridionale d'Allemagne, là où Vincent Vittoz avait conquis le titre mondial en poursuite, le premier dans l'histoire du fond tricolore et le seul encore à ce jour. Le 20 février 2005 est donc une date à marquer d'une pierre blanche. Inoubliable pour tous les passionnés de sport blanc. Enfin, presque pour tous. "Ce jour-là, je crois bien qu'on était en Coupe d'Europe Jeunes, tente de se remémorer Maurice Manificat, qui était alors junior et avait 18 ans. Mais j'avoue ne pas avoir énormément de souvenirs. Je suivais alors très peu la Coupe du monde, j'étais détaché de ça, je n'avais pas Eurosport… En fait, je ne connaissais encore rien de mon sport." Il lui a fallu attendre d'intégrer le circuit Coupe du monde pour commencer à s'intéresser vraiment à l'histoire du fond. "Ceux qui m'ont éduqué, ce sont "Toz", Alexandre Rousselet, Emmanuel Jonnier et Jean-Marc Gaillard. Mais aussi les entraîneurs quand ils racontaient leurs courses d'antan, confie le recordman français de podiums en Coupe du monde 34 dont 10 victoires. J'ai fini par regarder les courses sur Youtube et me dire "ouah, c'est trop excellent". Désormais, je prends un plaisir fou à retrouver les vieilles vidéos. La course de Toz, on l'a revu plusieurs fois. Ça fout des frissons… Alors qu'à l'époque, je n'en avais pas eu du tout !" MondiauxLes Bleus bronzés sur le relais le magnifique finish de Lapierre en vidéo05/03/2021 À 1551Ça ne vous surprendra donc pas le petit Maurice, qui a grandi à Thyez, un petit village de la Vallée de l'Arve entre Cluses et Bonneville, n'a jamais rêvé d'être un champion. "Clairement, il n'y avait aucun poster dans ma chambre". C'est à l'école que le Haut-Savoyard découvre le ski de fond, lors de sorties scolaires, vers l'âge de 6 ans. Il aime la nature, faire "le petit train" dans les traces de classique. Et il trouve que ça à l'air facile. "En tout cas, je me plaisais dans l'effort, sourit-il. J'avais des aptitudes physiques naturelles et il a vite été proposé à mes parents qui travaillaient dans une usine de décolletage de m'inscrire dans un club. Petit à petit, comme j'étais bon, j'ai gravi tous les échelons, le sport-étude au collège du Marignier, le ski-étude au lycée du Fayet à Passy-Mont-Blanc." Et l'équipe de France A dès l'âge de 20 ans, avec une première Coupe du monde à la Cluzaz, en décembre 2006. Un maniaque"Je rêvais de plusieurs métiers, raconte-t-il. Géologue, pilote d'hélicoptère, j'adorais aussi ce qui touchait à l'armée, je collectionnais des photos d'avions et d'hélicoptère, je dessinais. Je rêvais beaucoup. Mais une carrière de sportif, pas du tout. Je ne suis pas un compétiteur né. Mes parents n'ont jamais fait de compétition. C'est venu malgré moi. Petit à petit. Parce que les résultats. Parce qu'on m'a inculqué le plaisir et la recherche de la performance".Il poursuit "Dans un musée, je m'arrête pour lire chaque panneau, ma femme pète un plomb. Je suis maniaque et curieux de tout. Donc l'entraînement, c'est quelque chose qui me va très bien. Quand je m'investis dans un truc, je le fais à fond. Le ski de fond, dans un ski-études, c'est presque un métier. Tu te lèves tôt, tu es en prise jusqu'au soir études, entraînement, manger, dormir. Et c'est ce rythme, qui m'a fait me dire "Oui, je veux faire ça !". J'entends parfois des athlètes dire qu'ils ont eu un déclic, un moment où ils se sont mis à s'entraîner sérieusement. Moi j'ai l'impression de l'avoir toujours fait." Il dit que ça aurait pu mal finir, souligne qu'il peut être destructeur d'être à fond trop tôt quand on est jeune sportif. "Mais quand je rentrais chez moi après l'entrainement, j'étais complètement détaché du ski de fond. Je jouais au lego, je faisais d'autres choses, j'avais d'autres passions. J'étais très timide quand j'étais plus jeune, le ski m'a permis de trouver un équilibre. La camaraderie d'un côté, le bonheur d'être dans un groupe. Et de l'autre, les moments où tu te retrouves seul chez soi, à faire d'autres choses. Je suis quelqu'un d'assez solitaire. J'aime cette dualité." Féru de science et d'histoire, geek à l'âge où les boutons ne se trouvent pas seulement sur le clavier, il a longuement poussé les études à l'université de Grenoble. "Globalement, j'ai fait 8 ans de fac, explique celui qui est désormais installé dans le Vercors, en Isère. J'ai eu un étalement d'études pour passer ma licence de biologie. J'ai fait une partie du master 1. Puis j'ai eu mon fils, la carrière prend aussi beaucoup de place. Après 2014, ça devenait difficile de tout faire."Le retour des "jambes de feu" au Tour de SkiL'hiver dernier, Maurice Manificat a connu la plus mauvaise saison de sa carrière. A 34 ans, il a songé que c'était peut-être le début de la fin. "Ça m'a effleuré l'esprit, confirme-t-il. Mentalement, je sentais qu'il me restait des objectifs à remplir, des envies de performance. Mais au niveau du corps, des limites avaient peut-être été atteintes."Son dos le fait souffrir. Ses bronches s'enflamment dès qu'il fait trop froid. Une sorte de mal des fondeurs, comme "les nageurs avec le chlore" compare Alexandre Rousselet, son ancien équipier devenu entraîneur de l'équipe de France au printemps dernier. "Il tire sur la machine depuis longtemps. Ses capacités pulmonaires sont tellement grosses qu'elles abîment son appareil respiratoire. Quand ça va mal, il a plus de difficultés à respirer, sachant qu'il génère aussi beaucoup de sécrétions. Et ça finit par le fatiguer."La carcasse a donc été ménagée durant la dernière préparation estivale. Moins d'intensité. Et deux maîtres mots pour retrouver les sommets fraîcheur et sérénité. "J'ai fait abstraction des mauvaises sensations, fait table rase comme si je vivais un nouveau départ, explique Maurice Manificat. Bien sûr, cette inquiétude d'être sur le déclin restait quand même un peu en fond. Mais je me disais on verra bien."Il a vite vu, dès la première course fin décembre, avec une 8e place au 15km de Davos qui a confirmé ses sensations retrouvées à l'entraînement. Un prémice avant le feu d'artifice du Tour de Ski, conclu à la 2e place alors qu'il n'avait jamais réussi à grimper sur le podium. "Ça a été une très, très bonne surprise, confie Alexandre Rousselet. Je pensais qu'il serait bien. Mais pas qu'il tiendrait comme ça jusqu'au bout du Tour." Maurice Manificat a toujours connu un jour sans sur cette épreuve phare de la Coupe du monde qui s'étale sur 8 étapes en 10 jours. Sa kryptonite ? Le 15km mass-start classique de Val di Fiemme. "C'est peut-être la première fois où je suis arrivé à Val di Fiemme en me disant je n'ai pas peur. Est-ce que ça a fait la différence ? Peut-être. J'avais la sensation de maîtriser les choses." Sa 10e place du jour, à seulement 15" de l'ogre Alesander Bolshunov, lui ouvrait enfin la voie vers le podium. "Certes, il y avait l'absence des Norvégiens, note-t-il. Ça aurait peut-être rajouté un ou deux bonhommes dans la course au podium. Je me plais à me dire que ça aurait été serré, mais que je serais allé chercher quand même cette 2e place. Je sentais qu'il y avait du mieux depuis l'automne. Mais je n'imaginais pas avoir des sensations de feu comme ça et faire un aussi bon Tour de Ski !""Des chances comme ça, il n'y en a pas 36000"Ce podium sur le Tour de Ski, le premier pour un Français par ailleurs, faisait partie des derniers grands objectifs de sa carrière. Un autre se présente devant lui conquérir un titre en grand championnat. Son palmarès comprend six médailles, répartis équitablement entre les Jeux Olympiques et les Mondiaux. Toutes sont en bronze, hormis l'argent des Mondiaux de Falun en 2015. Il ne lui manque donc plus que l'or pour compléter sa collection. Sur le papier, sa plus belle chance est le 15km libre, mercredi prochain, la discipline dont il est le vice-champion du monde en titre puisque les deux dernières éditions du 15km, en 2017 et 2019, s'étaient disputées en style classique. "C'est mon format favori, ça se présente bien, nous disait-il voilà deux semaines, à la fin d'un stage éreintant à Prémanon. Des chances comme ça, il n'y en a pas 36000. Je rêve d'or, forcément. Mais je prends ces Mondiaux comme étant du bonus. J'ai fait plein de choses dans ma carrière. Et si ça avait dû s'arrêter l'an passé, j'aurais été très content. Tout ce que je peux prendre, là, c'est du bonus. Je veux la médaille, quelle que soit la couleur du métal." Il a aussi coché le relais, où les Bleus ne sont descendus qu'une fois du podium depuis leur première médaille olympique en 2014. Il devait aussi y avoir le skiathlon, la course où s'enchaînent 15km classique et 15km skate qui avait consacrée Vincent Vittoz ici-même voilà 16 ans. Mais Maurice Manificat a finalement fait l'impasse, soucieux de vouloir davantage cibler ses objectifs. L'exploit du "Toz", désormais entraîneur de l'équipe de France de biathlon, les Bleus l'ont évidemment en tête à Oberstdorf. "Il est clair que c'est un levier de motivation pour toute l'équipe" reconnaît Alexandre Rousselet, qui avait d'ailleurs participé à la course en 2005. "Pour l'histoire, ce serait génial que moi ou un autre Français fasse quelque chose de grand" estime Maurice Manificat. Il conclut en rappelant qu'il avait déjà fait un clin d'oeil à l'histoire, voilà six ans, en glanant à Falun la même médaille d'argent qu'Hervé Balland en 1993 sur le 50km. Il connaît désormais parfaitement ses d'Holund et triplé norvégien sur le 15km libre, les Bleus déçus03/03/2021 À 1601MondiauxTouchée par le Covid-19, l'Italie quitte les Mondiaux03/03/2021 À 1051
La compétition aura lieu ce week-end à Fukuoka Dans le calendrier du judo japonais, le All Japan Championships » a toujours fait figure de juge de paix pour les sélections internationales de l’été championnats du monde ou Jeux olympiques. Le principe est simple et inébranlable qui gagne est sélectionné, abstraction faite de cas très exceptionnels en 2008, Tomoko Fukumi bat Ryoko Tamura-Tani mais c’est la septuple championne du monde des -48kg qui ira à Londres décrocher sa quatrième médaille olympique. Cet axiome est-il pour autant toujours valable ? Poser la question c’est un peu y répondre. En effet, deux facteurs ont remis en cause, sans totalement l’invalider, l’évidence que ces championnats devaient servir de test ultime pour sélectionner les différents combattants nippons. D’une part, une hiérarchie nationale souvent plus claire grâce à une participation internationale accrue et à sa traduction mathématique, la ranking list. D’autre part, les critiques nées du fiasco londonien. Mais quelques rappels au préalable les championnats du Japon voient s’affronter les huit meilleurs judokas de l’Archipel, en élimination directe, au début du mois d’avril, à Fukuoka. Un événement auquel participeront tous les meilleur judokas japonais, y compris ceux absents du circuit international depuis la fin 2015 Takenori Nagase, Mashu Baker, Ryonosuke Haga, Misato Nakamura, etc. Quels sont les enjeux explicites de cet événement ? Outre une victoire de prestige, remporter cette compétition ne décidera sans doute d’une place de titulaire sur les tatamis cariocas que pour une poignée de catégories. Mettons déjà de côté les catégories lourdes +78kg et +100kg où tout se jouera lors de la Coupe de l’Impératrice pour les féminines et pour le Zen Nihon pour les garçons. Actuellement, Megumi Tachimoto et Hisayoshi Harasawa sont en position favorable pour embarquer dans l’avion qui les emmènera vers le Brésil, mais rien n’est définitivement acquis. D’autres catégories semblent déjà réglées » du fait des performances mondiales de leurs titulaires lors des championnats du monde d’Astana ou sur le circuit international. Une donnée que les deux entraîneurs généraux Kantoku, Kosei Inoue pour les hommes et Mitsutoshi Nanjo pour les femmes prennent en compte bien plus conséquemment que leurs prédécesseurs, suite à la Berezina londonienne. Flashback en 2012, la sélection nipponne s’organise encore sur le vieux » modèle de la toute-puissance de ce All Japan Championships. Et cela donne, pour ne prendre qu’un exemple, la sélection de Tomoko Fukumi en -48kg, vainqueur, au détriment d’une Asami, éliminée à son 1er combat mais qui revenait de blessure, double championne du monde 2010 et 2011, ultra-dominatrice sur le plan international, et qui retiendra comme elle le pourra ses larmes lors de la présentation officielle de l’équipe japonaise pour Londres devant des caméras qui ne la lâcheront pas. Une fidélité aveugle à un système de sélection qui, après les JO de 2012, fut contestée. Des critiques qu’Inoue et Nanjo ont tout l’air d’avoir parfaitement intégrée depuis leur entrée en fonction. Chez les garçons, Takenori Nagase -81kg, Mashu Baker -90kg, Ryonosuke Haga -100kg, qui sera absent ce week-end, remplacé par Ryutaro Goto, champion du monde juniors 2014 pourront aborder cette compétition l’esprit tranquille. Leur titularisation est acquise. Pour les -66kg et les -73kg, un léger doute pouvait encore subsister, mais Paris et Düsseldorf les ont très probablement levés. Masahi Ebinuma -66kg, battu à Astana par Rishod Sobirov a fait un pas plus que décisif vers sa titularisation en remportant le Grand Chelem parisien. Alors certes, Tomofumi Takajo a gagné Tokyo en 2015 mais le palmarès et la régularité sans faille hormis son accident kazakh du bonze de Meiji pèsent d’un poids presque trop évident pour ne pas le voir participer à ses seconds JO. Shohei Ono fait lui face à une problématique différente malgré sa victoire époustouflante au Kazakhstan, le joyau de Tenri ne devait montrer aucun signe de méforme face à la concurrence non pas d’un mais de deux prétendants Riki Nakaya, vice-champion du monde et vice-champion olympique et Hiroyuki Akimoto, revenu dans la course avec ses victoires en Grand Chelem Paris et Tokyo 2015, 3ème à Paris en 2016. Sa démonstration allemande a définitivement enterré, est-on pensé de croire, toute contestation possible quant au fait que l’un des plus beaux judokas actuels soit du voyage à Rio. Reste donc une seule catégorie où l’enjeu sera réel. Les -60kg. Alors Naohisa Takato ou Toru Shishime ? Les deux ont remporté le Grand Chelem de Paris 2015 pour Takato, 2016 pour Shishime. Mais Takato s’est imposé aussi à Tokyo. Ses problèmes de discipline ont l’air d’avoir été réglés et la machine Takato » semble repartir de plus belle. Un judoka atypique, sur le tatami comme en dehors. Mais diablement efficace, avec toujours une botte secrète que ses adversaires découvrent une fois le tapis collé dans le dos. Shishime, lui, a fini en bronze à Astana. Même médaille à Tokyo. Un judoka à l’allure nonchalante, au visage statufié, extrêmement avare de ses émotions. Un judo plus classique que Takato uchi-mata, o-soto-gari, ippon-seoi et un kumi-kata classique décrit comme l’un des plus puissants de la catégorie. Un beau duel en perspective. Chez les filles, la donne est plus floue avec au moins trois catégories les -48kg, -70kg et -78kg. Misato Nakamura -52kg, Kaori Matsumoto -57kg, Miku Tashiro -63kg peuvent déjà mettre leurs judogi dans la valise. La 1ère est championne du monde en titre et vainqueur à Tokyo, la seconde est championne du monde et championne olympique en titre et a époustouflé avec un travail au sol d’une facture exceptionnelle à Düsseldorf. La troisième, a défaut de victoire est d’une régularité métronomique pour accrocher le podium deux fois 3ème aux championnats du monde, 3ème à Tokyo en 2015, 2ème à Paris il y a un mois. Trois duels seront donc à observer ce premier week-end d’avril en -48kg, qui entre Haruna Asami et Ami Kondo ? En -70kg, Chizuru Arai ou Haruka Tachimoto ? En -78kg, le jeu pourrait même être encore plus ouvert entre Mami Umeki, jeune championne du monde en titre mais dans le dur depuis Astana 5ème à Tokyo, non classé à Paris, Ruika Sato 5ème à Paris et Shori Hamada 1ère en Chine mais 7ème à Tokyo, les trois nipponnes actuellement dans les points pour les JO. Navigation de l’article
Géraldine Letz est chercheuse en sciences de l'information et de la communication à l’université de Lorraine. Elle est spécialisée sur la question du sport et du handicap. Selon l’universitaire, la visibilité réduite des Jeux paralympiques s’explique en partie par leur émergence tardive. La première session s’est, en effet, tenue à Rome en 1960. Un suivi médiatique s’est ensuite progressivement mis en place, mais de manière sporadique. C’est à partir des années 2010 que les médias commencent à porter un réel intérêt aux Jeux paralympiques. Davantage de moyens sont mis en œuvre pour relayer l’actualité des Jeux. ►►► Retrouvez en cliquant ici tous les articles des Grenades, le média de la RTBF qui dégoupille l’actualité d’un point de vue féministe Deuxième frein à la visibilité médiatique de l’événement l’aspect économique, explique Géraldine Letz. Les Jeux olympiques et paralympique s’inscrivent dans une logique de sport spectacle, par conséquent, les médias investissent de l’argent et attendent qu’il y ait un retour sur investissement. Les industries médiatiques craignent un désintérêt du public, du fait du manque de connaissance sur certaines disciplines ou du manque de connaissance sur le handicap. Pour la chercheuse, la problématique centrale des médias est "Comment mettre en avant des corps qui ne répondent pas aux moules normatifs de la société ?". L’enjeu est de permettre une visibilité "accessible et compréhensible par tous". Trouver l’angle juste Autre enjeu médiatique mettre en scène et filmer les personnes en situation de handicap sans tomber dans le pathos. "Lorsqu’on voit des reportages à la télévision, ça peut vite aller dans le pathos si le handicap fait suite à un accident", détaille l’universitaire. Pour les Jeux de Londres en 2012, le Royaume-Uni a décidé de filer la métaphore du super-héros. Avec la chaîne publique Channel 4, le pays a organisé une campagne de publicité massive sur la thématique “Meet the Superhumans”. En 2016, le modèle est repris pour les Jeux de Rio en ajoutant une ouverture sur la vie quotidienne. Pour la chercheuse, l’objectif est de montrer "que l’approche capacitaire n’est pas seulement dans le stade, mais que l'athlète est une personne comme une autre". Le fait de montrer les athlètes et de les identifier avec cette étiquette de héros permet de créer un modèle compréhensible par tous. "On connait tous un super-héros ou une super-héroïne et on sait ce que ça cache derrière, sur les blessures et la vie stigmatisée". Mais la métaphore est ambigüe elle permet certes une identification du public aux athlètes, cependant cela réduit les sportifs en situation de handicaps à ce statut. "Les athlètes avec qui j’ai discuté ne se considèrent pas comme des super-héros. Ils veulent être considérés comme des athlètes à part entière. Comme les athlètes valides, ils s’entraînent dur, sans forcément avoir les mêmes moyens derrière". Guillaume Gobert, le porte-parole du Belgian paralympic commitee BPC pointe également du doigt une couverture parfois inégalitaire des sportifs. "On voit que si l’athlète n’est pas connu, beaucoup dépend de son histoire d’où il a eu son handicap etc. Si l’histoire n’est pas très spectaculaire, il est vite moins intéressant". Le communicant se souvient de Marieke Vervoort. "L’athlète avait une histoire particulière, et donc des performances qui n'étaient peut-être pas importantes pour elle étaient médiatisées comme si elle avait gagné le championnat du monde". Le BPC prépare et envoie les athlètes aux Jeux paralympiques, aux compétitions internationales et aux championnats du monde. L’organisation s’est aussi fixée comme objectif de visibiliser le handisport en Belgique, afin que "toute personne en situation de handicap puisse pratiquer un sport à son niveau et inspirer autour de lui ou elle". ►►► Pour recevoir les informations des Grenades via notre newsletter, n’hésitez pas à vous inscrire ici Une visibilité accrue En 2012, alors que les Jeux olympiques sont largement diffusés, les Jeux paralympiques fin août attirent moins les caméras. De nombreuses contestations éclatent et dénoncent le manque de couverture médiatique. "La cérémonie d’ouverture et de clôture ainsi qu’un match de cécifoot avaient été les seules diffusions sur France Télévision", précise Géraldine Letz. Pour les Jeux suivants à Rio, il y a un effort médiatique. Plusieurs centaines d’heures des Jeux sont diffusées sur la chaîne publique française. On n’est plus pris comme des handisportifs, on est pris pour des sportifs En Belgique, les Jeux ont commencé à être suivis à partir des Jeux de Londres, retrace Guillaume Gobert. Aujourd’hui, il remarque une vraie évolution dans la couverture des Jeux. Les moyens mis en place augmentent on envoie davantage de journalistes. "On voit une très grande différence entre Londres [...] et Tokyo. La dernière update, c’est qu’on aura huit équipes de télévision à Tokyo". Les dispositifs mis en place par les médias aussi ont évolué. " La RTBF va faire des directs chaque jour, pendant plusieurs heures. La VRT prépare plusieurs directs en télévision et en ligne. [...] Ils font beaucoup plus qu’avant". Le porte-parole remarque également une meilleure médiatisation du handisport en dehors des périodes de Jeux. Bien qu’en télévision, cela soit encore rare, de plus en plus de directs en ligne diffusent des compétitions de handisport. Joachim Gérard, est classé troisième au ranking mondial de tennis en chaise. En août, il participera aux Jeux paralympiques pour la quatrième fois. Avoir de la visibilité médiatique est primordial pour l’athlète. "C’est un cercle vertueux. Ça me permet d’avoir des sponsors, les sponsors permettent d’avoir de l’argent, l’argent permet d’avoir des résultats et les résultats permettent d’avoir de la médiatisation". Comment mettre en avant des corps qui ne répondent pas aux moules normatifs de la société ? Mais ce même cercle peut devenir vicieux sans médiatisation, il y a un accès plus difficile aux sponsors. Il a observé l’évolution de sa couverture médiatique et celle du handisport. "On n’est plus pris comme des handisportifs, on est pris pour des sportifs. On voit le changement dans les médias mais aussi dans le regard des spectateurs". Satisfait de sa médiatisation, il déplore tout de même un manque d’intérêt pour le handisport plus largement. "Je pense que la couverture médiatique pourrait être beaucoup plus répandue à d’autres athlètes qui ont d’aussi bons ou de meilleurs résultats que moi. Sur ce point, je suis déçu. La médiatisation s’arrête à un ou deux sportifs, alors que tous le mériteraient". Et les femmes ? Une étude de l’UNESCO en 2018 révèle qu’en sport, les femmes ne reçoivent que 4% de la couverture médiatique. Les Jeux olympiques est l’un des rares moments où les sportives valides font la une. Mais quelle une ! Le rapport montre également que leur médiatisation est stéréotypée et sexiste. Les articles se focalisent sur leur apparence et leur vie privée. Ils valorisent le physique des sportives au détriment de leurs performances. Cette couverture complique l’héroïsation de ces athlètes. Les termes les plus souvent associés aux sportives valides dans les médias sont "âgée", "enceinte" ou "mariée", selon une étude de Cambridge de 2016 sur les médias anglophones. Quant aux hommes, ce sont les termes "fort", "grand" ou "rapide". On joue encore un peu sur les clichés attachés au corps féminin. On joue sur l’érotisation du corps féminin, sur la féminité. L’image de la mère aussi. Les articles et les photos vont s’attacher à ça Les para-athlètes féminine cumulent les problématiques médiatiques liés à leur statut de femme, ainsi que ceux liés à leur statut d’athlète en situation de handicap. A l’instar des athlètes paralympiques hommes, ces sportives sont sujettes à une visibilité médiatique moindre ; et comme les athlètes valides femmes, elles rencontrent une couverture médiatique centrée sur leur vie quotidienne et leur physique. Pour Géraldine Letz, "on joue encore un peu sur les clichés attachés au corps féminin. On joue sur l’érotisation du corps féminin, sur la féminité. L’image de la mère aussi. Les articles et les photos vont s’attacher à ça. Pour beaucoup d’athlètes avec prothèse, on est dans la mise avant de la féminité. Dans les photos, la prothèse est soit façonnée de façon artistique ou soit gommé par la mise en scène". La chercheuse a étudié le cas de Marie-Amélie Lefur, para-athlète et aujourd’hui présidente du Comité paralympique et sportif français. Elle explique que la sportive "avait un tatouage papillon sur le ventre et de nombreuses photos étaient centrées sur ça". Mais l’universitaire convient que l’érotisation de l’athlète est moins présente depuis les Jeux de Tokyo.
différence entre jeux olympiques et championnat du monde