Ilaffirme que : « La place qui est faite à la connaissance de soi-même devient plus importante : la tâche de s’éprouver, de s’examiner, de se contrôler dans une série d’exercices bien définis place la question de la vérité – de la vérité de ce que l’on est et de ce qu’on est capable de faire – au cœur de la constitution du sujet moral » (1984, 90). Agir comme un
Pourêtre en bonne santé, misez sur les bienfaits de la nature ! Les plantes médicinales contiennent de très nombreux principes actifs qui exercent une action directe sur l'organisme. Claudine Luu, docteur en pharmacie et en sciences naturelles, a réalisé un ouvrage pratique avec 250 recettes de remèdes naturels à faire soi-même.
Laliberté est la condition fondamentale de l'action. De fait, elle advient à l'être par la réalité humaine qui néantise ce qu'elle est sous la forme de l'<>. La réalité humaine est donc son propre néant ; elle néantise l'en-soi qu'elle est ; elle a à être ce qu'elle est, ne pouvant coïncider avec elle-même, puisque la présence à soi suppose le recul de la
Laculture permet à l'homme de s'élever au-dessus de lui-même. La culture est une aspiration à la liberté, elle suppose un recul par rapport aux événements, aux hommes et aux choses, qui
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Lorsquej'ai découvert Annie Ernaux pour la première fois, je cherchais un sujet pour ma thèse de Doctorat depuis quelque temps déjà, sans en trouver un qui puisse vraiment me convaincre par sa richesse et son originalité. C'est au cours d'un séminaire sur les journaux intimes et les autobiographies que j'ai remarqué les œuvres d'Ernaux, simples et denses à la fois et surtout
Celaposé, pour trouver en quoi consiste l’identité personnelle, il faut voir ce qu’emporte le mot de personne.C’est, à ce que je crois, un être pensant et intelligent, capable de raison et de réflexion, et qui se peut consulter soi‑même comme le même, comme une même chose qui pense en différents temps et en différents lieux ; ce qu’il fait uniquement par le sentiment qu
Notrequizz propose plutôt une mise en route pour être davantage à l’écoute de soi-même et des autres et vous proposera deux pistes de réflexion. Nous préférons vous laisser votre libre arbitre de décider par vous-mêmes qui vous êtes, plutôt que de laisser un test le faire à votre place. Connait-on son profil Ennéagramme après un test ? Au mieux, un test ne fera prendre
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zozottele 15 avril 2022 à 1319Hello tous ! Dites, comme le forum est calme en ce moment, je me dis qu'on peut se lancer dans ce p'tit débat. Parce que au fond, c'est quoi être soi même ? C'est réussir sa vie professionnelle,sa vie de couple,de parents ? Ou c'est plus profond que ça ? Et si c'est plus profond que ça, c'est peut être juste subjectif ? Le être soi même de l'un ne sera pas le être soi même d'un dans ce cas,il n'appartient qu'à nous de savoir si nous sommes nous mêmes ou pas ? Alors comment savons nous si nous sommes nous même si c'est à nous de le décider ? Je ne sais pas vous, mais moi ça me plaît bien comme débat. Comment savoir si nous sommes nous mêmes,et avons nous à nous justifier de l'être ? Pouvons nous nous tromper si c'est subjectif ?🤔 Qui décide si on se trompe ? Beaucoup de questions, mais on a le temps pour y répondre !🙂 MaisEncorele 15 avril 2022 à 1443 • 79838Très sympa ce sujet zozotte... Je viens d'arriver mais oui ces temps semblent calmes, surtout le week-end. Ton énoncé me fait cet effet 😵 🥴 😬 ... 🤔 donc je vais faire un petit tour sur moi-même et je reviens ! 😄😉 Kumole 15 avril 2022 à 1504 • 79839Etre soi-même... tu as une vie entière pour le découvrir. Il ne s'agit pas d'un "état" atteint, ou non atteint. Il s'agit d'un cheminement. et c'est la même chose pour le bonheur, mais chut, il ne faut pas le dire trop fort, ça peut inciter les gens à quitter leur taf, vivre hors du système, ne plus acheter des actions ou du thon rouge, du prozac, et plein d'autres trucs kumoheretic zozottele 15 avril 2022 à 1727 • 79841MaisEncore, content que mon énoncé te fasses réfléchir, c'est le de la bonne réflexion hein !😀 Kumo,si être soi même n'est pas un état,mais un cheminement, alors nous ne sommes donc jamais nous mêmes ? Ou plutôt tout le temps ? 🤔 Aussi,le bonheur, autre sujet mais qui peut avoir un lien c'est vrai. Si pour être soi même et être heureux il faut tout plaquer, ça veut dire que nous ne serons jamais nous même tant que l'on n'as pas plaqués notre boulot ? Je pense que si, mais c'est ma subjectivité, j'ai hâte de lire les vôtres encore !👍 Kumole 15 avril 2022 à 1755 • 79842Le boulot était un exemple, pas une vérité absolue. Tu emploies, cher Zozotte. Le mot être. Il renvoie donc à un état. Moi je parle bien de devenir, donc de trajectoire, de mouvement. Je me permets d'insister, le dinstingo est pour moi important. zozottele 15 avril 2022 à 2027 • 79852Je comprends Kumo et tu as raison d'insister. Tu parles donc de devenir et de trajectoire. C'est intéressant,je me demande du coup si il y a un moment ou ce devenir prend fin? Il y a t'il une fin à cette trajectoire ? Surderien citation La conscience d'être, soi-même, en pleine sagesse... J'aime bien !🙂 Kumole 15 avril 2022 à 2032 • 79854Zozotte, une fin... ? Ca dépend de tes croyances. Mais l'immobilité, c'est le néant. L'intention précède tout... là je m'écarte franchement du sujet, désolé. Surderien, oui la voie orientale consiste un peu en cela. Un morcellement de l'être le plus total, de la conscience, pour arriver au centre du truc. Mais cela implique une dépersonnalisation totale. Une voie intéressante, pas la mienne. zozottele 15 avril 2022 à 2045 • 79855L'intention précède tout. 🤘 Kumo j'adore ! Mais c'est vrai qu'on s'écarte du sujet. Ou alors il est plus vaste que ce que je pensais ! L'intention précède tout,et l'immobilité c'est le néant. Mais oui, ça ne dit pas si nous sommes nous mêmes ou pas ! Ou alors, être nous mêmes, c'est créer,tout le temps,vivre, avancer, créér, découvrir. Mais si on se pose,nous ne sommes plus nous même alors ? Nous devenons immobiles,et rentrons dans le néant du coup ?🤔 Ou alors le néant fait aussi partie de nous ?🤔 Wahou désolé hein,merci Kumo pour toutes ces réflexions, n'hésitez pas à continuer ! Mais Kumo,tu dirais quoi alors à la place d' "être" soi même ? Quel mot utiliser,quelle expression ? Kumole 15 avril 2022 à 2051 • 79856Bah en fait, c'est pas ça. Je parlais de voie orientale, avec un certain "vide" comme finalité. En occident, c'est l'inverse, il faut remplir, le vide est mal vu on n'a pas eu le zéro en mathématiques pendant des siècles, et forcément ça progressait pas, avant qu'il ne soit piqué aux Indiens, via les Arabes, pendant les périodes Croisades / Reconquista / tout ça. Et ça finit aujourd'hui sur une sorte d'hystérie collective où il faut faire, tout le temps, des trucs, être productif, être positif, être en pleine forme, être au taquet, et si on foire, c'est qu'on n'a pas assez travaillé. Je trouve cela extrêmement dangereux. Car, au delà du fait que cette attitude ne permet pas de "respirer", elle ne laisse aussi pas de place à l'intention, qui précède. En fait, la vie est respiration. Se poser. Inspirer. Echange gazeux. Expirer. La vie c'est ça, non ? Pour moi, l'immobilité, ce n'est pas forcément "ne rien faire", c'est rester bloqué sur quelque chose, ne pas évoluer. Mais on rentre dans du pignolage sémantique, j'ai l'impression. Enfin, on, je. Un temps pour l'action, un temps pour la contemplation. Le repos peut être l'occasion de se poser, apprécier, faire le bilan, savourer... non ? zozottele 15 avril 2022 à 2100 • 79857Oui🙂 Le néant a du bon alors ? Ouf ! J'adore Kumo ce que tu dis. Donc mince cette fois c'est moi qui insiste !,nous sommes nous mêmes,et puis c'est tout, arrêtez de vous prendre la tête avec ça. C'est ça hein ? Je n'osais pas le dire, mais c'est ce que je pense en fait,mais tu le dis mieux que moi Kumo. Ou alors tu dis encore autre chose d'encore plus fort,et je ne voudrais pas tout gacher ! Kumole 15 avril 2022 à 2107 • 79858Bah, les Anciens disaient un truc du genre "Connais-toi, toi-même." Or, la connaissance, ce n'est pas le mental, ce n'est pas la raison, ce n'est pas du savoir empilé. Ce n'est pas juste de l'expérience. Ce n'est pas des échecs, des doutes, des émotions, des sentiments. C'est un peu tout cela, et plus encore. Donc ça déborde de notre mental, et de ce que notre conscience peut éclairer. Cela demande, il est vrai, et une certaine souplesse d'esprit, et une certaine humilité. Bah vi, le néant a du bon. Difficile de pouvoir écrire sur une page déjà remplie de mots et de lettres, de dessiner sur une page qui n'est pas blanche. Difficile de jouer de la musique ou de chanter à côté d'un marteau-piqueur qui bûche à fond. Le néant, c'est l'espace nécessaire que l'on peut investir pour créer, pour exister. Après, quand on pense à ce genre de trucs, cela peut devenir vraiment vertigineux. Je parle sous le contrôle des autres membres d'Apie, étant un vulgaire littéraire alors technicien en littérature, j'ai fait sciences du langage, mais peu doué pour les sciences "dures" certaines et certains préfèrent quand c'est dur. Mais il me semble qu'il y a bien plus de distance entre un noyau atomique protons neutrons et un électron qui graviterait autour, qu'entre le soleil et l'étoile la plus proche en proportions hein, pas en distance réelle. Nous sommes donc faits... de plus de vide que de plein ! Et, chose amusante, il a été mesuré récemment là aussi je parle sous contrôle, corrigez-moi si besoin, que le vide de l'univers n'est pas totalement vide. Il s'y produit de l'énergie, même à un niveau extrêmement faible. zozottele 15 avril 2022 à 2113 • 79859Mais dire "je suis moi même",est il un manque d'humilité ? Kumole 15 avril 2022 à 2122 • 79860Ou un voeu pieu ? zozottele 15 avril 2022 à 2125 • 79861Tu m'intéresse Kumo hein !👍 Un voeu pieu? Pourquoi ? Kumole 15 avril 2022 à 2148 • 79862Oh, je ne peux que montrer le chemin possible. A toi de le parcourir. Ou pas. Cela dit, si tu te sers beaucoup du mental, tu n'iras pas loin... zozottele 15 avril 2022 à 2215 • 79863D'accord avec ça oui. Parcourir le chemin. Mais tu ne réponds pas à la question mince ! Le mental, le physique, tout joue oui. Mais un voeu pieu je ne partage pas cet avis, nous n'avons pas le même,ce n'est pas très grave. Être soi même pour moi, c'est être libre de nos sentiments. Ce n'est ni mental ni physique, c'est une évidence, c'est en nous. C'est être en phase avec nous même et avec notre environnement,avec nos pensées et nos actes. C'est agir sans culpabilité ni regrets ni remords. C'est vivre en paix avec nous même et avec les autres. Être soi même, c'est tout ça pour moi,et donc pas un voeu pieu. Pour moi,dire que c'est un voeu pieu, c'est passer à côté de beaucoup de choses. Surderienle 15 avril 2022 à 2334 • 79864. Cette union commune d'être, compréhension mutuelle du désir fondamental de bien être, et d'y être, transcende alors les difficultés du quotidien et du boulot. Le travail en équipe est alors animé par ces mêmes valeurs partagées d'épanouissement de l'être... Communication positive aussi en famille... Le cheminement d'une vie réalisée se réalisant encore et encore au quotidien. A travers sa propre vie et à travers celle des autres... L'expérience du cheminement de Mooji à travers la vie, indienne ou bretonne, la même culture différente commune... Difficile à mettre en mot sans intellectualiser dans la dualité. Simplement, vivre au quotidien, dans l'évidence et la résonance d'y être... On y est... Simplement, on y est... Il n'y a rien à faire pour y être, car on y est déjà... Mais le mental lutte pour intellectualiser car il a peur du néant. Il fuit la complétude car le jeu de l'ego serait mort. Et il se programme à le poursuivre, à continuer à nous faire chercher. Alors que cette complétude, cette béatitude permanente à travers le quotidien, elle est là, en chaque instant, perpétuelle réalisation de vivre en se réalisant. 🙂 zozottele 15 avril 2022 à 2345 • 79865Hey Surderien, je crois qu'on est sur la même longueur d'ondes.🙂 Arrêtons les mots alors, mais comment partager sans mots ? MaisEncorele 16 avril 2022 à 0038 • 79866OUPS, message envoyé sans vérifier la dernière édition 🙁 . Il faisait suite à celui de 22h15. Ah, je viens de lire les 2 intermédiaires, ça va le faire, comme avec Surderien vous êtes sur la même longueur d'onde 👍 Ce que tu viens de décrire zozotte suppose une maîtrise de tous les éléments de ton environnement, ce qui est un leurre. Tu peux t'en persuader pour te sentir libre, et cela permet certainement de faire beaucoup de choses, mais ça devient vite contradictoire... "Libre de tes sentiments" encore faut-il savoir d'où ils viennent ou par quoi ils ont été forgés... "cette évidence" quelle est-elle ? Pour certain elle est de tuer des gens par ex... "être en phase avec ton environnement" sais-tu mesurer ton angle de vision-perception et compréhension ? "agir sans culpabilité ni regrets ni remords" cela implique de ne pas tenir compte de l'autre... "vivre en paix avec nous même et avec les autres" ce serait faire abstraction totale de la singularité de chacun ce qui conduirait aussi à tout accepter, même le pire par ex... Je ne cherche pas à démonter tes arguments, juste à ouvrir un spectre un peu plus grand sur "ces évidences" qui sont rassurantes et motivantes mais qui ne peuvent s'appuyer sur quelque chose de solide sans qu'un certain "travail" ne soit initié, ce ne peut qu'être un point de départ pour aller vers une conscience réellement émancipatrice... citation la vie est respiration Oui, la vie est mouvement. Ou plus vulgairement action/réaction infini... que nous essayons de sentir, comprendre et maîtriser... oui je pense aussi que tout est question d'intention et de cheminement 😉 Alors Zozotte, c'est de la bonne ça ? réflexion😜 Bon, je fais la maline mais mon "intention" est bien de poser d'autres choses pour que nous "cheminions" ensemble 😉 😉 Laurent...le 16 avril 2022 à 0050 • 79867Tu prends tout au mot là 😜 Le mot dit est le mot ment, soigner ses mots, distinguer les mots des rations, et...pfuit, envolée ma créativité ! J'adore la Kumologie, j'en suis adepte ! Ainsi que Surderien 👍 La première question qui m'est venue en lisant le titre a été est-on le même soi au quotidien ? Puis combien de soi en moi ? Fais t-on de plus beaux rêves dans des draps de soie ? Hors sujet!!!quoique... Recalibrage... C'est quoi être soi même alors ? Je pencherais pour la synchronisation de son corps et de son esprit, mais la tâche est loin d'être évidente. Puisque on parlait de travail, l'aliénation qu'il procure est il bénéfique à tout autre entité excepté celle du compte bancaire et encore... ? Je crois que notre façon de travailler destructure quelque part le soi. La quête vers l'"être soi" est immatérielle, ne peut être acheté qu'avec du temps. Hors le travail nous prend beaucoup trop de temps tiens, je crois que j'ai du bosser 8 ou 9 jours depuis le début de l'année... Je fais attention, j'ai un Mr Robot bonne série en moi qui ne demande qu'à s'exprimer 😂 Peut-être que dans le fond, être soi même, c'est de ne pas se poser la question... réponse est quantique ? Bien avancé hein ? 😋 zozottele 16 avril 2022 à 0719 • 79870citation Peut-être que dans le fond, être soi même, c'est de ne pas se poser la question... réponse est quantique ? Bien avancé hein Oui Laurent... , peut être énormément avancé mine de rien !😉 ces évidences" qui sont rassurantes et motivantes mais qui ne peuvent s'appuyer sur quelque chose de solide sans qu'un certain "travail" ne soit initié, MaisEncore, Qui te dis que je n'ai pas fait de "travail"? Je te renvoie le leurre de penser qu'on ne peut pas comprendre son environnement. Vivre en paix avec les autres, ça veut dire accepter comme ils sont,et vivre en paix avec soi même, c'est accepter nos qualités comme nos défauts, tout comme vivre sans culpabilité ni remords. C'est comprendre que l'on fait ce que l'on peut,nous comme les autres,et c'est déjà beaucoup. Mon évidence n'est pas de tuer des gens, ça ne se voit peut être pas? Mon évidence est de partager des ressentis,mais je crois que Surderien a raison, ça ne se partage pas avec des mots. Kumole 16 avril 2022 à 0728 • 79871Petit rappel de cet accord toltèque Non ce n'est pas un extrait de textes sacrés anciens en sanskrit, juste du new age mais ça suffira pour le contexte "Ne pas prendre les choses personnellement". zozottele 16 avril 2022 à 0825 • 79873Je suis d'accord Kumo. Bon,je disais dans mon énoncé "Pouvons nous nous tromper si c'est subjectif,et qui decide si on se trompe ?" Le problème vient peut être de la. Personne ne se trompe, alors personne ne décide si on se trompe. D'où viennent nos désaccords alors ? De notre vécu,de nos expériences,de nos ressentis. Pouvons partager nos ressentis sans jugements ? Peut être oui,mais c'est pas facile. Surderienle 16 avril 2022 à 0855 • 79874citation laurent La première question qui m'est venue en lisant le titre a été est-on le même soi au quotidien ? Puis combien de soi en moi ? Fais t-on de plus beaux rêves dans des draps de soie ? Hors sujet!!!quoique... Recalibrage... 😛 On est soi-même par rapport à soi ou par rapport aux autres ? Ou par rapport aux deux ? Dans son soi ou dans la soie ? Au quotidien ou en fonction du moment ? Travail de recalibrage de son rapport au monde extérieur en fonction de son propre monde intérieur? Comment articuler mon moi et mon soi ? Ton toi et ton soi ? Soyons modeste ? Ensemble ? L'utopie c'est la vie ? 🤔 Opicinole 16 avril 2022 à 1124 • 79877Intéressant débat, contributions instructives. C'est tellement compliqué. Déjà être soi même sonne comme une injonction à une conformité à soi. Une conformité de plus ! Comme si tout le soubassement de notre personne ne valait rien qui vaille pour nous caractériser. Être est déjà difficile alors soi même l'est autant car on se verrait plutôt comme étant ceci ou cela, naturellement en bien, bien évidemment et donc à camoufler tout le restant moins noble ou alors à le couvrir ou l'excuser de raisons extrinsèques héhé. Etre soi même dans nos modèles si contrits et contraignants appliqués sur nos personnes sitôt le nez dehors allez gamin que je te mette debout pour savoir si tu pedales comme la moyenne, le median, et sur quel nuage de points es-tu bonhomme que je te calibre est compliqué. Si j'étais moins même, allez savoir si j'irai pas faire mes courses sans sortir le portefeuille ou à jurer comme un charretier. Un nuage de petits soi même dans un grand tout qui doit tenir ensemble sans trop de bruits ... pas simple. Voulons nous réellement que nous soyons nous mêmes? MaisEncorele 16 avril 2022 à 1439 • 79879zozotte, tu sembles ne pas avoir compris mon propos, ton retour évoque même le contraire de ce que j'ai dit. Mais c'est peut-être moi qui ne sais pas m'exprimer, encore une fois... Il est peut-être même nécessaire que j'explique ma "blagounette" "Alors Zozotte, c'est de la bonne ça ? réflexion😜" faisait référence à ton injonction de départ "MaisEncore, content que mon énoncé te fasses réfléchir, c'est le de la bonne réflexion hein !😀"... Je n'ai visiblement pas compris l'invitation. Je croyais qu'il s'agissait de poser des éléments de réflexion pour cheminer ensemble. Si cela consiste à dire "ses vérités" et ne pas accepter les courants d'air qui évoqueraient d'autres dimensions pour avoir l'occasion d'y réfléchir alors cela s'appelle se faire plaisir... Ça peut, mais il faut l'assumer donc l'énoncer. Kumole 16 avril 2022 à 1522 • 79880Zozotte, je n'ai pas trouvé les propos de MaisEncore vindicatifs, et encore moins tournés contre toi. C'est étrange les points de vue... d'autant plus que l'on a plutôt l'air de dire un peu la même chose, avec nos mots qui nous sont propres et notre ressenti personnel. La vie. Livrée sans mode d'emploi. Service après-vente inexistant.🤔 😄 zozottele 16 avril 2022 à 1921 • 79885MaisEncore si si tu as raison,et Kumo aussi. Je suis un grand susceptible dans mon "être même" ! Je veux que l'on chemine ensemble oui, et que tout nos points de vue soit compris et respectés. Alors si je ne le fait pas moi même, à quoi sa sert ? Merci à vous de participer ! Opicino,je plussois. J'ai encore mis une jauge où il ne fallait pas c'est ça hein ?🤔 Marre de ses jauges ! "Voulons nous réellement que nous soyons nous mêmes?" Mais soyons quoi alors ? 16 avril 2022 à 1925 • 79886Mon "moi-même ", c'est une expression que j'emploie souvent, mais uniquement lorsqu'il s'agit de parler d'adaptation à l'autre, ou aux groupes. Je ne ressens ce moi-même que lorsque je constate ma difficulté à côtoyer les autres sans heurter mes valeurs, mon idéal, et ces autres-là même. En ce sens, mon moi-même ne peut donc être que grand effectivement, puisqu'il ne se satisfait pas de ces relations douloureuses. Mais, pour avoir rencontré pas mal de gens de apie par exemple, je peux dire que ce moi-même est aussi celui qui veut dire que je n'ai pas d'efforts dans le sens adaptation à fournir dans la relation, que les choses se font beaucoup plus naturellement. Je dirais donc qu'être soi-même, c'est surtout se sentir en phase ou non avec l'autre, les autres. Le soi-même tout seul n'existe pas. Et, évidemment, le soi-même évolue d'instants en instants, dans la confrontation avec l'autre, ou une de ses traces, une oeuvre, une vision... Magda72le 16 avril 2022 à 1934 • 79888J´aime ce que dit Opicino , un appel prescrit par personne de se conformer à soi-même est une couche de plus pour conformité et faut pas, faut pas, bien exprimé. Perso, un jour je suis poltronne pas possible, un autre je pourrais re-conquérir.... Rome/Carthage, you name it. En fait, dans mon adolescence, j´ai soudain relevé une information comme quoi ce n´est pas bon de se dire "tu", depuis je me "jemoie". 🙂 MaisEncorele 17 avril 2022 à 1717 • 79916J'ai été "moi-même" dans ces échanges. Et ce "moi-même" a heurté la sensibilité d'un autre, la tienne zozotte, et j'en suis désolée. Nous venons là de faire l'expérience d'une interaction douloureuse entre 2 "entités" qui pourtant étaient chacune dans des dispositions positives au départ... Cela éclaire peut-être un peu plus mon propos initial, à savoir que toutes les bonnes intentions envers soi-même et envers les autres ne peuvent pas nous laisser préjuger de toutes les conséquences qu'elles auront sur nous et sur notre environnement et inversement. Je me rends compte de mon manque de tact. Dès qu'il y a dans l'air un souffle de questionnements ou de découvertes je fonce, je ne résiste pas à l'idée de voler dans tous les sens pour aller chercher des chemins d'exploration. J'ai été "moi-même" et je n'ai pas imaginé que le courant d'air que j'amenais pouvait être violent pour un autre. Je comprends pourquoi, la plupart du temps, les courants d'air font claquer les portes par ce qu'ils ébranlent et l'insécurité qu'ils peuvent déclencher. Être soi-même ne désigne peut-être que son propre rapport au monde, comme ça été dit aussi. Il est en perpétuel mouvement alors charge à chacun de faire le cheminement qui est le sien... dans l'espoir de trouver les outils qui lui permettront de vivre heureux. Les fils ciné. lancés par iM9quuph "Edward aux mains d'argent" et "American beauty" peuvent être des supports, tombés à point nommé 😉... iM9quuphle 17 avril 2022 à 1851 • 79924Anatta citation Non-moi », c'est-à-dire impersonnel, dépourvu d'essence individuelle, sans existence propre, sans propriétaire, indigne d'attachement peut dire vide », dans le sens psychologique, et non dans le sens ontologique. Anatta n'est pas, à l'instar de tous les enseignements du Bouddha, un principe dogmatique à plaquer sur la réalité, mais un outil de contemplation, permettant petit à petit de ne plus rien considérer comme moi, mien » et de déraciner le réflexe permanent d'appropriation. La croyance en un moi indépendant étant l'un des plus puissants liens nous retenant à la roue du samsara, c'est-à-dire à la répétition compulsive et non consciente d'actions génératrices de souffrance pour soi-même et les autres. source zozottele 17 avril 2022 à 2028 • 79927MaisEncore,ne soit pas désolée, sinon je devrais l'être aussi😀 C'est bien, très bien même,que nous échangions. Et nous sommes assez grands pour savoir faire la part des choses,et c'est ça qui est génial ! Alors ne nous genons pas d'être nous mêmes,car nous aimons nos prochains,donc pas de problème à étre nous même 😉 Les us et coutumes,il n'y a pas que toi qui a du mal,moi aussi tu vois. Mais ça ne doit pas nous bloquer, ça doit juste nous permettre d'être encore plus vivants et attentif à ceux qu'on aime. zozottele 18 avril 2022 à 0726 • 79934Ben mince,,je me demande maintenant si mon précédent message ne fais pas "moralisateur" ou je ne sais quoi d'autre ! Alors je dirais ça, j'aime beaucoup échanger avec toi MaisEncore,et avec vous tous ici,et comme disait l'autre, "pourvu que ça dure!" Allez,bon lundi de Pâques à vous tous, n'abusez pas du chocolat ! Le chocolat, c'est comme les us et coutumes, c'est bien, mais il ne faut pas en abuser ! Bon j'arrête j'arrête !😄 MaisEncorele 18 avril 2022 à 1513 • 79947Tout va bien zozotte, tant que nos "moi-même" auront envie se lier aux autres alors cela durera. Mais le partage ça s'éprouve... charge à moi de mesurer mes élans et charge à toi de ne plus "écorcher mon p'tit coeur tout mou" ! On va bien y arriver 😉. Et si je veux j'ai le droit de dire Le chocolat, c'est no limit !!!! 😄 🤘 D'ailleurs j'ai vu La Femme Chocolat traîner du côté de l'humeur musicale du moment... elle a fait un petit crocher par ici pour participer à la discussion 😉 voir la vidéo Kobayashile 18 avril 2022 à 2224 • 79964zozotte je dirais ressentir un bonheur inaltérable et une joie infinie ! 😜 MaisEncorele 19 avril 2022 à 1602 • 80000Alors... La béatitude, la résilience, la résistance, l'égoïsme, l'innocence, la transformation, la vision, l'unité, la multiplicité... C'est tout ça Être ou Vivre en réalisant dans les 2 sens du terme ce que l'on est, non ? Que la seule notion qui peut nous être réellement commune n'est-elle pas celle du choix ? Que tout est question d'ouverture d'esprit, de croyances et de choix ? 🙂 zozottele 19 avril 2022 à 1807 • 80002Croyances et choix oui. Chacun ses choix et ses croyances. Être soi même, c'est croire en ses mal ça oui! Mais pourquoi parler d'égoïsme ? MaisEncorele 19 avril 2022 à 1839 • 80004Égoïsme pour évoquer tout ce qui se rattache à la construction et la "nourriture" de l'ego comme élément protecteur ou émancipateur par exemple cela peut être une première marche. Tu remarqueras que je ne prends que des exemples positifs cette fois, j'ai bien compris qu'ici nous sommes tous des 😇 😄. Mais oui, effectivement il y avait peut-être mieux comme terme, si tu as... 😉 Et pourquoi éluder "ouverture d'esprit" ? Kobayashile 19 avril 2022 à 2143 • 80019MaisEncore la question du choix, effectivement. Je croyais que tout le monde, comme moi, avait une claire vision des choix dans sa vie et la capacité de les choisir en complète connaissance de causes. Hélas, je découvre avec sutpeur et effroie que je suis un cas rare, à la fois sur la claire vision des choix et sur la capacité à choisir. L'ignorance est largement répandue, et le choix en pâti. D'ailleurs, si chacun était en pleine possession des choix, je pense que le monde serait bien différent...😜 Corolaire, être soi-même n'est pas acquis ! MaisEncorele 19 avril 2022 à 2251 • 80024Kobayashi, là encore je n'ai peut-être pas employé le bon terme. Je voulais exprimer "la volonté de"... qui me paraissait être le point commun trouvé aux quelques définitions exprimées ici. Car s'il y a bien une particularité à cette question de départ c'est que, passé la standardisée, la réponse est induite il y a autant d'approches et d'appropriations que d'individus, que de "soi"... 😉. D'ailleurs je remarque que personne ne l'a donné cette réponse standardisée, que chacun a foncé direct sur sa propre vision et/ou utilisation. Cela montre les démarches individuelles qui sont opérées et engagées par chacun de nous, je trouve ça chouette... Pour la question du choix, oui, il est bien dépendant de l'ouverture d'esprit et des connaissances qui vont pouvoir ou non en découler... C'est aller un peu vite que de dire cela car cela ne prend pas en compte tout notre environnement porteur des non-choix auxquels nous sommes soumis, mais restons sur le choix conscient et possible pour l'instant 😉 L'ouverture d'esprit est pour moi la curiosité, l'envie, la joie du fait même d'apprendre donc de se transformer à chaque instant et indéfiniment. L'ignorance est castratrice, pire encore elle est souvent porteuse de nos plus grandes peurs... Enfin il me semble... Donc, comme je l'ai déjà dit sur un autre fil, pour moi le moteur de tout réacteur c'est l'envie ! Il faut donner envie, je reste persuadée que la première action humanitaire qui devrait être engagée partout sur cette planète c'est celle de donner envie à tous, l'envie de comprendre pour s'améliorer, l'envie de s'améliorer pour aimer tout ce qu'il y a à aimer !!!! 🤘 🤘 🤘 🤘 Bon ça y est Kobayashi, tu as réussi à me faire craquer 😄 😉 PS Depuis le début, "être soi-même" est systématiquement associé à une notion positive... C'est aller un peu vite là aussi je crois... Mais plus tard peut-être 🙂 Opicinole 19 avril 2022 à 2342 • 80026Et si le moteur de la vie était aussi la douleur ? Je cherche à manger pour calmer cette faim irritante et éreintante. Le nourrisson cherche dit-on, à plaire pour se remplir la panse. L'envie vient après ou est un luxe qui survient quand le corps fait silence et que l'on peut enfin entendre ce moteur ronronner. On peut être soi quand on est acteur et parce que l'on est acteur. Et je peux être acteur en décrétant ne rien faire. Le faire ne conditionne pas mon identité, c'est mon lien avec l'instant qui le matérialise. Je suis moi même en forçant ma respiration, en la rompant avec ce mécanisme naturel qui fait gonfler mes poumons. Donc être soi même est aussi une rupture. C'est être lié et délié, agréer et disgreer, intercaler un truc entre la réalité que je présente et le présent. Un truc qui n'entre pas forcément dans l'ordre des choses, la continuité attendue. Donc oui cette notion n'a pas de connotation forcément positive, je peux vouloir accéder au mal, exercer mon moi être dans la douleur et lui faire toucher à mes yeux une puissance enivrante. je vois personnellement un être soi comme une arabesque. Celle qui se façonne dans l'eau quand un objet y pénètre. Aucune arabesque ne ressemble à une autre. Les ronds d'eau autour de ma personne, en dedans et en dehors sont des émanations de cet être là que je figure à mes yeux pour commencer et aux yeux des autres par espérance. zozottele 20 avril 2022 à 0751 • 80035MaisEncore je n'elude pas ouverture d'esprit non non, je la place même au premier rang. Je n'elude aucun terme que tu employais. Je m'interrogeait sur l'égoïsme. Et je comprends ce que tu veux dire, être soi même, ça peut être négatif. Tu as raison je pense. Je ne trouve pas mieux que égoïsme d'ailleurs,ou je dirais à la place "se mettre des limites" Après négatif pour qui du coup, pour celui qui pense être lui même,ou pour son entourage ? Si c'est pour lui même et qu'il est heureux, laissons le comme il est. Si c'est pour son entourage,il faut en passer par la discussion. Si ça va plus loin, comme un tueur pour prendre un exemple tout bête, c'est à la loi de trancher. Le tueur sera lui même, mais en prison. C'est mon ouverture d'esprit quoi,mon être moi même. Opicino être soi même c'est être acteur, j'aime beaucoup. Le moteur de la vie peut être la douleur je suis d'accord. De mon côté, je vois la douleur comme une épreuve de la vie qu'il faut accepter, pour l'appréhender, la digérer, puis rebondir. Et rejoindre ainsi la joie infinie et le bonheur inaltérable de Kobayashi. Kobayashile 20 avril 2022 à 2334 • 80070Opicino la douleur ou l'état d'enfer, la dépression quoi. C'est un état de vie. En sortir demande volonté et aides. MaisEncore serait-ce une idée de la compassion ? Là encore le premier pas est important. Mettre l'énergie pour faire le premier pas, puis le deuxième, etc. Planter une cause positive va engendrer des effets positifs et d'autres causes positives. Toute la difficulté est de parvenir à transformer une situation négative en quelque chose de positif ! iM9quuphle 21 avril 2022 à 0725 • 80073citation En sortir demande volonté et aides. mon avis perso c'est bien plus une question de Temps que de Volonté 😡 Amarle 21 avril 2022 à 0929 • 80082Je crois qu'on est toujours soi même. En permanence. Il faut peut-être juste l'accepter. MaisEncorele 21 avril 2022 à 1630 • 80090Opicino, Ces liens de soumission aux besoins primaires peuvent effectivement être perçus comme négatifs et manipulations remplissant des fonctions vitales. Mais on peut les voir aussi comme des liens positifs d'union à un grand tout »... Depuis l'enfance on nous présente les lois de la nature principalement par la chaîne alimentaire ! Limité, non ? Oui dans la nature rien n'est laissé au hasard, tout a son utilité, tout est complémentarité qui va manger qui, qui va séduire qui l'exemple que tu fais de l'enfant pour survivre et faire perdurer son espèce. Oui nous pouvons voir cette soumission aux mécanismes vitaux comme douloureuse mais nous pouvons aussi la voir comme une mécanique de vie qui appelle toujours la vie... Et nous concernant, pouvons-nous parler de rupture » ? Concevoir que nous pourrions réellement nous désolidariser de la nature ? Avant de pénétrer dans l'eau et faire ses arabesques, l'objet ou ta personne est-elle dans rien » ? 😉 Quand à la jouissance d'explorer cette mécanique dans ces plus sombres et profonds recoins, c'est vrai, il ne faut pas nier son existence, son pouvoir et sa force. Après... qui dit mécanique dit rouages fait d'engrenages 😉 et tout l'enjeu du guide de survie du petit Être que nous sommes réside dans sa capacité à savoir remonter autant que descendre... Pour cela il faut trouver + fabriquer ses propres outils, et avoir du temps oui iM9quuph. Kobayashi, Compassion ? Je ne sais pas, personnellement je le vis plutôt comme se sentir lié à ce grand tout » que j'évoquais à l'instant. Le mot compassion me donne un goût d'ascendant de l'un sur l'autre alors bof bof... Mais c'est peut-être moi qui ne sais pas ce qu'est la compassion 😉. J'ai employé le terme envie » à dessein et non cause ou chose positive car regarde bien les mécanismes pour garder l'image qui se mettent en place et en route avec l'envie, sens comme c'est précis et force... Ce qu'il y a de particulier dans l'envie, je crois, c'est qu'elle n'est que l'étincelle, elle laisse donc intacte la liberté qui est propre à chacun pour poursuivre à sa façon. Cette notion de liberté est très importante pour moi. Mais oui, faut-il encore trouver comment donner envie... ce n'est pas facile ; l'observation de "l'autre" et l'énergie que l'on peut véhiculer soi-même sont cependant de bons supports 😉. iM9quuph, nous ne sommes pas revenus sur Anatta »... Il est toujours délicat de parler des croyances mais cette approche, même si un peu pointue, est très intéressante. Tu ne veux pas te lancer » un peu ? 😉 Amar, zozotte, Accepter quoi ? On ne peut accepter que ce que l'on connaît sinon cela s'appelle de la soumission non consciente donc non active pour reprendre la notion d' acteur » qui est très juste. La réponse à la question de départ serait alors on sait pas et on laisse faire ! 😉 Donc cette notion de l'Être conscient de ce qu'il Est tombe à l'eau, cela ne va pas plaire à certains 😄😂, ce n'est pas vraiment le reflet de ces grandes qualités et capacités supérieures que l'on prête à l'Homme... Non ? 🙂 zozottele 21 avril 2022 à 1807 • 80092citation on sait pas et on laisse faire. Ou c'est tout le contraire? Amarle 21 avril 2022 à 1818 • 80093Accepter que nos différentes facettes sont le puzzle de ce que nous sommes. Vouloir savoir ce que signifie être soi me fait croire qu'il y a un décalage entre un soi imaginé idéalisé ? et un soi constaté. Or je pense que les 2 sont juste les facettes d'une même personne. Après, est-ce que ces différents soi sont acceptés, c'est un point personnel iM9quuphle 21 avril 2022 à 1844 • 80094citation nous ne sommes pas revenus sur Anatta » MaisEncore il en est justement question dans le chapitre que vient de terminer Livre Comprendre la pensée du Bouddha Premiere partie ce que le bouddhisme n'est pas dans cette partie les chapitres abordent les préjugés sur le bouddhisme citation Chapitre 2 Le Bouddha et l'hindouisme Préjugé n°2 "La pensée du Bouddha ne présente que des différences superficielles avec l'hindouisme. Corrollaire comme ce dernier, le bouddhisme enseigne que l'âme de l'homme est divine et que le but de la vie sprituelle est de réaliser son identité avec l'absolu" Mon marque-page est sur la définition du mot Anatta je peux te la retranscrire ici si tu le souhaites 😉 Kobayashile 22 avril 2022 à 1133 • 80127MaisEncore la compassion est déjà celle que l'on a pour soi-même, de s'accepter tel que l'on est, de s'aimer et de s'apprécier, tout en continuant à progresser dans la vie. Au contraire de la pitié, il n'y a pas de jugement ni d'ascendance dans la compassion. On pourrait dire que c'est une forme d'amour universel dans l'action. iM9quuph invoquer le bouddhisme sans autre précision mène nulle part. Le bouddha Shakyamuni, celui que tout le monde appelle Bouddha, a enseigné pendant 50 ans et a livré un enseignement très progressif et didactique comportant 84000 corbeilles. Tu peux y trouver tout et son contraire, sorti du contexte. Donc, non le bouddhisme ne soccupe pas de divin ou d'âme. Il s'occupe de la vie de l'homme sur la terre, comme le Bouddha l'a enseigné. Cela n'enlève rien à la possibilité d'une cosmogonie, juste ce n'est pas le sujet du bouddhisme. Par contre le bouddisme est très précis sur le fonctionnement de l'être humain, notamment dans le Sûtra du Lotus, le dernier enseignement avant le Nirvana. zozottele 22 avril 2022 à 1704 • 80134Soyons notre propre Bouddha pour atteindre notre propre Nirvana. Quitte à passer pour un égoïste. MaisEncorele 22 avril 2022 à 1706 • 80135Amar, je comprends mieux, tu ne disais pas qu'il ne fallait pas aller chercher plus loin... Que nous sommes constamment nous-même et qu'il ne s'agit que d'une question de point de vue. C'est bien cela ? Si oui, pourquoi accepter l'idée de 2 "soi" alors ? Puisque l'imaginé et le constaté seraient le "soi-même" qui nous définit. Qu'appelles-tu facettes ? Simples variations adaptatives ou réellement entités distinctes ? iM9quuph, je t'invitais à nous parler de ton cheminement, avec tes mots à toi 🙂. Regarde, moi qui suis timide, je prends le risque. Je me fais claquer la porte au nez, tirer les cheveux... mais j'y vais quand même, et ce pour le plaisir de cheminer avec d'autres bien qu'il faille éviter les nid-de-poule sur la route, les crevasses dans la glace ou les ravins bordant les chemins de montagne que sont les jugements. Nous pouvons toujours donner nos sentiments et avis je crois, si ceux-ci font toujours place et appel à "mais encore..." 😉, ils ne peuvent qu'être richesses partagées 🙂... Kobayashi, je vois tout à fait ce que tu veux dire et pour en revenir aux débuts de cette idée, il est bien question de l'amour de soi et des autres. Et j'ai tendance à toujours voir la diffusion des bonnes et belles intentions plutôt que l'affrontement des négatives comme tu sembles souhaiter le faire. Je ne suis pas douée pour ça, moi je suis une diplomate, une médiatrice 😉😉. Ma posture est plus dans la "transformation" que dans la "correction", plus dans l'enrichissement de l'environnement général. La faiblesse que l'on pourrait trouver à cette posture est qu'elle n'attend pas de résultat, elle donne pour donner et laisse chacun libre de s'enrichir ou pas. Il est donc plus difficile pour moi de penser "déconstruction" pour aider quelqu'un... Quand au terme compassion, j'ai encore du mal à ne pas entendre le sentiment de pitié ainsi que sa racine ecclésiastique. Tu ne m'en veux pas 😇? Je lui préfère la "prise en compte" ou "respect" de l'autre, notions ignorées et/ou dévalorisées aujourd'hui, à mon grand regret... 😉 iM9quuphle 22 avril 2022 à 1817 • 80138MaisEncore je trouve le concept de non-soi particulierement intéressant, je me demande juste combien sommes nous curieux par l'idée de mettre de coté le concept d'identitité indivisible est permanente. MaisEncorele 22 avril 2022 à 2136 • 80149citation un outil de contemplation, permettant petit à petit de ne plus rien considérer comme moi, mien » et de déraciner le réflexe permanent d'appropriation iM9quuph, c'est ce que je trouve intéressant... Pour toi, à quoi peut servir cette contemplation ou ce "non-moi" pour enrichir le "moi" ? Quelle transformation permet-elle ? PS Je ne suis pas certaine d'avoir bien compris "le concept d'identitité indivisible est permanente". = Identité qui se pense différente et/ou séparée de la nature ? iM9quuphle 22 avril 2022 à 2145 • 80153MaisEncore quelle transformation ? découvrir que ce que l'on croit être n'est que suite de phenomenes naissants, subsistants, disparaissants, dans un enchainement si rapide qu'il nous illusionne d'un soi, d'un ego existant, existant et existant encore. citation "le concept d'identitité indivisible est permanente". peut être cela répond aussi à cette question. 22 avril 2022 à 2159 • 80155Je suis d'accord avec toi iM9quuph, on ne pense qu'au passé et au futur, ou, autrement dit, à ce qui nous a "fait" et à ce que nous ferons. Et l'être la présence passe à la trappe. Sauf quand on est en train de se régaler. Mais de quoi? De ressentir, par les sens. Sinon, il y a le coeur, et ces sentiments qui nous font comme une alarme. MaisEncorele 22 avril 2022 à 2207 • 80156Oups, Juliette. je ne t'ai pas vu passer... J'étais sur le post précédent ; je pense à ce que tu as écrit et je reviens 🙂 😉 ... L'homme "lambda" que nous sommes se pose la question de savoir "ce" qu'il est car sa conscience lui permet d'avoir la une vision et un rapport au monde. Il a besoin de ce repère qu'il appelle ego... ce qui ne l'empêche pas d'avoir conscience du mouvement constant et permanent de celui-ci. Des disciplines nous permettent de percevoir et d'atteindre certains stades / niveaux de conscience et c'est en cela que je me demandais comment utiliser ces voies pour transformer / enrichir notre présence et action individuelle ici et maintenant, dans un collectif / une vie sociale... Je compte sur toi iM9quuph pour me dire si je me perds, hein 😉 Tethysle 23 avril 2022 à 0242 • 80173Bonjour à tous et merci pour l'ouverture de ce fil zozotte 👍 J'ai pour ma part apprécié l'ensemble de vos contributions qui sont autant de regards croisés et donc de réponses à la question posée. 👍 Je pense notamment à celle de Amar que je trouve particulièrement pertinente tout comme les précisions apportées "Accepter que nos différentes facettes sont le puzzle de ce que nous sommes. Vouloir savoir ce que signifie être soi me fait croire qu'il y a un décalage entre un soi imaginé idéalisé ? et un soi constaté. Or je pense que les 2 sont juste les facettes d'une même personne. Après, est-ce que ces différents soi sont acceptés, c'est un point personnel" Le propos developpé par Amar rejoint en effet celui du champ psychanalytique Être Soi reviendrait donc à parvenir à minimiser ses biais, à interroger ses actions à la lumière de notre passé introspection et de nos futures réalisations. Être Soi impliquerait surtout de pouvoir mesurer et comprendre dans quelle mesure notre adaptabilité sociale, produit de la construction de nos acquis, de notre éducation et notre expérience, nous pousserait à nous éloigner de ce que nous sommes ou souhaiterions être idéalement. Aussi, cette quête du Soi impliquerait nécessairement une part de déconstruction afin de pouvoir pleinement s'accepter Soi dans son rapport à l'Autre et aux autres, sans pour autant céder à ses pulsions primaires. On ne pourrait donc qu'être plus fidèle à ce que l'on est sans pourtant être totalement Soi sauf à supposer de renoncer à l'idée d'être un animal social. MaisEncore "Accepter quoi ? On ne peut accepter que ce que l'on connaît sinon cela s'appelle de la soumission non consciente donc non active pour reprendre la notion d' acteur » qui est très juste. La réponse à la question de départ serait alors on sait pas et on laisse faire ! ? Donc cette notion de l'Être conscient de ce qu'il Est tombe à l'eau, cela ne va pas plaire à certains ??" S'accepter reviendrait donc à pouvoir se voir mais surtout à se reconnaître aussi dans le lien qui nous unit à l'Autre. Parce l'on accepterait le fait d'être soumis à des mécanismes psychiques inconscients et que l'on se rendrait capables de leur observation et compréhension, alors nous pourrions Être l'acteur de ce Soi que l'on aurait enfin accepté; en somme, devenir un Être conscient, observateur de son inconscience. 😄 MaisEncore "Depuis l'enfance on nous présente les lois de la nature principalement par la chaîne alimentaire ! Limité, non ? Oui dans la nature rien n'est laissé au hasard, tout a son utilité, tout est complémentarité ..." Le hasard, l'aléatoire, existe dans la Nature s'agissant par exemple de l'évolution des espèces mutation, migration de populations, sélection naturelle, dérive génétique,.. 😉 Quelle est la part de déterminisme dans le Vivant et à l'inverse d'indéterminisme ? Toute loi nécessaire est-elle pour autant déterministe ? Serions-nous alors tous condamnés à la répétition de nos comportements et par là même aveuglés par l'illusion du Soi ? MaisEncore "Et nous concernant, pouvons-nous parler de rupture » ? Concevoir que nous pourrions réellement nous désolidariser de la nature ?" Je suis d'accord avec toi sur le fait qu'en tant qu'espèce parmi d'autres espèces, l'Homme n'est pas en dehors de la Nature et ce, même s'il feint de l'oublier au point de vouloir la maîtriser jusqu'à la déréguler et la détruire. Cependant, l'Homme est-il nécessairement condamné à sa nature dès lors qu'il conscience de celle-ci au point de pouvoir l'observer ? 😉 C'est parce que nous avons la conscience de ce que nous sommes que nous pouvons, selon moi, dépasser nos comportements instinctifs et oeuvrer pour rompre la chaîne des répétitions afin d'Etre l'acteur de celui que nous deviendrons par la reconnaissance du Soi. iM9quuphle 23 avril 2022 à 0242 • 80174citation pour me dire si je me perds, je n'ai pas l'impression qur tu te perde MaisEncore citation transformer / enrichir notre présence et action individuelle ici et maintenant, dans un collectif / une vie sociale... par une pensée, une parole, une action sans ego je pense qu'il est possible d'acceder à un pouvoir qui soit autant bénéfique à soi qu'aux autres désolé, il est 02h36, c'est mon inspiration un peu embrumée qui s'exprime. Juliette. citation Sauf quand on est en train de se régaler. Mais de quoi? De ressentir, par les sens. La sensualité est à prendre telle quelle, le plus difficile est d'être attentif aux constructions mentales qu'elle peux provoquer. désolé, il est 02h40, la brume est encore présente. 23 avril 2022 à 0317 • 80180Etre ici et maintenant suffit, cela s'appelle la conscience. 😋 😛 zozottele 23 avril 2022 à 0646 • 80197Il s'en passe des choses à 2h42 ici!😄 Je réponds sur le "accepter quoi", tout en disant aussi que Amar a très bien expliqué je trouve,et j'aime beaucoup le rappel que c'est aussi personnel. Nous sommes tous différents, alors nous ne trouverons jamais un accord sur tout. Et c'est tant mieux. Pour moi, s'accepter, ça n'empêche pas d'évoluer encore et encore. C'est même plus facile d'évoluer une fois que l'on a acceptés qui l'on est. Accepter que l'on ai des défauts ne veut pas dire ne pas vouloir changer. Ça veut plutôt dire se comprendre, pourquoi nous réagissons comme ça, à un instant T,au présent donc. Pouvons nous réagir autrement dans une même situation ultérieure ? Désirons nous nous améliorer ? C'est en s'acceptant que nous pouvons évoluer. C'est ma vision. S'accepter comme nous sommes pour vivre pleinement au présent. Nous avons tous des visions différentes et c'est aussi personnel, personne n'a raison ou tord. L'important c'est de vivre au mieux,en nous même et avec les autres. Kobayashile 23 avril 2022 à 1837 • 80237Juliette. intéressant cette référence au passé et au présent. En fait, il n'existe que le présent, qui contient à la fois le passé et le futur. Le passé apporte les effets des causes, elles-mêmes plantées dans le présent vers le futur. Le non-soi amène au nihilisme. On a vu ce que cela donne, aussi bien en systèmes politiques qu'en religion. Le non-soi ne fonctionne pas quand on est vivant. Le vrai non-soi est l'inverse de la vie, donc la mort. En bref, je suis bien ici et maintenant, les romains avaient raison ! 😂 MaisEncorele 24 avril 2022 à 0024 • 80260Tethys citation Je crois qu'on est toujours soi même. En permanence. Il faut peut-être juste l'accepter. Ma question "Accepter quoi ?" faisait suite à ce propos d'Amar. Elle était donc le questionnement d'une affirmation qui me semblait un peu rapide donc pas explicite, le but étant de connaître le contenu plutôt que de donner un avis. J'aurais peut-être dû m'abstenir de décrire ce qui pour moi n'était que l'illustration d'une possible interprétation de ces propos trop "rapides". Ce qui a peut-être brouillé la piste de mes intentions... mais le détail donné par la suite a permis de continuer... citation "Le hasard, l'aléatoire, existe dans la Nature s'agissant par exemple de l'évolution des espèces mutation, migration de populations, sélection naturelle, dérive génétique,.. Pour l'instant, personnellement, je ne le crois pas...😉. Et les exemples que tu donnes sont, il me semble, résultats d'adaptation à des éléments et évènements. citation "Cependant, l'Homme est-il nécessairement condamné à sa nature dès lors qu'il conscience de celle-ci au point de pouvoir l'observer ? C'est parce que nous avons la conscience de ce que nous sommes que nous pouvons, selon moi, dépasser nos comportements instinctifs et oeuvrer pour rompre la chaîne des répétitions afin d'Etre l'acteur de celui que nous deviendrons par la reconnaissance du Soi." En quoi être conscient et capable d'observer sa nature nous mènerait à l'effacer ? Pouvons-nous vraiment et devons-nous croire qu'il serait possible de nous soustraire à la Nature ? Par contre, ce dont nous sommes sûrs c'est que nous pouvons la transformer, l'améliorer... je ne pense pas que vivre "notre nature" comme une condamnation et/ou la nier soit la solution. Kobayashi Pas de panique 😉, nous pouvons voir le "non-soi" comme un outil ou un exercice nous permettant d'atteindre un certain état de conscience, ce qui n'empêche de revenir et rester dans la vraie vie quand même, non ? Les enseignements sont toujours intéressants s'ils sont mis en parallèle avec d'autres, rien ne nous oblige à désirer atteindre le Nirvana, qui oui se veut "hors" du temps et du monde... Tethysle 24 avril 2022 à 0045 • 80262citation Ma question "Accepter quoi ?" faisait suite à ce propos d'Amar. Elle était donc le questionnement d'une affirmation qui me semblait un peu rapide donc pas explicite, le but étant de connaître le contenu plutôt que de donner un avis. MaisEncore Cela ne m'empêche pas de donner mon avis. 👍 citation Pour l'instant, personnellement, je ne le crois pas...?. Et les exemples que tu donnes sont, il me semble, résultats d'adaptation à des éléments et évènements. Oh, je pense qu'il s'agit moins d'une affaire de croyances que de statistiques en réalité. 😉 citation En quoi être conscient et capable d'observer sa nature nous mènerait à l'effacer ? Pouvons-nous vraiment et devons-nous croire qu'il serait possible de nous soustraire à la Nature ? Par contre, ce dont nous sommes sûrs c'est que nous pouvons la transformer, l'améliorer... je ne pense pas que vivre "notre nature" comme une condamnation et/ou la nier soit la solution. Je n'ai aucunement prétendu que l'Homme pouvait "effacer" sa nature bien au contraire puisque je considère, tout comme toi, qu'en tant qu'espèce vivante il ne saurait être en dehors de la Nature. Ce que je dis est que parce l'Homme peut s'observer et a conscience de sa nature, il dispose de bon nombre de clefs pour la dépasser. Kobayashile 24 avril 2022 à 1601 • 80285Tethys, MaisEncore, cette question sur le ressenti soi-même et le paraître être soi reste à mon avis ouverte. Si le but est de faire correspondre l'un à l'autre, "être soi-même", cela signifirait deux choses que je suis capable de transmettre ce que je suis dans mon paraître, et deux, que les autres comprennent est perçoivent mon être et mon paraître. Pour ces deux points, je pense et l'expérience me le montre, que nous sommes en décalage plus ou moins grand entre notre être et notre paraître, et surtout, que les autres perçoivent tous des choses différentes à un instant T. J'écarte les manipulateurs professionnels comme les acteurs, par exemple. Là où cela devient intéressant est de réitérer l'être et le paraître. Au fil du temps, je pense que l'on parvient à déceler chez soi et chez les autres de grandes tendances dans l'être et le paraître. Il y a aussi des personnes avec une sensibilité plus forte qui vont capter de suite une personne, même si elle croit ne rien montrer de son être. Cela créé un autre déalage, relationnelle, entre les consciences réciproques et les perceptions. On arrive maintenant à un autre sujet, les émotions et les sentiments, vecteurs des relations entre les êtres. Bigre 😜 Opicinole 24 avril 2022 à 1945 • 80300Oui car dans l'être s'enoncerait le paraître et ce souci de se représenter aux yeux des autres est plutôt puissant. Or qui dit représentation dit image. Quelle image vais-je produire aux yeux des autres ? Pour certains, c'est commode, tant il y a des codes, un cadastre qui stratifient les images pour une traduction claire. Je suis un actif donc je suis ceci, je suis gros donc me voici cela, je suis en costard cravate et donc le voussoiement me sera octroyé naturellement. Que des clichés en somme, qui ont la vie dure et donc lois voic peints suivant des traits et une couleurs sur lesquels nous n'avons pas la maîtrise. C'est angoissant et oppressant. Certains conscients de cette image en font leur marque et se contraignent à dissimuler ce qu'ils sont pour simuler ce qu'ils ne sont pas, afin de se conformer à cette image qu'ils donnent d'eux. Le but étant de devenir un objet d'attention, qu'on retient là une embauche ou ici un groupe côté, huppé. Et donc aussi la belle affaire d'être admirable s'il n'y a personne pour nous admirer. L'image nous supplante et confère notre importance aux yeux des autres à notre détriment car alors on ne devient plus ce que l'on doit devenir deviens ce que tu es, on devient ce que d'autres veulent que nous soyons. D'autant qu'on ne se voit pas. on donne à voir. Mais on est aveugle sur soi même dépendant de l'autre et de son regard qui conditionne son avis. Aussi être soi même étrangement impliquerait de se détacher du regard de l'autre pour pourvoir se voir un peu plus sans tous ces artifices et attentes implicites, dénudé de ce paraître. zozottele 24 avril 2022 à 2259 • 80303citation Aussi être soi même étrangement impliquerait de se détacher du regard de l'autre pour pourvoir se voir un peu plus sans tous ces artifices et attentes implicites, dénudé de ce paraître. Oui,je le crois. Est ce vraiment impossible pour vous ? Je crois connaître la réponse.🙁 Allez un petit rappel de Sarte ! L'enfer c'est les autres, signifie que l'enfer, c'est se demander ce que les autres pensent de un enfer de se demander en permanence quelle image nous renvoyons. Alors arrêtons de nous demander ce que les autres pensent de nous,et vivons. Au boulot ou ailleurs, c'est pareil. Opicinole 24 avril 2022 à 2348 • 80305Oui mais hic car en même temps, les hommes ne sont pas des îles. Je pense que cette interrogation sur ce que nous sommes tient à une pression qui a été faite dès lors qu'on a saucissonné l'homme avec un grand H, on a saucissonné la femme aussi, considérant l'individu comme une réalité indépendante séparée comme recluse sur elle. Or quoi qu'on dise, le soleil n'est pas soi, mais bien cet autre qui est infernal car il nous rappelle la chaîne qu'on poursuit avec lui. Car ce qui est beau, bellement éprouvant je veux dire, est cet échange avec l'autre, cette transfusion qu'on opère avec l'autre qui nous traverse aussi. Que suis-je seule ? zozottele 25 avril 2022 à 0723 • 80320citation ce qui est beau, bellement éprouvant je veux dire, est cet échange avec l'autre, cette transfusion qu'on opère avec l'autre qui nous traverse aussi. Que suis-je seule ? Je suis pleinement d'accord Opicino. Seul non. Echange, écoute,remise en cause personnel,partage, etc etc,oui. Mais se soucier de notre image,non. Être conscient de nos forces et nos faiblesses pour ne pas craindre l'image que nous renvoyons. Mais ça n'empêche pas l'échange,au contraire,il faut rester ouvert et a l'écoute. C'est une nuance très importante qui change tout. Eiramle 25 avril 2022 à 1355 • 80340citation si être soi même n'est pas un état,mais un cheminement, alors nous ne sommes donc jamais nous mêmes ? L'équilibre n'est qu'un instant entre deux déséquilibres. Pour autant l'équilibre existe. Je suis Moi, changeante, jamais la même mais toujours Moi. Evanescente... Nébuleuse... Celui ou celle qui me donne matière me voit, me donne visibilité, mais ma réalité a toujours été. Rajout En fait c'est vraiment une question qui m'a beaucoup travaillée à un moment, parce que j'ai une capacité d'ada^tation forte, en mode caméléon, et je me suis posée la question, un jour et ce n'était pas un bon jour forcément, un peu effrayée, si j'allais pouvoir retrouver ma "peau d'origine", si je ne m'étais pas perdue moi-même, à force de tant m'adapter à mon environnement extérieur... Puis j'ai compris que ma peau d'origine n'a jamais disparue, elle est souple et flexible, changeante, mais c'est toujours la même peau, la mienne, qui évolue en fonction de mon intérieur, lui-même évoluant en fonction de l'extérieur. Kobayashile 25 avril 2022 à 2153 • 80369Eiram intéressant, une zèbre caméléon, je me demandais s'il en existait d'autres 😜 Et si on prenait la couleur de l'univers ? iM9quuphle 26 avril 2022 à 0159 • 80384citation Il n'y a pas eux, il y a seulement nous.
Il n’y a rien d’anodin pour celui dont le corps et parfois la vie sont soumis aux mains des professionnels de soins, à leurs savoirs, leurs techniques, leur raisonnement clinique, leur capacité de prendre ou non au sérieux ce qui est important pour celui qui souffre ou plus simplement pour celui qui s’inquiète de ce qui lui arrive ou de ce qu’il va devenir. Il n’y a dès lors rien d’anodin dans la manière de se présenter à l’autre, de le regarder, de lui parler, de l’écouter, de le toucher, de lui annoncer un diagnostic, de lui proposer un traitement, de procéder à des actes de soins, etc. Et c’est parce qu’il n’y a rien d’anodin lorsque les professionnels interviennent sur le corps et dans la vie d’un autre que des pratiques bonnes ne sauraient se réduire à l’application même rigoureuse des guides qui ont pour mission de les décrire. C’est parce qu’il n’y a rien d’anodin qu’une vigilance tant individuelle que collective est requise, une vigilance qui doit être pensée et entretenue, une vigilance qui requiert de l’effort. L’effort de ne pas confondre la personne avec nos savoirs, avec nos valeurs et convictions, de ne pas la réduire aux actes qui nous semblent utiles. Effort encore de ne pas sous-estimer que chacun vit comme il le peut ce qu’il a à vivre lorsque la maladie surgit ou la dépendance s’installe. Effort, enfi n, de ne pas minimiser les inquiétudes discrètes voire les souffrances secrètes qui parfois agitent intérieurement et intensément une double contrainteDes soins d’une très grande qualité technique ou scientifique peuvent être prodigués dans l’oubli de la singularité et de la sensibilité de la personne à laquelle ils se destinent. En telle circonstance, si la qualité des actes posés ou des soins donnés est présente, celle de l’attention à la personne, en revanche, manquera parfois douloureusement aux destinataires mêmes de ces actes de soins. S’il est indispensable de souligner l’intérêt majeur des développements et des performances technoscientifiques de la médecine, ceux-ci ne pourraient, cependant, se suffire à eux-mêmes et se penser en tant que tels. Il nous faut, en effet, également constater la volonté de plus en plus affirmée des patients et de leur entourage, c’est-à-dire de la population, d’être considérés comme des interlocuteurs pour les soins de toute nature qui les concernent. Ils veulent, de la sorte, exister en tant que sujets dans la relation de soin, ce qui nécessite en toute circonstance de se rappeler que le malade n’est pas la maladie qu’il nouvelle exigence se caractérisant par une double contrainte a ainsi progressivement vu le jour, celle de la meilleure qualité technoscientifique possible associée à un niveau élevé d’attention portée à la personne et à ce qu’elle et ses proches ont à vivre dans la situation qui est la leur. La prise en compte de cette double contrainte ne va pas de soi tant elle ne s’inscrit pas historiquement dans la manière qu’ont eu, d’une part, la médecine scientifique de se concevoir et d’évoluer et, d’autre part, le système de soins de se penser et de s’ une pratique infirmière ne saurait, à mes yeux, être qualifiée de qualité » si le sujet ne se sent pas exister, si la personne à qui l’on donne des soins et son entourage se sentent banalisés dans ce qu’ils sont en train de vivre, d’éprouver, d’appréhender, de redouter peut-être. Et ce qui se vit par les personnes concernées ne se réduit ni au bon diagnostic, ni à la nature plus ou moins importante de la maladie et au traitement proposé et mis en oeuvre, ni aux différents types de soins infirmiers que nécessite son état. C’est d’intériorité d’une existence dont il est ici question et non seulement des aspects fonctionnels de la vie biologique et de ses équilibres de soin dans les soinsLa nécessité pour une pratique infirmière de qualité d’un niveau élevé d’attention peut s’exprimer par l’expression mettre plus de soin dans les soins, c’est-à-dire plus d’attention particulière portée à la personne à qui l’on donne, à qui l’on prodigue ou à qui l’on fait des soins. La distinction entre ces deux vocables – le soin et les soins – devient, aujourd’hui, plus familière et la confusion entre les expressions faire des soins et prendre soin semble, petit à petit, s’estomper. Une prise de conscience s’est ainsi fait jour, même si elle reste encore confrontée, ici ou là, à quelques incompréhensions voire résistances. Une telle distinction n’aide-t-elle pas à mieux comprendre qu’il ne suffit pas de bien faire les soins requis par une personne pour prendre soin d’elle, pour lui porter, à cette occasion, une attention particulière, pour chercher à accueillir et prendre en compte sa singularité, pour identifier ce qui est important pour elle, ce qui lui serait aidant, ce qui pourrait lui faire plaisir dans la situation qui est la sienne?Cette prise de conscience renvoie, ni plus, ni moins, à ce dont il est fondamentalement question avec la notion contemporaine de bientraitance. Malgré les critiques parfois un peu rapides mais qui ne sont néanmoins pas toutes infondées dont est l’objet le choix du mot lui-même et malgré certaines approches qui semblent parfois réduire ce concept à des grilles et aux codifications qu’elles permettent, la bientraitance » conduit, au fond, à constater qu’il ne suffit pas, plus précisément qu’il ne suffit plus aujourd’hui, de bien faire tout ce qu’il y a à faire pour que l’humain se sente bien traité. À bien y réfléchir, cela n’est pas rien ! Car cela nous dit autre chose que la nécessité de ne pas infliger du mal à l’autre, de ne pas se montrer méchant envers lui. Il ne suffit donc pas de ne pas être maltraitant pour se montrer bientraitant dans la relation au patient et à son entourage. Et ni la qualification ou le statut des professionnels, ni la pertinence scientifique et technique de ce qu’ils mettent en œuvre, ni la performance des structures dans lesquelles ils évoluent et des organisations auxquelles ils se réfèrent n’y pourront rien changer. C’est de considération pour l’humanité de l’autre ainsi que de sensibilité à ce que cet autre et les personnes qui l’entourent ont à vivre dans la situation qu’ensemble ils partagent dont il est ici cependant, que pour mettre plus de soin dans les soins, il ne s’agit pas d’envisager le prendre soin » comme du relationnel » ou comme un relationnel à faire et qui se rajoute aux soins que l’on fait », soit comme une relation qui se ferait » en plus de ce que l’on a à faire, ou une relation d’aide qui se rajouterait » aux actes, aux techniques, aux gestes de soins que l’on pose par ailleurs. Le prendre soin n’est pas le » relationnel; il ne saurait ni s’y diluer, ni s’y réduire car il procède, de manière beaucoup plus fondamentale et subtile, d’une intention. Cette intention inscrit la pratique, quelle que soit sa technicité, dans une perspective soignante qui reflète une posture professionnelle et qui imprègne, tant individuellement que collectivement, la pratique des professionnels en vue d’une action porteuse de sens et respectueuse des le fondement du prendre soin » ne réside pas dans la qualité d’une relation ou d’un savoir-être », mais bien dans la considération que l’on a pour l’autre ainsi que dans la juste sensibilité dont on fait preuve à son endroit. Sans sensibilité, il ne peut y avoir de relation de soin de qualité car c’est la sensibilité qui montre la capacité que l’on a de se sentir concerné par ce que l’autre a à vivre et le désir autant que la volonté qui nous animent d’essayer d’élaborer avec lui – ou de trouver pour lui – une pratique qui pourra être qualifiée de soignante car perçue comme aidante, bienfaisante, respectueuse et porteuse de sens. Une sensibilité que l’on s’autorise à exprimer en tant que témoin de l’intérêt que l’on porte au malade et à ses proches et qui permet notre compassion, c’est-à-dire au sens fort du terme, notre capacité et notre volonté d’accueillir et de prendre en compte sa souffrance, leur risque de banalisationComme mentionné plus haut, il ne suffi t pas de bien faire tout ce qu’il y a à faire pour que l’humain soit bien traité, se sente bien traité. Ce constat fait écho aux travaux d’Hannah Arendt sur la banalité du mal H. Arendt, Eichmann à Jérusalem, Paris, Gallimard, coll. Folio », 1997. Elle a étudié la démarche d’Adolf Eichmann chargé de la déportation durant la Seconde Guerre mondiale et qui se montrait soucieux que tout soit bien fait, soit bien organisé . Le souci de bien faire peut conduire, si l’on n’y prend garde – si l’on ne déploie pas une vigilance tant individuelle que collective –, à oublier, à négliger l’humanité de l’autre lorsque la préoccupation de bien faire supplante la préoccupation des personnes à qui l’on fait ce que l’on a à me rétorque parfois que certaines techniques, vu leur importance, leur urgence et les enjeux pour le malade, requièrent de délaisser l’attention portée à la personne au profit de l’attention portée à la technique. On me dit, également, que les malades préfèrent une technique bien faite à un comportement chaleureux, comme si l’une était presque incompatible avec l’autre. Si, de fait, certaines situations aux enjeux vitaux particuliers ou exigences techniques très minutieuses peuvent justifier un tel raisonnement, prenons garde de ne pas trop rapidement l’ériger en principe. L’indubitable nécessité de bien poser des actes techniques parfois très sophistiqués ne peut excuser un manque d’attention à la personne et à ses proches ainsi qu’une forme de désintérêt pour les interrogations, les appréhensions voire les peurs qui sont les plus une technique nécessite pour la qualité même de sa pratique une grande concentration voire une précision d’orfèvre, plus elle requiert, à mes yeux, de réfléchir à l’atmosphère d’un lieu, aux conditions pour y déployer une vigilance collective, délicate et attentionnée à l’endroit de cet autre car, quel que soit le degré de sophistication d’une technique, celle-ci concerne chaque fois la vie et le corps de l’autre – et cela n’est pas rien. Au fond, cela ne nous indique-t-il pas que, quelle que soit la technicité des actes posés, le prendre soin est accessible aux professionnels car aucune technique, si pointue soit-elle, ne requiert l’oubli du sujet, n’empêche de lui porter de l’intérêt, de se montrer sensible à ce qu’il appréhende ou à ce qui s’agite en lui, notamment dans la manière de s’intéresser à lui avant et après l’acte que l’on a à poser? Cela ne nous indique-t-il pas également que les lieux dans lesquels il n’y a pas ou peu de technique ne sont pas nécessairement plus propices au prendre soin ? C’est de considération et d’intentionnalité dont il est question et pas du type de moyens auxquels on a recours. Ainsi, quelle que soit la nature de la pratique, que celle-ci soit technique ou pas, chercher à ne pas banaliser l’humain en vue de le bien traiter requiert de ne pas négliger son humanité, d’avoir de l’estime pour la personne qu’il est, de lui porter avec bienveillance de l’intérêt et de faire preuve à son égard d’une juste sensibilité. Une sensibilité qui permet de se sentir concerné par la situation de cet autre, de se laisser toucher sans, pour autant, se laisser envahir et déborder par cette ce qui précède, une définition de la banalisation de l’humain dans le système de soins peut être proposée en vue de réfléchir à tous les facteurs qui, dans le quotidien concret des pratiques, peut y contribuer et, dès lors, à la vigilance que, tant individuellement que collectivement, il est utile de déployer pour préciser et alimenter une pratique infirmière de qualitéLa banalisation de l’humain, c’est l’oubli, au sein des pratiques du quotidien, de l’humanité même de l’humain, de sa singularité, de sa sensibilité. W. Hesbeen, Banalisation et soins », in M. Dupuis, R. Gueibe, W. Hesbeen coord., La banalisation de l’humain dans le système de soins, Paris, Seli Arslan, 2011, p. ne peut prétendre bien traiter, on ne peut donc prétendre avoir proposé une pratique infirmière de qualité si la personne est banalisée, si son humanité est négligée. En effet, la qualité du soin requiert que l’on se montre vigilant pour identifier ce qui est important pour cet autre dans la situation particulière qui est la sienne. Il s’agit, pour bien traiter et donc pour tendre vers la qualité, de se montrer humblement mais résolument soucieux de ce qui soucie l’autre. Humblement car l’autre n’est pas la maladie qu’il a, ce qui nécessite de se rappeler en permanence que ce n’est pas l’affection qui détermine la souffrance. Cet autre, s’il est oublié en son humanité ou si sa singularité n’est pas comprise et intégrée dans le raisonnement professionnel ou encore sa sensibilité négligée, ne pourra pas se sentir ni respecté ni pris en compte dans sa traiter l’humain repose ainsi fondamentalement sur la considération que l’on a pour l’humanité de cet autre, la capacité que l’on a de se sentir concerné par sa situation et la vigilance que l’on déploie pour ne pas négliger sa dignité. Cela ne va pas de soi et c’est de se mettre à l’ouvrage chacun et ensemble dont il est ainsi question. N’est-ce pas cela qui constitue le chantier de la qualité?Facteurs de banalisationSi bien des facteurs de banalisation peuvent être qualifiés de particuliers car directement liés au fonctionnement d’une structure ou d’un service et aux comportements des professionnels qui y évoluent, d’autres facteurs plus ancrés dans le système, plus intrinsèques aux organisations et à ce titre plus répandus et plus généralisables, peuvent également être identifiés. Nous pouvons en retenir trois premier, qui m’apparaît à la fois comme principal et fondamental, réside en une certaine illusion – ou un certain malentendu. Comme déjà mentionné plus haut, il s’agit de la confusion entre les soins et le soin, entre les actes de toute nature qui se posent, qui se font, et le souci de la personne à qui ces actes se destinent. L’illusion est d’imaginer qu’il suffit de faire des soins pour être soignant, alors qu’il n’y a aucune automaticité entre la capacité de bien poser un acte, de bien faire des soins et l’intention qui anime celui qui fait pourtant bien ce qu’il a à faire. Rappelons-nous de la sorte que si les soins relèvent d’un métier qui consiste à faire des soins que seuls des professionnels dûment habilités peuvent poser dans un contexte professionnel donné, le soin, quant à lui, ne relève d’aucun métier et est accessible, dès lors, à tout un chacun. En effet, le soin en tant que souci de l’humain, en tant qu’attention particulière et bienveillante qui lui est portée relève non d’une quelconque qualification ou fonction mais d’une disposition à l’endroit de l’humain. Une telle disposition n’est ni automatiquement associée à l’obtention du diplôme d’infirmière ou d’infirmier, ni acquise une fois pour toutes. La disposition que l’on a pour l’humain, que l’on exprime à l’endroit de l’humain, se réfléchit, s’expérimente, évolue et s’ confusion entre les soins qui se font et le soin en tant qu’attention portée à la personne conduit ainsi à sous-estimer voire à négliger ce que requiert comme qualités humaines et comme disposition à l’endroit de l’autre une pratique dont la dimension technoscientifique est importante – indubitablement importante –, mais largement insuffisante pour prendre en compte la singularité d’un homme, d’une femme, d’un enfant malade; pour se montrer sensible à ce que le malade et ses proches ont à vivre dans la situation qu’ils partagent. La confusion entre les soins et le soin apparaît comme dommageable à une pratique infirmière de deuxième facteur réside dans le rapport qu’entretiennent les professionnels avec les différentes formes de savoirs et les outils de leurs pratiques. Il n’y a, en effet, pas de science du singulier, ce qui requiert qu’en chaque situation de soin, dès lors que l’on veut essayer de prendre en compte la singularité de cette situation, l’on se montre vigilant pour ne pas confondre l’humain singulier avec les savoirs et outils auxquels l’on se réfère. Si les différentes connaissances acquises et si les outils même élaborés au plus près du lieu de l’activité sont indubitablement utiles pour une pratique soucieuse de rigueur, de pertinence, de qualité, rappelons-nous qu’ils concernent les hommes et les femmes en général alors que la pratique soignante s’adresse à une personne en particulier, et, à ce titre, à nulle autre pareille. Il en résulte que les connaissances, les outils, tels par exemple les protocoles, les guides de bonnes pratiques, ne sont pas des méthodes à appliquer mais se présentent comme autant de matière à penser. C’est donc de l’exercice de la pensée dont il est question, un exercice sans lequel il ne peut y avoir de compétence soignante car il conduit à chercher en situation ce qui convient à la personne concernée. C’est parce qu’il n’y a pas de science du singulier que le professionnel devra faire preuve d’intelligence du singulier, celle qui le conduit non à appliquer des savoirs et des techniques, mais bien à chercher en situation ce qui apparaît comme le plus pertinent, le plus judicieux en regard des caractéristiques singulières de cette accordée, en notre époque contemporaine, aux experts qui disent comment faire pour bien faire a induit, tel un effet secondaire non désiré, une forme de crainte voire de culpabilité de penser hors les normes établies par ces experts et les autorités de tutelle qui en renforcent l’ le risque de penser pourrait mener à se situer en dehors des normes et de ce qui est désigné comme des bonnes pratiques, et un tel risque n’est pas sans conséquences, notamment au plan juridique. Cette culpabilité de penser se traduit par un souci de conformité à la norme, à la règle, ce qui conduit à une pratique uniforme. Or, l’uniformité est le ferment de la banalité, elle-même incompatible avec une pratique infirmière de troisième facteur que je retiendrai ici est celui de l’orientation des structures et de leur préoccupation gestionnaire. S’il ne fait aucun doute que les structures de soins se doivent d’être bien organisées, bien gérées et qu’au nom même de la solidarité entre tous on se doit de s’y montrer soucieux des aspects financiers, il convient néanmoins de se rappeler que la performance gestionnaire trouve pour limite la pertinence humaine de l’action. Que serait une structure brillamment organisée et à l’équilibre financier assuré si les personnes qui y sont accueillies et celles qui y travaillent ne percevaient pas que cette structure a pris la pleine mesure de ce que sont les exigences quotidiennes d’une pratique de soins mettant en permanence en présence des hommes et des femmes, les uns affaiblis, dépendants, souffrants et les autres au contact de cette souffrance présente ou toujours prompte à surgir?Si les professionnels qui se situent au chevet des patients, au contact direct des hommes, des femmes, des enfants qui requièrent des soins, ne perçoivent pas que les responsables ont la pleine conscience de ce que cela comporte comme exigences de côtoyer l’humain malade ou dépendant en vue d’en prendre soin, ces professionnels s’épuisent ou adoptent des comportements de repli qui les protègent mais qui favorisent, également, la banalisation de l’autre puisqu’ils se sentent eux-mêmes banalisés dans leur Hesbeen, infirmier et docteur en santé publique, est responsable pédagogique du GEFERS Groupe francophone d’études et de formations en éthique de la relation de service et de soin, Paris-Bruxelles. Il est également professeur à l’Université catholique de Louvain Belgique et rédacteur en chef de la revue Perspective venez de lire le début du premier chapitre La dimension éthique de la qualité de l’ouvrage La qualité du soin infirmierVoir les articles de la rubrique IFSI/Infirmier
Comment faire le point avec soi-même et changer sa vie ? Ces 25 questions éveilleront peut-être en vous une réflexion…Faites le point sur votre vieFaire le point avec soi-même ? Pas évident quand sa vie ressemble plus à un sprint qu’à une promenade de santé ! Tous les jours, nous fonçons tête baissée et prenons les événements comme ils viennent, sans prendre de recul. Et quand bien même nous nous poserions des questions… il y a de fortes chances pour que ce soit notre tyran » intérieur qui nous les dicte, sans aucune objectivité !Prenez le temps de lire les questions qui suivent. Elles éveilleront peut-être en vous une réflexion dans l’immédiat, ou plus activités ai-je mises de côté par manque de temps ?Quelle est ma plus grande source de stress ? Quelles actions puis-je mettre en place pour y faire face ?Au quotidien, qu’est-ce qui me donne de l’énergie ? Qu’est-ce qui, au contraire, me ralentit ou me vide de cette énergie ?Qu’ai-je appris d’essentiel au cours de cette dernière année ?Pourquoi j’ai choisi le métier que j’exerce aujourd’hui ? Le recommanderais-je à mon enfant ?Si j’avais la possibilité de reprendre ma vie depuis le début, je changerais quoi ? A quoi ressemble ma journée idéale ?De quoi suis-je le plus fiere ?Après ma mort, qu’aimerais-je que les gens retiennent de moi ?Qu’est-ce que je veux laisser à la postérité ?Qui j’admire ? Pourquoi ?Quelle est la citation qui m’inspire le plus ?De quoi ai-je le plus peur ?Quelle est ma qualité principale ?Comment mes amis pourraient-ils me décrire ?Si je devais nommer 5 choses pour lesquelles je suis reconnaissante aujourd’hui, quelles seraient-elles ?Quels sont les compliments que j’ai reçus et qui m’ont profondément touchée ?Quels sont les personnes autour de moi qui font de moi une meilleure personne » ?Qu’aimerais-je dire aux personnes que j’aime ?Qu’ai-je à pardonner ou à me faire pardonner ?Quels sont les meilleurs conseils que l’on m’ait donnés ?Où et avec qui je me sens le plus moi-même ?Quelle est la tenue vestimentaire qui me ressemble le plus ?Si je devais garder seulement 5 objets, quels seraient-ils ?Si j’étais présidente, quelle serait la première mesure que je prendrais ?Cet article vous-a-t-il été utile ?À lire aussi
action faite de soi meme sans reflexion