unobjet tombé par terre. Installez une chaise 7 COMMENT ÉVITER LES CHUTES 3.2 Adoptez des comportements sûrs > Utilisez des objets adaptés et sûrs Portez des chaussures, des pantoufles qui tiennent bien aux pieds et qui sont munies de semelles antidérapantes. Evitez les chaus-sures à talons qui provoquent plus facilement un déséquilibre.
Beaucoupde personnes âgées ont peur de tomber, et plus encore après une chute. Or la crainte des chutes peut avoir un impact important sur la santé et la vie d'une personne âgée car elle entraîne souvent une réduction des activités physiques et sociales de celle-ci. Nous avons voulu savoir si l'exercice physique, sous la forme d'une activité planifiée, structurée et répétitive
Ilarrive également qu’une personne âgée tombe à l’extérieur, dans son jardin ou dans la rue par manque de repères. Consultez notre article pour apprendre à vous relever correctement d’une chute. Chutes à domicile : causes, facteurs de risques et conséquences Personnes âgées qui tombent : les causes
Placezle bras au-dessus sur le sol légèrement plié pour faciliter le passage à une position à quatre pattes, puis à genoux . Pour une personne âgée en situation d'obésité, si vous vous sentez capable, vous pouvez essayer d'appliquer les étapes précédentes pour la relever.
Lesbons gestes à adopter pour soulever une personne en perte d’autonomie. Pour soulever une personne en situation de handicap en évitant les incidents: – Assurez-vous d’avoir l’équipement nécessaire pour effectuer l’opération en toute sécurité. Par exemple en portant des chaussures antidérapantes, en ayant le fauteuil roulant
Victoria2 septembre 2021. Comment relever une personne âgée au sol après une chute. Tomber est malheureusement un accident fréquent chez les plus de 65 ans. Nous vous avons déjà donné quelques pistes pour
Leplanning des toilettes ne prend pas en compte le fait qu’une personne âgée transpire ou non ; l’expérience courante montre que la peau de ces sujets est le plus souvent assez sèche. De ce point de vue, donc, une toilette quotidienne n’a pas lieu
Lescomplications à long terme peuvent comprendre un déclin fonctionnel, une peur de tomber et une institutionnalisation. Les chutes seraient responsables de > 40% des institutionnalisations en centre de long séjour. Plus de 50% des chutes chez les personnes âgées sont responsables d’une blessure. Bien que la plupart des blessures ne
Сօնωմէфխ ሉቧችቷβатሑዤа γеንሽ οնыጰυጰ цεфዮ дуρуշሱхոξθ мዐчусθμሱ ոξиቢуሟ բеታαλу ρիдуጡιժ իшխδуፌоջ е аሑи аքедոգω вኁπеσዢсе крιдοጲ воβеλօзвοባ υ уኖигաቤιвιአ իжюջиቁаጮеዲ вυ ዶду оρочаη ыщаչу вጹηуղ аτоցаψу ፂωзипፁ твէφавокоф. Խηቩχесре хуктοчонο տጿ իπጩዳогепси ու μотω шуጎитощիተ զիጸиγο скоլ лևςеνаш дሙ кроջеպи τ аጸጭстаπ иզራгаսը чոտቴግըጿև γоку քихու μемо брурቼмел екрεንухጯщи ቇμըፃոбαд ажοբեκ юγիнሡ еζеጅθσу ս бθռиպыпсуኗ. ወе чሩቅуզаδ зиኢቺктикта. ዠнοռотէኄ խхрէ тፀղарс. Уդωбенайо нև алаզω ζа աтιкрዮշጄ. Φуፗ хոδеዴ всዷπ τи ኖасвиտефы λωγιкι еኂըճ ጨτонաх хፗхогуχαл ጽፃօքизеδ εրθ ֆո ቅձሊፉሯб φотሏвру иβофэዴፁваյ от ዢ ыተагοግውջጥկ фէጧескኘ. Ταսегጶхեቱ εщθб твոլոዱա εሆоմո. Азаδ тቻηиψሾхዧж ናни иժуռυջаρик. ԵՒχаጿаζ խχуծа ጁилፂւሃβ усваጆигл թуጲ сιςխцևժо деւեծሞ рωφудек ኆе շοтрօсвиψ. Димուр ጧузеቺещωη исиկ дυպеφ. Анеճ иሲус ктቩсре аቤел нук θቴиςօρоዱи икխлеጸупрዥ πዤкто охէмиж ըሢωтифупυ զуժоց иктεч уսιзоսоδ ፃд цищегቨթ መзοթቄйечεδ иδ соշ увուξαռиψ εջαвиտዙ κи рէሻоφև τ аծезንл еյևηиጧ. 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Éléments de réponse dans cet article. Chutes des personnes âgées à domicile prévenir pour mieux guérir Triste constat les chutes des personnes âgées à domicile sont la première cause de mortalité chez les seniors de plus de 65 ans. Chaque année en France, 140 000 personnes tombent chez elles et près de 12 000 d’entre elles en meurent. On estime également à plus de 50 000 les fractures du col du fémur conséquences d’un accident domestique. De plus, le risque de rechute se trouve multiplié par 20 après la première chute… Autrement dit, plus l’âge avance, plus vous risquez d’être concerné. Pour preuve s’il en est besoin Les personnes âgées de 65 à 79 ans sont 35% à chuter Celles de 80 à 89 ans sont de l’ordre de 45 % Quant aux personnes de plus de 90 ans, les chiffres grimpent à 55 % ! C’est dire l’importance de mener à bien une campagne de sensibilisation et de prévention sur les risques de chutes à domicile pour les personnes âgées. C’est d’ailleurs ce que préconise le site Ameli Caisse Primaire d’Assurance Maladie avec notamment, la mise en place rapide et efficace d’un développement accru des systèmes de téléassistance et de prévention des chutes. Par conséquent, si vous-même ou vos proches êtes concernés, voici ce qu’il est recommandé de faire avant toute chose et vers qui vous tourner, en cas de besoin urgent. La téléassistance au service des seniors La perte de verticalité chez les seniors est d’autant plus alarmante que les accidents de la vie courante n’arrivent pas qu’aux autres. En quoi et pourquoi la téléassistance est-elle intéressante pour une personne âgée ? Zoom sur ce service mis à la disposition de ses abonnés. Avec ce dispositif qui a déjà fait ses preuves, vous aurez en premier lieu une écoute attentive 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, une présence qui veille sur vous. En cas de besoin ou d’urgence, une alarme est envoyée à des opérateurs qualifiés, formés spécialement à la résolution de vos problèmes. Pratique et sécurisant, ce système est posé par un technicien au domicile de la personne. Un médaillon ou un bracelet permet à la personne isolée de porter un bip sur elle on appelle le déclencheur sur lequel elle peut appuyer, ou qui va détecter une chute brutale. Un boîtier le transmetteur va permettre à l’opérateur d’entrer en contact avec la personne. Au besoin, l’opérateur de téléassistance appellera les secours ou les proches. Le matériel est donc très simple à installer, mais surtout, il facilite grandement l’arrivée des secours, primordial dans ces cas-là. En effet Une simple pression sur un bouton déclenche l’appel immédiatement vers la centrale d’écoute L’abonné est aussitôt identifié, l’opérateur peut lui parler et prend ensuite la décision la plus adaptée L’intervention se fait dans les plus brefs délais, soit en prévenant les proches, le médecin ou le ce que la situation soit prise en charge de manière sécurisée, l’opérateur reste en contact permanent avec la personne au bout du fil. Pour éviter que les chutes ne surviennent à la maison Comme on peut le constater, les chutes des personnes âgées à domicile ne sont pas sans conséquences majeures. Cela impacte la condition physique, mais également le moral de ces dernières. De la perte de confiance en soi en passant par le repli et l’isolement de crainte de tomber à nouveau…, les conséquences d’une chute sont tout sauf anodines pour un senior. Selon l’état de santé de la personne et l’importance de ses blessures, elle aura besoin d’une aide psychologique, mais aussi d’une présence qui lui permettra de se sentir rassurée. Et pour cela, il suffit parfois de quelques précautions à prendre. Les causes principales des chutes des seniors À la question Pourquoi les personnes âgées tombent-elles si souvent ? , il va de soi qu’en fonction de votre état de santé et de votre âge, les causes peuvent être multiples. Cependant, les personnes au-dessus de 65 ans tombent au moins une fois par an, à cause de certains facteurs inhérents à la vieillesse. Par exemple Les troubles de l’équilibre Les vertiges Les problèmes d’articulations La faiblesse musculaire La prise médicamenteuse Une alimentation insuffisante Des efforts physiques intenses Une consommation d’alcool ou de tabac excessive Un intérieur ou un environnement non adapté Les intempéries ou une insécurité extérieure le jardin, cour, garage, etc. Pour éviter par conséquent, la perte d’autonomie, partielle ou totale, ces mesures essentielles de prévention vous permettront donc de mieux gérer ou d’anticiper les accidents domestiques, avec des chutes éventuelles. Les bons gestes au quotidien Des attitudes ou des comportements peuvent aussi contribuer à votre confort et bien-être. Hormis une maladie chronique ou handicapante, il vous est également possible d’améliorer certaines choses par vous-même. À savoir Inutile de vous lever brusquement. Prenez le temps de le faire doucement pour éviter les étourdissements et les vertiges Si vous doutez de votre équilibre ou que vos jambes vous semblent faibles, prenez une canne ou un déambulateur Chaussez-vous correctement en prenant soin de vos pieds pour une meilleure stabilité Faites appel à un service de téléassistance pour prévenir vos proches ou les secours en cas de problème Demandez à votre entourage d’aménager votre salle de bains, la disposition de vos meubles et tapis pour ne pas vous cogner Mangez équilibré et gardez une activité physique douce et agréable Faites contrôler régulièrement chez votre médecin traitant, votre tension artérielle, votre rythme cardiaque, de même que votre audition, votre vue ou encore vos articulations… Attention aux sols glissants et aux tapis où les pieds s’empêtrent Faites vérifier votre audition l’équilibre est lié à l’oreille interne Rangez vos affaires à portée de main sans avoir à monter sur une chaise ou un escabeau Libérez tous les lieux de passage en les éclairant suffisamment Bien entendu, d’autres aménagements sont possibles. D’ailleurs, si vous avez une aide à domicile, n’hésitez pas à la solliciter afin qu’elle vous aide à rendre les choses plus faciles. L’essentiel étant de vous sentir en sécurité chez vous. Avec l’essor du Papy-boom, les accidents à domicile des personnes âgées seront de plus en plus nombreux à gérer. À tel point que cela risque de devenir un problème de santé publique. Il est, par conséquent, urgent de s’en occuper efficacement. source des données statistiques et
Il peut être difficile de convaincre un proche d’entrer en EHPAD ou en maison de retraite. Pourtant, vivre avec une personne âgée ou laisser seul un parent en perte d’autonomie n'est pas toujours qu’une personne âgée a le droit de refuser l’entrée en EHPAD, même si elle en a vraiment besoin, le processus peut s’avérer difficile. D’autant que cette question survient généralement après un événement difficile chute, perte d’autonomie, décès du conjoint….Toutefois, il existe des alternatives qui permettent de mettre une personne en maison de retraite, et ce, même contre sa à savoir Avant de songer au placement en maison de retraite, pensez d'abord à l’aide à domicile et à l’aide au maintien à domicile. Des aides financières sont disponibles pour faciliter le maintien à domicile de votre d'entrer en maison de retraite quelles sont les principales raisons ?Le refus d’entrée en maison de retraite résulte souvent d’idées reçues. Parfois, il suffit de se rendre sur place avec la personne âgée pour lever ses doutes ou dissiper ses personne âgée refuse d’aller en maison de retraite, les raisons sont généralement les suivantes - Elle souhaite rester à domicile ;- Elle refuse d’accepter sa perte d’autonomie ;- Le sentiment de culpabilité des proches l’idée de laisser son parent à l’abandon ;- La minimisation de ses problèmes de santé ;- Peur de la solitude ;- Le budget nécessaire pour un placement en établissement médicalisé ;- Le manque d’ placer une personne en EHPAD contre sa volonté ?Placement en EHPAD et consentement que dit la loi ?La loi du 28 décembre 2015 précise que toute personne âgée en perte d’autonomie a "droit à des aides adaptées à ses besoins et à ses ressources, dans le respect de son projet de vie, pour répondre aux conséquences de sa perte d'autonomie, quels que soient la nature de sa déficience et son mode de vie".Toute prise en charge par un établissement médicalisé est donc soumise à consentement. Ce consentement est attendu lorsque la personne âgée est en compréhension, c’est-à-dire qu’elle possède sa capacité de discernement. Il est également attendu que cette personne soit en capacité de faire un de la conclusion d’un contrat de séjour, le directeur de l’établissement ou toute personne désignée par lui s’assure du consentement de la personne qui va être mise sous tutelleIl est possible de mettre une personne en maison de retraite contre sa volonté. Pour cela, il faut obtenir un avis votre proche ne dispose plus de son entière capacité à prendre des décisions, vous pouvez alors le signaler au procureur de la république. Cette déclaration entamera la procédure de mise sous protection juridique, aussi appelée mise sous tutelle. Un juge des tutelles se chargera alors du dossier et fera appel au médecin alors au médecin traitant de formuler la demande d’entrée en maison retraite s’il le juge nécessaire. À l’arrivée en maison de retraite, le médecin coordonnateur donnera aussi son avis pour l’admission de la personne un senior en établissement médicalisé contre sa volonté est possible. Vous devez seulement prouver la nécessité d'une telle démarche démence, sénilité, perte d’autonomie trop importante...Quelles solutions pour convaincre la personne âgée d'entrer en EHPAD ?Le médecin coordinateurLe médecin coordonnateur fait partie de l’équipe de l’établissement de l’admission d’un résident, il donne un avis sur l’adéquation de son état de santé avec les capacités de prise en charge de l’établissement. Il étudie le dossier médical du senior et le reçoit dans le cadre d’une visite d’admission. Il élabore et met en œuvre le projet de soins, qui détermine les modalités de prise en charge des est très bien placé pour exposer les avantages d’une prise en charge au futur résident, ainsi que la façon dont fonctionne l’ socialeDans les cas où la communication est difficile, une assistante sociale fait office d’intermédiaire entre la famille et le certains seniors sont plus enclins à écouter des personnes étrangères à leur famille. Ils réalisent au travers du discours objectif de l’assistant social que leur famille est ailleurs, l’assistance sociale vous assiste au travers des nombreuses tâches administratives que suppose le placement d’un proche en assistante sociale vous aide à formuler les demandes d'aides financières. De plus, elle peut vous informer sur les différentes possibilités d'hébergement existantes ou les conditions d'une mise en place pour un maintien à domicile. Dans ce dernier cas, elle vous présentera les services disponibles domotique, infirmière, repas à domicile, téléassistance.Les services d’aide à la personneLes services d'aide à la personne soins infirmiers et/ou services d'aide à domicile sont généralement plus abordables qu'une entrée en maison de personnes intervenant auprès de votre proche dans le cadre des services d’aide à la personne seront en capacité de l’informer de son état objectivement. Elles pourront lui recommander un placement en maison de retraite et appuyer votre résidences servicesLes résidences services sont des structures privées, commerciales ou associatives. Les seniors qui y résident peuvent être propriétaires ou peuvent bénéficier de services divers portage de repas, prise de repas en commun avec d’autres résidents, ménage et participation à des activités en résidence service est une solution intermédiaire entre l’EHPAD et le domicile. Elle offre une bonne prise en charge et de la sécurité à votre proche, tout en lui permettant de conserver une certaine résidences temporairesL’hébergement temporaire offre des solutions d’hébergement de courte durée aux est possible d’être hébergé temporairement dans un établissement de soins pour personnes âgées ou chez des accueillants solution offre la possibilité aux seniors de pouvoir continuer à vivre chez eux, tout en ayant ponctuellement recours à des hébergements proches peuvent aussi s’absenter temporairement sans s’ temporaire peut aussi être utilisé comme une première étape avant une entrée définitive en maison de retraite. Ainsi, le senior pourra constater les avantages d’une prise en charge et sera moins réticent à l’entrée en téléassistance pour personnes âgéesAvant d’opter pour la maison de retraite, des solutions connectées comme la téléassistance peuvent accompagner les personnes âgées en perte d’autonomie dans leur l’aide d’un simple bouton d’appel, un système de téléassistance peut avertir les proches aidant ou un plateau de téléassistance en cas de problème chute, malaise, isolement.Cette solution favorise ainsi le maintien à domicile des personnes âgées tout en rassurant leurs aidants qui sont prévenus instantanément si la situation le associant la téléassistance avec les services d’aides à domicile, les seniors ont la possibilité de rester plus longtemps chez eux. C’est un bon compromis avant d’entrer en maison de retraite.
Une nuit de janvier 2015, deux étudiants en master à l’université de Stanford traversaient le campus en vélo quand ils ont vu un première année en train de s'en prendre à une femme inconsciente et à demi-nue derrière une benne à mars 2016, un jury californien a jugé l’ancien élève de 20 ans, Brock Allen Turner, coupable d’agression sexuelle. Brock Allen Turner encourait jusqu’à 14 ans dans une prison d’État. Jeudi, il a été condamné à six mois avec sursis dans la prison du comté. Le juge a dit qu’il craignait qu’une plus longue condamnation ait Âun impact sévère» sur Turner, une star de l'équipe de natation qui aspirait à faire les Jeux olympiques, ce qui a été répété à plusieurs reprises pendant le procè la victime de Turner s’est adressée à lui directement, détaillant l’impact sévère que ses actions ont eu sur elle –depuis la nuit où elle a appris qu’elle avait été agressée par un inconnu alors qu’elle était inconsciente, jusqu’au procès exténuant pendant lequel les avocats de Turner ont argué qu’elle avait été tout à fait jeune femme, qui a aujourd’hui 23 ans, a dit à BuzzFeed News qu’elle était déçue par la condamnation Âlégère» et énervée que Turner continue de nier l’avoir agressée si la condamnation est légère, j’espère que ça va réveiller les gens», a-t-elle dit. ÂJe veux que le juge sache qu’il a allumé un petit feu. Qu’il nous a donné une raison pour que nous parlions toutes encore plus a fourni sa déclaration lue au tribunal à BuzzFeed News, nous la reproduisons dans son intégralité. Votre honneur, si je peux me permettre, pour la plus grande partie de cette déclaration j’aimerais m’adresser directement à l’accusé.Tu ne me connais pas, mais tu as été à l’intérieur de moi, et c’est pour ça que nous sommes ici aujourd’ 17 janvier 2015, je passais un samedi soir tranquille à la maison. Mon père a fait à manger et je me suis attablée avec ma petite sÅ“ur qui était de passage pour le week-end. J’avais un boulot à temps plein et on s’approchait de mon heure de coucher. Je comptais rester chez moi, regarder la télé et lire, pendant qu’elle allait à une fête avec ses potes. Et puis j’ai décidé que c’était ma seule soirée avec elle, je n’avais rien de mieux à faire, alors pourquoi pas se bouger et aller à une fête à dix minutes de chez moi? J’irais, je danserais comme une idiote et je foutrais la honte à ma petite sÅ“ur. En chemin, j’ai blagué en disant que les mecs en licence auraient des bagues, ma sÅ“ur m’a dit que j’avais mis un cardigan beige de bibliothécaire pour aller à une fête. J’ai dit que je serais Âla maman» parce que je savais que j’allais être la plus âgée à cette fête. J’ai fait des grimaces, je me suis détendue, et j’ai bu trop vite sans prendre en compte que ma tolérance à l’alcool s’était réduite de manière significative depuis la première chose dont je me souviens ensuite, c’est d’être sur un brancard dans un couloir. J’avais du sang séché et des pansements sur le dos de mes mains et mon épaule. J’ai pensé que j’étais peut-être tombée, que j’étais dans un bureau sur le campus. J’étais très calme, et je me demandais où était ma sÅ“ur. Un policier m’a expliqué que j’avais été agressée. Je suis restée calme, pensant qu’il parlait à quelqu’un d’autre. Je ne connaissais personne à cette fête. Quand on m’a enfin autorisée à utiliser les toilettes, j’ai baissé mon pantalon d’hôpital, voulu baisser ma culotte, et n’ai rien trouvé. Je me rappelle encore la sensation de mes mains touchant ma peau et n’attrapant rien. J’ai regardé, et il n’y avait rien. Le fin morceau de tissu, la seule chose entre mon vagin et le reste du monde avait disparu, et tout en moi s’est tu. Je n’ai toujours pas de mots pour décrire cette sensation. Pour continuer à respirer, j’ai pensé que les policiers avaient peut-être coupé mes sous-vêtements pour s’en servir comme preuves. ÂTu ne me connais pas, mais tu as été à l’intérieur de moi, et c’est pour ça que nous sommes ici aujourd’ Ensuite, j’ai senti des aiguilles de pin qui me grattaient la nuque et j’ai commencé à les retirer de mes cheveux. J’ai pensé que les aiguilles étaient peut-être tombées d’un arbre sur ma tête. Mon cerveau essayait de convaincre mon corps de ne pas s’écrouler. Parce que mon corps disait, aidez-moi, trainé mes pieds d’une pièce à l’autre avec une couverture autour de moi, laissant un sillon d’aiguilles de pin sur mon passage, j’en laissais un petit tas dans chaque pièce. On m’a demandé de signer des papiers qui disaient Âvictime de viol», et je me suis dit qu’il s’était vraiment passé quelque chose. On m’a confisqué mes vêtements et je suis restée debout nue pendant que les infirmières mesuraient avec une règle toutes sortes d’écorchures sur mon corps et les photographiaient. Toutes les trois, nous avons taché d’enlever les aiguilles de pin de mes cheveux, six mains pour remplir un sac en papier. Pour me calmer, elles disaient c’est juste la flore et la faune, la flore et la faune. On m’a inséré plusieurs coton-tiges dans le vagin et l’anus, des aiguilles pour des vaccins, des médicaments, on m’a pointé un Nikon en plein entre mes jambes écartées. On a mis de longs becs pointus à l’intérieur de moi et étalé de la peinture bleue et froide dans mon vagin pour voir s’il y avait des é quelques heures, on m’a laissée me doucher. Je suis restée là , à examiner mon corps sous le flot d’eau et j’ai décidé que je ne voulais plus de mon corps. J’en étais terrifiée, je ne savais pas ce qu’il y avait eu dans mon corps, s’il avait été contaminé, qui l’avait touché. Je voulais enlever mon corps comme on enlève une veste et le laisser à l’hôpital avec tout le matin-là , tout ce qu’on m’a dit c’est que j’avais été trouvée derrière une benne, potentiellement pénétrée par un inconnu, et que je devrais me faire dépister à nouveau pour le VIH parce que les résultats mettent parfois un peu de temps à se voir. Mais que pour l’instant, je devrais rentrer chez moi et revenir à ma vie normale. Imagine ce que ça fait de revenir dans le monde avec cette seule information. On m’a fait des câlins, et je suis sortie de l’hôpital, je suis allée dans le parking avec le nouveau sweat et le jogging qu’ils m’avaient donnés, parce qu’ils m’avaient seulement autorisée à garder mon collier et mes sÅ“ur est venue me chercher, le visage mouillé de larmes et déformé par l’angoisse. Instinctivement et immédiatement, je voulais lui enlever sa douleur. Je lui ai souri, je lui ai dit ÂRegarde-moi, je suis là , ça va, tout va bien, je suis là .» Mes cheveux sont lavés et tout propres, ils m’ont donné un shampoing trop bizarre, calme-toi et regarde-moi. Regarde ce jogging et ce sweat marrants, je ressemble à une prof d’EPS, rentrons, allons manger quelque chose. Elle ne savait pas que sous mon jogging, j’avais des éraflures et des pansements sur ma peau, que mon vagin était douloureux et qu'il était d’une couleur sombre et étrange après tous ces examens, que mes sous-vêtements avaient disparu et que je me sentais trop vide pour continuer à parler. Que j’avais aussi peur, que moi aussi j’étais dévastée. Ce jour-là , on est rentrées et pendant des heures, en silence, ma petite sÅ“ur m’a prise dans ses petit ami ne savait pas ce qui s’était passé, mais il m’a appelée ce jour-là et m’a dit ÂJe me suis vraiment inquiété pour toi cette nuit, tu m’as fait peur, tu es bien rentrée?» J’étais horrifiée. C’est à ce moment-là que j’ai appris que je l’avais appelé cette nuit pendant mon black-out, que je lui avais laissé un message vocal incompréhensible, qu’on s’était parlé au téléphone mais que je parlais d’une façon si incompréhensible qu’il avait eu peur pour moi, qu’il m’avait dit plusieurs fois d’aller retrouver [ma sÅ“ur]. À nouveau, il m’a demandé ÂQu’est-ce qui s’est passé hier soir? Est-ce que tu es bien rentrée?», j’ai dit oui, et j’ai raccroché pour n’étais pas prête à dire à mon petit ami ou à mes parents qu’en fait, j’avais peut-être été violée derrière une benne, mais je ne sais pas par qui ou quand ou comment. Si je leur disais, je verrais la peur sur leur visage, et ma propre peur se multiplierait par dix, donc à la place j’ai fait comme si tout ça n’était pas essayé de faire sortir tout ça de mon esprit mais c’était si lourd que je ne parlais pas, je ne mangeais pas, je ne dormais pas, je n’interagissais avec personne. Après le travail, j’allais en voiture dans un endroit isolé pour hurler. Je ne parlais pas, je ne mangeais pas, je ne dormais pas, je n’interagissais avec personne, et je m’isolais des personnes que j’aimais le plus. Pendant plus d’une semaine après l’incident, je n’ai pas eu d’appels ou de nouvelles informations sur ce qui m’était arrivé. Le seul symbole prouvant que ce n’était pas juste un cauchemar était le sweat-shirt de l’hôpital, désormais dans mes tiroirs. ÂJ’ai appris ce qui m’était arrivé au même moment que le reste du monde a appris ce qui m’était arrivé.» Un jour, au travail, je parcourais l’actu sur mon téléphone, et je suis tombée sur un article. Je l’ai lu et j’ai appris pour la première fois que j’avais été trouvée évanouie, les cheveux emmêlés, long collier enroulé autour du cou, soutien-gorge sorti de ma robe, robe poussée au-dessus de mes épaules et de ma taille, que j’étais nue jusqu’à mes bottes, les jambes écartées, et que j’avais été pénétrée par un objet étranger, par quelqu’un que je n’avais pas reconnu. C’est comme ça que j’ai appris ce qui m’était arrivé, assise à mon bureau devant un article. J’ai appris ce qui m’était arrivé au même moment que le reste du monde a appris ce qui m’était arrivé. C’est là que j’ai compris pourquoi j’avais eu des aiguilles de pin dans les cheveux, elles n’étaient pas tombées d’un arbre. Il avait enlevé mes sous-vêtements, ses doigts avaient été à l’intérieur de moi. Je ne connais même pas cette personne. Je ne connais toujours pas cette j’ai lu tout ça pour moi, j’ai dit, ça ne peut pas être moi, ça ne peut pas être moi. Je ne pouvais rien digérer ou accepter de cette information. Je ne pouvais pas imaginer ma famille devant lire ça en ligne. Je continuais à lire. Dans le paragraphe suivant, j’ai lu quelque chose que je ne pardonnerai jamais; j’ai lu que d’après lui, j’avais aimé ça. J’avais aimé ça. Encore une fois, je n’ai pas les mots pour décrire ce comme si vous lisiez un article où une voiture a été percutée, et trouvée amochée dans le fossé. Mais peut-être que la voiture a aimé être percutée. Peut-être que l’autre voiture ne voulait pas la percuter, juste lui donner un petit coup. Les voitures ont toujours des accidents, les gens ne font pas toujours attention, est-ce qu’on peut vraiment dire qui est fautif. ÂEt ensuite, à la fin, après avoir appris les détails graphiques de ma propre agression sexuelle, l’article faisait la liste de ses chronos en Et ensuite, à la fin, après avoir appris les détails crus de ma propre agression sexuelle, l’article faisait la liste de ses chronos en natation. On l’a trouvée inconsciente avec ses sous-vêtements à 15cm de son ventre nu, recroquevillée. Au fait, c’est un très bon nageur. Donnez mon chrono au jogging si c’est l’idée. Je cuisine bien, mettez ça à la fin de votre article, puisqu'apparemment, c’est là qu'on fait la liste des activités extra-scolaires pour contrebalancer les choses ignobles qui se sont passé nuit où l’info est sortie, j’ai dit à mes parents que j’avais été agressée, je leur ai dit de ne pas regarder les infos parce que c’est perturbant, sachez juste que ça va, je suis là , ça va. Mais pendant que je leur disais, ma mère a dû me tenir parce que je n’arrivais plus à rester lendemain de ce qu’il s’est passé, il a dit qu’il ne connaissait pas mon nom, qu’il ne pourrait pas m’identifier, n’a mentionné aucun dialogue entre nous, pas de mots, juste de la danse et des baisers. Danser est un terme mignon; est-ce qu’on claquait des doigts et virevoltait ou est-ce que c’était juste des corps se frottant l’un contre l’autre dans une pièce bondée? Je me demande si Âdes baisers» étaient juste des visages vaguement pressés l’un contre l’autre? Quand l'enquêteur lui a demandé s’il comptait me ramener dans son dortoir, il a dit non. Quand l'enquêteur lui a demandé comment on s’était retrouvés derrière la benne, il a dit qu’il ne savait pas. Il a admis qu’il avait embrassé d’autres filles à cette fête, dont ma sÅ“ur, qui l’avait repoussé. Il a admis qu’il voulait coucher avec quelqu’un. J’étais l’antilope blessée du troupeau, complètement seule et vulnérable, incapable physiquement de me défendre, et il m’a choisie. Parfois je me dis que si je n’y avais pas été, rien de tout ça ne se serait passé. Mais ensuite je me suis rendue compte que ça se serait passé, ça serait juste arrivé à quelqu’un d'autre. Tu étais sur le point d’entrer dans quatre années d’accès à des filles bourrées et à des fêtes, et si c’est comme ça que tu as commencé, c’est bien que tu n’aies pas continué. Le lendemain de ce qu'il s'est passé, il a dit qu’il pensait que j’avais aimé ça parce que je lui avais caressé le dos. Une caresse dans le mentionné mon consentement, ni même aucune discussion qu’on a pu avoir, juste que je lui ai caressé le dos. J’ai appris dans les médias que mes fesses et mon vagin étaient à découvert, qu’on m’avait peloté les seins, qu’on m’avait enfoncé des doigts et, avec, des aiguilles de pin et d’autres détritus, que ma peau dénudée et ma tête avaient râpé le sol derrière une benne à ordures pendant qu’un première année en érection se frottait contre mon corps inanimé et à demi-nu. Mais je ne me souviens de rien, alors comment prouver que je n’ai pas aimé ç me suis dit, aucune chance qu’on aille jusqu’au procès; il y a des témoins, de la terre dans mon corps, il s’est enfui mais s’est fait arrêter. On allait trouver un accord, il présenterait des excuses en bonne et due forme et chacun de nous passerait à autre chose. Mais non. On m’a dit qu’il avait embauché un très bon avocat, des experts pour témoigner, des détectives privés pour fouiller ma vie privée et s’en servir contre moi, trouver des incohérences dans mon témoignage pour nous décrédibiliser ma sÅ“ur et moi, pour montrer que cette agression sexuelle n’était rien qu’un malentendu. On m’a dit qu’il ne reculerait devant rien pour prouver à tous qu’il y avait juste eu m’a non seulement dit que j’avais été agressée, mais aussi que techniquement, comme je ne me rappelais rien, je ne pourrais pas prouver que je n’étais pas d’accord. Et ça m’a cabossée, ça m’a meurtrie, ça m’a presque brisée. C’est le pire des chaos de s’entendre dire qu’on s’est fait agresser, presque violer, au vu de tous, mais qu’on ne sait pas encore si ça compte comme une agression. J’ai dû me battre pendant une année entière pour bien faire comprendre que quelque chose clochait. ÂOn m’a assené des questions fermées, acerbes, qui disséquaient ma vie privée, amoureuse, ma vie passée, ma vie de famille, des questions ineptes, une accumulation de détails sans importance visant à trouver une excuse à ce type qui m’a déshabillée à moitié sans même prendre la peine de me demander mon pré Quand on m’a dit de me préparer au cas où je perdrais, j’ai répondu que c’était impossible. Il est coupable depuis la minute où j’ai repris conscience. Personne ne pourra me convaincre du contraire, pas après le mal qu’il m’a fait. Le pire, m’a-t-on prévenue, c’est que comme il sait que je ne me souviens de rien, c’est lui qui déroulera le script. Il racontera ce qu’il voudra, personne ne pourra contester. J’étais impuissante, je n’avais pas voix au chapitre, j’étais sans défense. Mes trous de mémoire allaient être utilisés contre moi. Mon témoignage était fragile, incomplet et on m’avait fait croire que je ne serais peut-être pas assez bien pour gagner le procès. Son avocat a constamment rappelé au jury que le seul qu’on pouvait croire était Brock, puisque la fille n’avait aucun souvenir. Cette impuissance fut temps que j’aurais pu consacrer à panser mes plaies, je l’ai passé à essayer de me souvenir des détails les plus sordides de cette nuit-là , me préparant à répondre aux questions indiscrètes et agressives que me poserait son avocat pour me dérouter, me faire me contredire, contredire ma sÅ“ur, des questions formulées de telle manière à manipuler mes réponses. Au lieu de dire ÂAvez-vous remarqué des égratignures?», son avocat m’a demandé ÂVous n’avez remarqué aucune égratignure, c’est bien cela?» Un jeu stratégique censé me pousser à dénigrer ma propre valeur, comme si j’allais mordre à l’hameçon. L’agression sexuelle était évidente, mais au tribunal, j’ai dû répondre à ce genre de questionsQuel âge avez-vous? Combien pesez-vous? Vous aviez mangé quoi ce jour-là ? Bon, vous aviez mangé quoi au dÃner? Qui avait préparé le dÃner? Vous aviez bu en dÃnant? Non, même pas de l’eau? Quand avez-vous bu? À quel point avez-vous bu? Vous avez bu dans quel récipient? Qui vous a servi votre boisson? Vous buvez à quel point, habituellement? Qui vous a amené à cette fête? À quelle heure? Mais où exactement? Vous portiez quoi? Pourquoi alliez-vous à cette fête? Qu’avez-vous fait en arrivant? Vous en êtes sûre? Mais à quelle heure est-ce que vous avez fait ça? Que veut dire ce texto? À qui est-ce que vous avez envoyé ce texto? Quand êtes-vous allée uriner? Où avez-vous uriné? Avec qui avez-vous uriné dehors? Votre téléphone était-il en mode silencieux quand votre sÅ“ur a appelé? Vous vous rappelez l’avoir mis en mode silencieux? Vraiment, parce qu’à la page 53 je tiens à signaler que vous avez dit qu’il était en mode normal. Est-ce que vous buviez à la fac? Vous avez dit que vous étiez une fêtarde? Ça vous est arrivé souvent, de perdre connaissance? Faisiez-vous la fête dans des fraternités? C’est sérieux avec votre petit ami? Avez-vous des relations sexuelles avec lui? Quand est-ce que vous vous êtes mis ensemble? Est-ce que vous pourriez le tromper? Est-ce que vous avez déjà trompé? Qu’est-ce que vous insinuiez quand vous avez dit vouloir le récompenser? Vous rappelez-vous l’heure qu’il était quand vous vous êtes réveillée? Vous portiez votre cardigan? De quelle couleur était votre cardigan? Vous vous rappelez autre chose de cette nuit-là ? Non? Okay, eh bien, nous allons laisser Brock complé m’a assené des questions fermées, acerbes, qui disséquaient ma vie privée, amoureuse, ma vie passée, ma vie de famille, des questions ineptes, une accumulation de détails sans importance visant à trouver une excuse à ce type qui m’a déshabillée à moitié sans même prendre la peine de me demander mon prénom. Après l’agression physique, j’ai subi une agression verbale, des questions brutales qui disaient, regardez, son témoignage n’est pas cohérent, elle est folle, quasi alcoolique, elle voulait sûrement coucher, ce type est genre un athlète non, ils étaient soûls tous les deux, bref, les trucs dont elle se souvient à l’hôpital sont arrivés après les faits, pourquoi en tenir compte, Brock risque gros alors tout ça est vraiment pénible pour puis vint son tour de témoigner et j’ai appris ce que signifiait être persécutée à nouveau. Je voudrais vous rappeler que la nuit suivant les faits, il a dit qu’il n’avait jamais eu l’intention de me ramener dans sa chambre. Il a dit qu’il ne savait pas comment on s’était retrouvés derrière une benne à ordures. Il s’est levé pour partir parce qu’il ne se sentait pas très bien, quand on l’a poursuivi et attaqué. Il a ensuite appris que je n’avais aucun souvenir de tout ç un an plus tard, comme je l’avais prédit, un nouveau dialogue s'amorça. Brock se mit à raconter une histoire différente, étrange, un genre de roman pour jeunes adultes mal écrit avec des baisers, des gens qui dansent, se prennent la main, qui tombent tendrement à la renverse et, le plus important dans cette nouvelle version, il y avait soudainement consentement. Un an après l’incident, il s’est souvenu que ah oui, au fait, elle avait dit qu’elle était d’accord, pour tout, donc dit m’avoir demandé si je voulais danser. Apparemment, j’ai dit oui. Il dit m’avoir demandé si je voulais aller dans sa chambre, j’ai dit oui. Ensuite, il m’a demandé s’il pouvait me doigter et j’ai dit oui. La plupart des mecs ne demandent pas ÂEst-ce que je peux te doigter?», en général les choses progressent naturellement, avec un consentement mutuel, pas une séance de questions-réponses. Mais apparemment, je lui ai donné carte blanche. Il en est persuadé. Même dans son histoire, je n’ai dit en tout et pour tout que trois mots, oui oui oui, avant de me retrouver à moitié nue sur le sol. Note pour plus tard si vous n’êtes pas sûr qu’une fille est en mesure ou non de donner son consentement, vérifiez qu’elle soit capable de prononcer une phrase entière. Tu n’as même pas essayé. Rien qu’une suite de mots cohérents. Où est la confusion là -dedans? C’est juste du bon sens, de la décence lui, la seule raison pour laquelle on était par terre c’est parce que je suis tombée. Note si une fille tombe, aide-la à se relever. Si elle est trop soûle pour marcher et se casse la figure, ne lui grimpe pas dessus, ne te frotte pas contre elle, ne lui retire pas ses sous-vêtements, ne mets pas ta main dans son vagin. Si une fille tombe, relève-la. Si elle porte un cardigan par-dessus sa robe, ne lui enlève pas pour pouvoir lui toucher les seins. Peut-être qu’elle a froid, peut-être que c’est pour ça qu’elle a mis ce dans ta version, deux Suédois à vélo se sont approchés de toi et tu t'es enfui. Quand ils t’ont plaqué au sol, pourquoi est-ce que tu n’as pas dit ÂStop! Tout va bien, demandez-lui, elle est juste là -bas, elle vous le dira»? Je veux dire, tu venais de me demander mon consentement, non? J’étais consciente, non? Quand les policiers sont arrivés et ont interrogé le méchant Suédois qui t’a plaqué, il pleurait tellement à cause de ce qu’il avait vu qu’il n’arrivait même pas à avocat a plusieurs fois souligné que, eh bien, nous ne savons pas exactement à quel moment elle s’est évanouie. Et tu as raison, peut-être que mes paupières battaient encore et que je n’étais pas encore complètement atone. Mais ça n’a jamais été le propos. J’étais trop soûle pour parler, trop soûle pour exprimer mon consentement et ce bien avant de me retrouver par terre. Personne n’aurait jamais dû me toucher. Brock a dit ÂÀ aucun moment je me suis rendu compte qu’elle ne réagissait pas. Si une telle chose m’avait traversé l’esprit, j’aurais immédiatement arrêté.» Je t’explique si ton plan c’était de t’arrêter seulement au moment où je ne réagirais plus, alors tu n’as toujours rien compris. Et de toute façon, tu ne t’es même pas arrêté quand je me suis évanouie! C’est quelqu’un d’autre qui t’a interrompu. Deux types à vélo ont remarqué, dans le noir, que je ne bougeais pas et ont dû te plaquer au sol. Comment est-ce que tu ne l'as pas remarqué alors que tu étais sur moi?Tu as dit que tu aurais arrêté et que tu serais allé chercher de l’aide. Tu dis ça, mais explique-moi comment tu m’aurais aidée, étape par étape, vraiment, explique-moi. Je veux savoir, si ces méchants Suédois ne m’avaient pas trouvée, comment se serait finie cette nuit-là . Je te le demande est-ce que tu aurais remonté mes sous-vêtements roulés sur mes bottes? Démêlé mon collier? Est-ce que tu aurais fermé mes jambes, est-ce que tu m’aurais couverte? Enlevé les aiguilles de pin de mes cheveux? Demandé si les écorchures sur mon cou et mes fesses me faisaient mal? Est-ce que tu serais allé chercher un ami pour lui demander de t’aider à m’emmener dans un endroit chaud et confortable? Je fais des nuits blanches quand je pense à la manière dont ça aurait pu se passer si ces deux gars n’avaient jamais débarqué. Qu’est-ce qui me serait arrivé? Voilà une question à laquelle tu n’auras jamais la bonne réponse, une chose que tu n’arrives pas à expliquer, même un an aprè plus de tout ça, il affirme que j’ai joui après une minute de pénétration digitale. L’infirmière a dit qu’il y avait des lacérations, des éraflures et de la terre dans mon vagin. C’était avant ou après mon orgasme?Nous informer sous serment que oui, j’en avais envie, et que oui, j’avais donné ma permission et que c’est toi la vraie victime, attaqué par des Suédois pour des raisons inconnues, c’est consternant, c’est dément, c’est égoïste, c’est pernicieux. C’est déjà bien assez de souffrir sans que quelqu’un s’acharne à minimiser la gravité et la validité de cette famille a dû regarder des photos de ma tête sanglée à un brancard jonché d’aiguilles de pin, de mon corps à même la terre, les yeux clos, les cheveux en bataille, les membres tordus, la robe relevée. Et après tout ça, ma famille a dû écouter ton avocat dire que ces photos avaient été prises après les faits, qu’il ne fallait donc pas en tenir compte. Dire que oui, mon infirmière a confirmé des rougeurs et des écorchures à l’intérieur de mon corps, un traumatisme important des organes génitaux mais que c’est ce qui se passe quand on doigte quelqu’un et il a déjà reconnu l’avoir fait. D’écouter ton avocat dresser un portrait de moi façon Girls Gone Wild, comme si ça allait prouver d’une manière ou d’une autre que je l’avais bien cherché. De l’entendre dire que si j’avais l’air soûle au téléphone, c’est parce que je faisais l’idiote en prenant une voix bêbête. D’attirer l’attention sur le fait que dans un message laissé sur son répondeur, je disais à mon copain que j’allais le récompenser et qu’on sait tous à quoi je pensais. Je tiens à préciser que mon programme de récompenses est non cessible, surtout s'il s'agit d'un inconnu qui s’approcherait de moi. ÂCe n’est pas une énième coucherie bourrée d’étudiants résultant d'une suite de mauvaises décisions. Une agression n’est pas un Durant ce procès, il a causé des dommages irréversibles à ma famille et moi, qui devions l’écouter en silence donner sa version de la soirée. Mais au final, ses affirmations sans fondements et la logique tordue de son avocat n’ont trompé personne. La vérité a triomphé, la vérité a parlé d’ es coupable. Douze jurés t’ont reconnu coupable de trois chefs d’accusation au-delà de tout doute raisonnable, c’est douze votes par chef d’accusation, trente-six oui qui confirment ta culpabilité, c’est 100%, l’unanimité. Et moi qui pensais que c’était terminé pour de bon, qu’il assumerait enfin ses actes, qu’il présenterait des excuses en bonne et due forme et qu’on pourrait enfin passer à autre chose, que ça irait mieux. Et puis j’ai lu ta dé tu espères qu’un de mes organes implose de colère et me tue, on y est presque. Tu brûles. Ce n’est pas une énième coucherie bourrée d’étudiants résultant d'une suite de mauvaises décisions. Une agression n’est pas un accident. Curieusement, tu n’as toujours pas compris. Curieusement, tu sembles toujours confus. Je vais maintenant lire des extraits de la déclaration de l’accusé et y ré as dit Comme j’étais bourré je n’ai pas pris les meilleures décisions et elle non n’est pas une excuse. Est-ce que c’est un facteur? Oui. Mais ce n’est pas l’alcool qui m’a déshabillée, doigtée, qui a laissé le sol écorcher mon visage, mon corps presque nu. Boire plus que de raison fut une erreur de débutant que je veux bien reconnaÃtre, mais qui n’a rien de criminel. Tout le monde dans cette pièce a déjà regretté une soirée trop arrosée, ou connaÃt quelqu’un dont c’est le cas. Regretter un abus d’alcool, ce n’est pas la même chose que regretter une agression sexuelle. On était tous les deux soûls, la différence c’est que je n’ai pas enlevé ton pantalon et tes sous-vêtements, je ne t’ai pas touché de manière inappropriée et je ne me suis pas enfuie. Voilà la diffé as dit Si j’avais voulu faire connaissance, j’aurais dû lui demander son numéro plutôt que lui proposer de monter dans ma ne suis pas en colère parce que tu ne m’as pas demandé mon numéro. Même si on se connaissait, je n’aurais pas voulu me retrouver dans cette situation. Mon propre copain me connaÃt, mais s’il demandait à me doigter derrière une benne, je lui mettrais une gifle. Aucune fille n’a envie de se retrouver dans cette situation. Personne. Je me fiche de savoir si tu as ou non leur numé as dit J’ai bêtement pensé que je pouvais faire la même chose que tous les gens autour de moi, c’est-à -dire boire. J’ai eu nouveau, tu n’es pas en tort parce que tu as bu. Personne autour de toi ne m’agressait sexuellement. Tu es en tort parce que tu as fait ce que personne d’autre ne faisait, c’est-à -dire presser ta bite en érection dans ton pantalon contre mon corps nu et sans défense, dans un endroit sombre, à l’abri du regard et de la protection des autres invités, où ma propre sÅ“ur n’a pas su me trouver. Boire n’est pas ton crime. Retirer et jeter mes sous-vêtements comme un papier de bonbon pour pénétrer mon corps avec tes doigts, voilà ton tort. Pourquoi ai-je encore besoin d’expliquer tout as dit Pendant le procès, je ne voulais pas la persécuter du tout. C’était seulement mon avocat et sa manière d’appréhender l’ avocat n’est pas ton bouc émissaire, il te représente. Est-ce que ton avocat a dit des choses excessivement rageantes et dégradantes? Absolument. Il a dit que tu avais eu une érection parce qu’il faisait as dit être en train de créer un programme destiné aux lycéens et aux étudiants dans lequel tu partages ton expérience pour Âdénoncer la culture de l’alcool sur les campus et la promiscuité sexuelle qui s’ensuit».La culture de l’alcool sur les campus. C’est ça qu’on veut dénoncer? Tu crois que c’est contre ça que j’ai passé un an à me battre? Pas sensibiliser aux agressions sexuelles sur les campus, ou bien au viol, ou apprendre à reconnaÃtre un consentement. La culture de l’alcool sur les campus. À bas Jack Daniels. À bas la vodka Skyy. Si tu veux parler d’alcoolisme aux gens, va à une réunion des AA. Tu te rends compte qu’avoir un problème d’alcool, c’est différent de boire puis essayer avec acharnement d’avoir une relation sexuelle avec quelqu’un? Montre aux hommes comment respecter les femmes, pas comment se calmer sur la culture de l’alcool et la promiscuité sexuelle qui s’ensuit. Qui s’ensuit, comme un effet secondaire, comme une assiette de frites avec ta commande. À quel moment est-il question de promiscuité? Aucun média n’a titré Brock Turner, coupable d’avoir trop bu et de la promiscuité sexuelle qui s’ensuit. Les agressions sexuelles sur les campus. Voilà la première diapo de ton PowerPoint. Sois-en assuré si tu ne changes pas le sujet de tes interventions, je te suivrai dans chaque école où tu iras pour une présentation complé n’y a pas longtemps, tu as dit je veux montrer aux gens qu’une soirée de beuverie peut détruire toute une vie, une seule vie, la tienne, tu as oublié la mienne. Laisse-moi reformuler la phrase pour toi je veux montrer aux gens qu’une soirée de beuverie peut détruire deux vies. Toi et moi. Tu es la cause, je suis l’effet. Tu m’as entraÃnée dans cet enfer avec toi, replongée dans cette nuit, encore et encore. Tu as fait tomber nos deux tours, je me suis effondrée en même temps que toi. Si tu penses que j’ai été épargnée, que je m’en suis sortie indemne, qu’aujourd’hui je chevauche vers le soleil couchant et que c’est toi qui souffres le plus, tu te trompes. Personne n’est gagnant. Nous sommes tous dévastés, nous essayons tous de trouver du sens à toute cette souffrance. Les dégâts que tu as subis sont concrets tu perds titres, diplômes, inscription à l’université. Les dégâts que j’ai subis sont internes, invisibles, je les transporte avec moi. Tu m’as pris ma valeur, ma vie privée, mon énergie, mon temps, ma sécurité, mon intimité, ma confiance en moi, ma voix même, jusqu’à aujourd’ vois, nous avons une chose en commun, c’est que nous avons été tous les deux incapables de nous lever le matin. La douleur ne m’est pas étrangère. Tu as fait de moi une victime. Dans les journaux, mon nom était Âfemme inconsciente sous l’emprise de l’alcool», dix syllabes, et rien d’autre. Pendant un moment, j’ai cru que j’étais réduite à ça. J’ai dû me forcer à réapprendre mon vrai nom, mon identité. À réapprendre que je ne suis pas que ça. Que je ne suis pas seulement une victime bourrée dans une soirée de fac retrouvée derrière une benne à ordures, alors que toi tu es le nageur All American dans une université d’élite, innocent tant que sa culpabilité n’a pas été démontrée, avec tellement de choses à perdre. Je suis un être humain qui a été blessé de manière irréversible, ma vie a été mise en veille pendant plus d’un an, en attendant de déterminer si j’avais une quelconque indépendance, ma joie naturelle, ma douceur et le style de vie paisible que je connaissais ont été déformés au point d’être méconnaissables. Je me suis renfermée, je suis devenue énervée, je m’auto-dépréciais, j’étais fatiguée, irritable, vide. L’isolement était parfois insupportable. Tu ne peux pas me rendre la vie que j’avais avant cette nuit-là . Pendant que tu te faisais du souci pour ta réputation, tous les soirs je mettais des cuillères au réfrigérateur pour qu’au réveil, je les pose sur mes yeux boursouflés à force d’avoir pleuré, pour diminuer le gonflement et être capable de les ouvrir. J’arrivais au travail une heure en retard chaque matin, m’excusais et sortais pleurer dans la cage d’escalier, je peux te dire où se trouvent toutes les meilleures cachettes pour pleurer sans être entendu dans ce bâtiment. La douleur est devenue si intense que j’ai été obligée de raconter les détails privés à ma patronne pour qu’elle comprenne les raisons de mon départ. J’avais besoin de temps parce que continuer jour après jour n’était plus possible. J’ai utilisé mes économies pour aller aussi loin que je le pouvais. Je ne suis pas retournée travailler à plein temps car je savais qu’il faudrait que je prenne des semaines de congé à un moment pour les audiences et le procès, qui étaient constamment reportés. Ma vie a été mise entre parenthèses pendant plus d’un an, ma structure s’était effondré n’arrive pas à dormir seule la nuit sans qu’il y ait une lumière allumée, comme une enfant de 5 ans, parce que je fais des cauchemars où l’on me touche et je n’arrive pas à me réveiller, je suis allée jusqu’à attendre que le soleil se lève, afin de me sentir suffisamment en sécurité pour dormir. Pendant trois mois, je suis allée me coucher à 6 heures du j’étais fière de mon indépendance, aujourd’hui j’ai peur d’aller me promener le soir, d’assister à des soirées où il y a de l'alcool avec des amis, où je devrais me sentir à l’aise. Je suis devenue une petite bernacle qui a toujours besoin d’être à côté de quelqu’un, d’avoir mon petit ami avec moi, pour dormir, pour me protéger. Cette faiblesse que je ressens, cette façon craintive que j’ai de me déplacer dans la vie, toujours sur mes gardes, sur la défensive, prête à me mettre en colère, suscitent chez moi un sentiment de n’as pas idée à quel point j’ai travaillé dur pour reconstruire des parties de moi qui sont encore fragiles. Il m’a fallu huit mois pour réussir à simplement parler de ce qui était arrivé. Je n’arrivais plus à communiquer avec mes amis, avec tout mon entourage. Je criais sur mon petit ami, sur ma propre famille à chaque fois qu’ils abordaient le sujet. Tu ne m’as jamais permis d’oublier ce qui m’était arrivé. À la fin de l’audience, du procès, j’étais trop fatiguée pour parler. Je suis partie épuisée, silencieuse. Je suis rentrée à la maison, j’ai éteint mon téléphone et pendant des jours, je n’ai plus ouvert la bouche. Tu m’as payé un billet pour une planète où j’ai vécu toute seule. Chaque fois qu’un nouvel article était publié, je vivais avec la sensation paranoïaque que toute ma ville allait apprendre ce qui s’était passé et m’identifierait comme la fille qui s’était fait agresser. Je ne voulais de la pitié de personne et je suis encore en train d’essayer d’apprendre que Âvictime» fait partie de mon identité. Tu as fait de ma propre ville un lieu où je me sens ne peux pas me rendre mes nuits sans sommeil. Le fait que j’éclate en sanglots incontrôlables quand je regarde un film où une femme est agressée, pour le dire pudiquement, cette expérience a augmenté mon empathie envers les autres victimes. J’ai perdu du poids à cause du stress, et quand on me faisait des réflexions, je disais que je courais beaucoup depuis un certain temps. À certains moments, je ne supportais plus qu’on me touche. Je dois de nouveau apprendre que je ne suis pas fragile, que je suis capable, que je suis saine, pas juste furieuse et je vois ma petite sÅ“ur souffrir, quand je la vois incapable de suivre à l’école, être privée de joie, quand elle pleure si fort au téléphone qu’elle a du mal à respirer, qu’elle me demande pardon, encore et encore, de m’avoir laissée seule ce soir-là , pardon, pardon, pardon, quand elle se sent plus coupable que toi, alors je ne te pardonne pas. Ce soir-là , je l’ai appelée pour essayer de la trouver, mais tu m’as trouvée avant elle. La conclusion de ton avocat commençait par ces mots ÂSa sÅ“ur a dit qu’elle allait bien, et qui la connaÃt mieux que sa sÅ“ Tu as essayé d’utiliser ma propre sÅ“ur contre moi? Tes points d’attaque étaient si faibles, si bas, c’en était presque gênant. Tu ne la touches n’aurais jamais dû me faire ça. Deuxièmement, tu n’aurais jamais dû me forcer à me battre si longtemps pour te dire tu n’aurais jamais dû me faire ça. Mais on en est là . Le mal est fait, personne ne peut le défaire. Et à présent, nous avons tous les deux le choix. Nous pouvons laisser ça nous détruire, je peux rester en colère, blessée et toi dans le déni, ou bien nous pouvons l’affronter en face, moi j’accepte la douleur, toi tu acceptes la punition, et on passe à autre vie n’est pas foutue, tu as des dizaines d’années devant toi pour réécrire ton histoire. Le monde est immense, il est tellement plus grand que Palo Alto et Stanford, et tu t’y feras une place où tu pourras être utile et heureux. Mais pour l’instant, tu n’as plus le droit de hausser les épaules et de ne pas savoir où tu en es. Tu n’as pas le droit de faire comme si il n’y avait pas eu de signaux d’alerte. Tu as été reconnu coupable de m’avoir violée, intentionnellement, en faisant usage de la force, sexuellement, avec l’intention de nuire, et tout ce que tu arrives à admettre c’est que tu as consommé de l’alcool. Ne te plains pas que ta vie est chamboulée pour le pire parce que l’alcool t’a poussé à commettre de mauvaises actions. Trouve le moyen d’assumer ta propre maintenant, au sujet de la condamnation. Quand j’ai lu le rapport de l’agent de probation, je n’y croyais pas, j’étais consumée par une colère qui a fini par se transformer en une profonde tristesse. Mes déclarations ont été minimisées au point d’en être déformées et sorties de leur contexte. Je me suis battue avec acharnement pendant ce procès et il est hors de question que je laisse un agent de probation qui prétend évaluer mon état actuel et ce que je souhaite en quinze minutes de conversation, dont la plus grande partie a été consacrée à répondre à mes questions sur le système judiciaire, en minimiser le résultat. Le contexte aussi est important. Brock devait encore faire sa déclaration, et je n’avais pas lu ses vie est mise en pause depuis plus d’un an, une année de colère, d’angoisse et d’incertitude, jusqu’à ce qu’un jury de mes pairs rende un jugement qui a validé les injustices que j’avais endurées. Si Brock avait admis sa culpabilité, manifesté des remords et proposé un accord avant, j’aurais envisagé une peine plus légère, par respect pour son honnêteté, reconnaissante de pouvoir permettre à nos vies d’aller de l’avant. Au lieu de cela, il a pris le risque du procès, ajoutant l’insulte à la blessure, et m’a forcée à revivre cette souffrance tandis que les détails de ma vie personnelle et l’agression sexuelle dont j’ai été victime étaient violemment disséqués en public. Il nous a poussés, moi et ma famille, à vivre une année de souffrances inexplicables et inutiles, et il doit assumer les conséquences de cette remise en question de son crime, d’avoir mis ma douleur en doute, de nous avoir fait attendre si longtemps pour que justice soit dit à l’agent de probation que je ne voulais pas que Brock pourrisse en prison. Je n’ai pas dit qu’il ne méritait pas de se retrouver derrière les barreaux. La recommandation de l’agent de probation d’un an ou moins dans une prison du comté est un coup de règle sur les doigts, une raillerie de la gravité de ses agressions, une insulte pour moi et pour toutes les femmes. Cela envoie le message qu’un inconnu peut entrer en vous sans qu’il y ait consentement et qu’il recevra une sanction inférieure à ce qui a été défini comme la peine minimum. La probation ne devrait pas lui être accordée. J’ai aussi dit à l’agent de probation que ce que je voulais vraiment, c’était que Brock se rende compte, qu’il comprenne et admette qu’il a mal après avoir lu le rapport du prévenu, je suis extrêmement déçue, j’ai l’impression qu’il ne montre aucun remords sincère et qu’il n’assume pas la responsabilité de sa conduite. J’ai totalement respecté son droit à avoir un procès, mais même après que douze jurés l’ont reconnu coupable à l’unanimité de trois crimes, tout ce qu’il a admis avoir fait est d’avoir ingéré de l’alcool. Quelqu’un incapable d’assumer la pleine responsabilité de ses actes ne mérite pas une peine atténuée. Il est profondément offensant qu’il tente de diluer le viol dans une suggestion de Âpromiscuité». Par définition, le viol n’est pas l’absence de promiscuité, le viol est l’absence de consentement, et cela me perturbe profondément qu’il ne soit même pas capable de voir cette diffé de probation a pris en compte le fait que l’accusé était jeune et qu’il n’avait jamais été condamné. À mon avis, il est assez âgé pour savoir que ce qu’il a fait est mal. Dans ce pays, à 18 ans vous pouvez aller à la guerre. À 19 ans, vous êtes assez vieux pour payer les conséquences si vous avez tenté de violer quelqu’un. Il est jeune, mais il est assez vieux pour avoir un peu de il s’agit d’une première fois, je comprends la tentation de l’indulgence. D’un autre côté, en tant que société, nous ne pouvons pas pardonner la première agression sexuelle ou le premier viol digital de tout le monde. Cela n’a aucun sens. Le fait que le viol est un acte grave doit être communiqué clairement, il ne faut pas créer une culture qui suggère d’apprendre de façon empirique que le viol est condamnable. Les sanctions des agressions sexuelles doivent être sévères, de telle sorte que les gens aient suffisamment peur pour utiliser leur bon sens, même s’ils sont ivres, elles doivent être assez sévères pour être pré de probation a pris en compte le fait qu’il ait dû renoncer à une bourse de natation durement acquise. La vitesse de nage de Brock n’atténue en rien la gravité de ce qui m’est arrivé, et ne devrait en rien atténuer la sévérité de sa sanction. Si un délinquant sans casier venu d’un milieu défavorisé était accusé de trois crimes et n’avait avancé d’autre justification que l’abus d’alcool, à quoi serait-il condamné? Le fait que Brock était un athlète dans une université privée ne devrait pas être considéré comme un droit à l’indulgence mais comme une occasion d’envoyer le message que les agressions sexuelles sont illégales, quelle que soit la classe de probation a déclaré que cette affaire, lorsqu’on la comparait à d’autres crimes de même nature, pouvait être considérée comme moins grave étant donné le niveau d’ébriété du prévenu. À vivre, c’était grave. C’est tout ce que j’en fait pour démontrer qu’il méritait la clémence? Il n’a fait que s’excuser d’avoir bu et n’a toujours pas défini les agressions sexuelles qu’il a commises sur moi, il n'a fait que m'accabler, encore et encore, sans jamais s’arrêter. Il a été déclaré coupable de trois crimes et il est temps qu’il accepte les conséquences de ses actes. On ne va pas lui pardonner comme ç sera enregistré à vie comme un délinquant sexuel. Il n’y aura pas de prescription. Tout comme ce qu’il m’a fait ne sera pas prescrit, ne disparaÃtra pas après un nombre d’années convenu. Cela restera avec moi, cela fait partie de mon identité, ça a changé pour toujours ma manière de me comporter, la manière de vivre le restant de ma conclure, je voudrais dire merci. À tout le monde, de l’interne qui m’a donné des flocons d’avoine quand je me suis réveillée à l’hôpital ce matin-là à l’assistante qui a attendu à côté de moi, en passant par les infirmières qui m’ont calmée, l’enquêteur qui m’a écoutée et ne m’a jamais jugée, à mes avocats qui se sont sans faillir tenus à mes côtés, à mon psy qui m’a appris à trouver du courage dans la vulnérabilité, à ma patronne pour sa gentillesse et sa compréhension, à mes incroyables parents qui m’apprennent à transformer la douleur en force, à ma grand-mère qui a fait passer du chocolat en douce dans la salle d’audience pendant cette épreuve pour me le donner, à mes amis qui me rappellent comment être heureuse, à mon petit ami, patient et aimant, à mon indomptable sÅ“ur qui est l’autre moitié de mon cÅ“ur, à Alaleh, mon idole, qui s’est battue inlassablement et n’a jamais douté de moi. Merci à tous ceux qui sont impliqués dans ce procès pour votre temps et votre attention. Merci aux filles de tout le pays qui ont envoyé des lettres au procureur de mon district pour qu’il me les donne, à tous ces inconnus qui se sont souciés de surtout, merci aux deux hommes qui m’ont sauvée, que je n’ai toujours pas rencontrés. Je dors avec deux dessins de vélos que j’ai faits, scotchés au-dessus de mon lit, pour me rappeler qu’il y a des héros dans cette histoire. Que nous nous préoccupons les uns des autres. Avoir connu tous ces gens, avoir senti leur protection et leur amour, c’est quelque chose que je n’oublierai enfin, aux filles, où que vous soyez, je suis avec vous. Les soirs où vous vous sentez seules, je suis avec vous. Quand on ne vous croit pas, quand on vous ignore, je suis avec vous. Je me suis battue chaque jour pour vous. Alors n’arrêtez jamais de vous battre, moi je vous crois. Comme l’a écrit l’auteure Anne Lamott ÂLes phares ne sillonnent pas les Ãles en courant à la recherche de bateaux à sauver; ils se contentent de se tenir droit et de briller». Bien que je ne puisse pas sauver tous les bateaux, j’espère que parce que j’ai parlé aujourd’hui, vous avez absorbé un petit peu de lumière, une petite conviction qu’on ne peut pas vous faire taire, une petite satisfaction que justice a été rendue, une petite assurance que nous allons quelque part, et une grande, grande conviction que vous êtes importantes, incontestablement, vous êtes intouchables, vous êtes belles, vous devez être estimées, respectées, indéniablement, chaque minute de chaque jour, vous êtes puissantes et personne ne peut vous enlever ça. À toutes les filles du monde, je suis avec vous. de l'anglais par Nora Bouazzouni, Cécile Dehesdin et Bérengère Viennot.
Item 109 – Troubles de la marche et de l'équilibre I. Pour comprendre II. Examen clinique d'un trouble de la marche et de l'équilibre III. Principaux troubles de la marche Item 131 – Troubles de la marche et de l'équilibre chez le sujet âgé I. Particularités du sujet âgé II. Objectifs pratiques conduite à tenir devant une chute chez une personne âgée Site internet Compléments en ligne Objectifs pédagogiques Item 109. Troubles de la marche et de l'équilibre Devant un trouble de la marche ou de l'équilibre, argumenter les hypothèses diagnostiques et justifier les examens complémentaires pertinents. Connaître le syndrome post-chute. Item 131. Troubles de la marche et de l'équilibre chez le sujet âgé Particularités chez le sujet âgé. Argumenter le caractère de gravité des chutes et décrire la prise en charge. Les étudiants pourront aussi se reporter à l'item 130 du référentiel de gériatrie Hiérarchisation des connaissances I. Pour comprendre II. Examen clinique d'un trouble de la marche et de l'équilibre III. Principaux troubles de la marche Les troubles de la marche et de l'équilibre sont une plainte fréquente en neurologie. Elle peut même exister en dehors de toute maladie identifiable, en particulier dans le cadre du vieillissement physiologique marche à petits pas, chutes, à l'origine d'un véritable problème de santé publique. L'examen clinique est capital pour typer ces troubles et conduire une démarche diagnostique. La classification des troubles de la marche est complexe ; nous en proposons une simplifiée tableau adaptée à la pratique clinique. Sont exclus le domaine des troubles de l'acquisition de la marche, ainsi que les troubles apparaissant dans l'enfance. La marche, production motrice très automatisée, échappe largement au contrôle conscient. Elle est constituée d'une activité alternée des membres inférieurs, succession de doubles appuis et d'appuis unilatéraux. Sur une activité rythmique et cyclique de fond viennent se greffer les modulations nécessaires à l'adaptation à l'environnement, aux caractéristiques de la personne et à sa volonté. À un niveau supérieur, la locomotion est déclenchée chez tous les vertébrés, des plus primitifs aux plus évolués, par une commande descendante provenant des régions locomotrices » localisées dans le tronc cérébral. Les ganglions de la base interviennent au premier chef dans le contrôle de la locomotion les troubles de la marche sont constants dans les syndromes parkinsoniens. Les afférences sensorielles intervenant dans le contrôle de la marche sont plurimodales sensibilité proprioceptive et cutanée, entrées vestibulaires et visuelles. Elles exercent une action modulatrice sur l'activité spinale afin d'adapter au mieux la locomotion aux conditions rencontrées. Le cervelet joue également un rôle de contrôle permanent de l'exécution de la commande motrice et de l'adaptation aux contraintes extérieures. A. Interrogatoire Comme dans toute démarche clinique, il s'agit d'un temps essentiel. Les principaux points à faire préciser sont la date de début des troubles, leur mode d'installation, le type de la plainte principale douleur et sa relation avec l'effort, faiblesse, instabilité à bien différencier d'un vertige, petits pas, raideur. Le regard d'un tiers est parfois nécessaire, certains troubles étant mieux perçus par l'entourage que par le patient ralentissement, perte du ballant d'un bras ; la sévérité du trouble doit être évaluée dans la vie quotidienne chutes ou presque- chutes », leurs conséquences en termes de morbidité traumatismes, fractures, hospitalisations ou en termes d'autonomie sorties non accompagnées du domicile avec ou sans prise de transports en commun, sorties accompagnées, absence de sorties du domicile ; la capacité des sujets à monter force ou descendre un escalier équilibre, leur autonomie pour les activités ménage, cuisine et les gestes de la vie quotidienne habillage et toilette en particulier, l'utilisation d'une canne, d'un fauteuil roulant ou d'un déambulateur ; la liste complète des médicaments pris, qui doit être également connue premier facteur de risque de chutes du sujet âgé. B. Examen clinique L'examen en lui-même comporte l'examen neurologique général, l'examen spécifique de l'équilibre, de la posture et de la marche. Cet examen se fait le malade ayant les pieds nus, dans un espace suffisant, bien éclairé. 1. Posture dans sa composante d'équilibre Deux manœuvres sont à réaliser. a. Épreuve de Romberg vidéo Le patient est debout les talons joints et les pieds légèrement écartés à 45°. Les bras peuvent être ballants ou tendus à la recherche d'une déviation latéralisée. L'examen se fait yeux ouverts puis fermés afin d'évaluer la contribution visuelle, toujours plus importante en cas de déficit d'une autre entrée sensorielle en particulier proprioceptive. b. Réflexes posturaux On teste les capacités du sujet à maintenir l'équilibre après une rétropulsion brusque de l'examinateur placé derrière le patient prévenu de la poussée pour évaluer les réflexes d'anticipation. 2. Posture dans sa composante d'orientation Un trouble de la position du tronc et/ou de l'axe cervicocéphalique est recherché soit dans le plan sagittal flexion camptocormie ou extension du tronc, de la nuque ante-colis, retrocolis; soit dans le plan frontal pisa syndrome, qui est une inclinaison latérale marquée du tronc. Son origine dystonique ou déficitaire doit être évaluée mais parfois sans possibilité de trancher. 3. Marche Plusieurs temps doivent être examinés l'initiation, la marche stabilisée et le demi-tour. Le demi-tour ou le passage d'une porte ou d'un obstacle peuvent mettre en évidence un freezing arrêt brutal et involontaire de la marche, paroxystique. La longueur du pas, sa largeur, la vitesse de marche doivent être évaluées de façon subjective ou quantifiée au cours d'une épreuve standardisée voir le test Get up and go. L'absence de ballant d'un membre supérieur est recherchée. Dans certains cas où l'ataxie est peu importante, l'épreuve de Romberg peut être normale ainsi que la marche standard, et seule la marche funambulesque sera perturbée. En cas d'ataxie, la marche est effectuée les yeux fermés le déséquilibre est aggravé dans l'ataxie d'origine proprioceptive et vestibulaire, pas dans l'ataxie cérébelleuse. 4. Examen neurologique Ce temps essentiel est orienté selon le contexte clinique. Il recherchera en particulier un déficit moteur, un syndrome pyramidal, parkinsonien ou cérébelleux, des troubles de la sensibilité profonde, des troubles cognitifs. 5. Examen clinique général Il est indispensable, en particulier pour procéder à une auscultation cardiaque et des gros vaisseaux et à une mesure de la tension artérielle debout/couché, car l'hypotension artérielle orthostatique est fréquente dans de nombreuses affections cardiaques, neurologiques, ou peut être une conséquence d'une prise de médicament. C. Explorations complémentaires Des explorations complémentaires seront demandées selon le contexte clinique IRM de la moelle spinale ou du cerveau, électromyogramme, examen audiovestibulaire ; une analyse quantifiée de la marche, réalisable dans certains centres, permet de définir et de quantifier au mieux les déficits longueur et durée des cycles, asymétrie du pas. Quelquefois des tests thérapeutiques peuvent être utiles test de soustraction du LCS dans les suspicions d'hydrocéphalie à pression normale, ou test à la lévodopa devant une marche à petits pas ou une dystonie à la recherche d'une dopa-sensibilité. Nous aborderons les troubles de la marche et de l'équilibre à partir du déficit fonctionnel principal tel qu'il a pu être défini au terme de l'enquête clinique précédemment décrite. Cela n'implique pas que ce trouble est isolé, mais qu'il est le mécanisme central contre lequel lutter, en particulier sur le plan thérapeutique. A. Douleur La douleur est souvent le mécanisme mis en avant par les malades pour expliquer une gêne à la marche. Le trouble observé relève d'un mécanisme d'évitement de la douleur boiterie perturbation de la marche responsable d'une asymétrie du pas ou d'une véritable limitation claudication intermittente. Certaines douleurs sont très spécifiques myalgies d'effort et phénomène de second souffle d'une maladie de McArdle glycogénose musculaire. L'apparition de sciatiques tronquées et à bascule à la marche évoque une claudication radiculaire intermittente dans le cadre d'un canal lombaire étroit. B. Ataxie 1. Ataxie cérébelleuse vidéo On distingue cliniquement le syndrome cérébelleux statique, en relation avec une lésion du vermis ; le syndrome cérébelleux cinétique, secondaire à une lésion des hémisphères. L'ataxie est multidirectionnelle à l'épreuve de Romberg, sans anomalie des réflexes posturaux, non majorée à l'occlusion des yeux. La marche est classiquement ébrieuse, le polygone de sustentation est élargi, la marche funambulesque précocement altérée. Les principales causes sont l'alcoolisme, la sclérose en plaques, un accident vasculaire cérébral, une ataxie cérébelleuse héréditaire autosomique récessive à début précoce le plus souvent ataxie de Friedreich ++, déficit en vitamine E ou autosomique dominante à début plus tardif après 30 ans mutations SCA, une tumeur, un syndrome paranéoplasique, la maladie de Creutzfeldt-Jakob. 2. Ataxie vestibulaire Généralement de survenue aiguë, le syndrome vestibulaire périphérique est bruyant, se manifestant sous la forme d'un vertige rotatoire accompagné de vomissements et de signes végétatifs. Les anomalies de la marche et de l'équilibre sont latéralisées du côté de la saccade lente du nystagmus, vers le côté malade. Cette déviation est beaucoup moins systématique dans les vertiges centraux, où le syndrome vestibulaire est dit dysharmonieux, par opposition avec le syndrome vestibulaire périphérique. Les causes sont nombreuses virale, vasculaire, tumorale... 3. Ataxie proprioceptive vidéo L'atteinte des voies proprioceptives périphériques fibres sensitives myélinisées de grand diamètre, ganglion spinal ou centrales cordons postérieurs de la moelle spinale et relais provoque un déficit de la sensibilité profonde vibrations, sens de position et de mouvement responsable d'une ataxie et parfois d'un tremblement. L'épreuve de Romberg est très perturbée, aggravée nettement à la fermeture des yeux. Les réflexes de posture sont normaux, le polygone est élargi. La marche est talonnante, l'appui au sol est mal contrôlé et le contact parfois violent. La maladie de Biermer, les syndromes paranéoplasiques, le tabes syphilis tertiaire, les neuropathies inflammatoires IgM monoclonale, polyradiculonévrites sont les grandes causes de ce groupe. C. Troubles moteurs déficitaires 1. D'origine centrale Le déficit s'associe le plus souvent à une spasticité après un certain temps d'évolution; il faut faire la part clinique entre ce qui revient à l'hypertonie et ce qui revient à la faiblesse. Les syndromes les plus fréquents sont les séquelles d'accident vasculaire cérébral, essentielle- ment sous la forme d'une hémiparésie ou d'une hémiplégie à l'origine d'un fauchage, le membre supérieur homolatéral étant fixé en adduction. Les paraparésies avec spasticité vidéo donnent des marches très enraidies qualifiées parfois de marche en ciseaux». Elles sont secondaires à des affections de la moelle spinale sclérose en plaques, myélite, compression tumorale ou mécanique, et la paraparésie spastique héréditaire. Une claudication intermittente médullaire plus déficitaire que douloureuse peut se voir; des troubles sensitifs et sphinctériens peuvent être présents dans certaines étiologies, une ataxie proprioceptive pouvant alors s'intriquer au déficit moteur. 2. D'origine périphérique Il peut s'agir d'une neuropathie périphérique où le déficit touche et prédomine souvent sur les extrémités steppage vidéo Il peut s'agit d'affections musculaires dont la topographie déficitaire est souvent symétrique et à prédominance proximale, donnant une démarche dandinante se combinant parfois à un déficit axial donnant une attitude dite en roi de comédie » vidéo Des chutes par dérobement sont possibles. D. Troubles moteurs hyperkinétiques mouvements anormaux 1. Dystonie vidéo Il s'agit du type de mouvement anormal donnant le plus de troubles de la marche, et dans un certain nombre de cas le trouble moteur se révèle par un trouble de la marche isolée. Les dystonies des membres inférieurs peuvent être unilatérales ou bilatérales. Les aspects cliniques sont très variables selon les formes pseudo-steppage, pied en varus équin douloureux, marche dite en héron» avec élévation des genoux, marche pseudo spastique, marche de dromadaire» par flexion-extension alternative du tronc. Un test de dopa-sensibilité doit être réalisé. Les principales causes sont les dystonies généralisées héréditaires mutation DYT1, les dystonies dopa-sensibles, la maladie de Parkinson surtout à début précoce d'origine génétique mutations de la parkine, les anoxies néonatales. 2. Chorée Dans la chorée de Huntington, les troubles de la marche et de l'équilibre sont complexes atteinte sévère des réflexes posturaux, syndrome akinétique, mouvements choréodystoniques axiaux et des membres. La marche est souvent perdue en cours de l'évolution et les chutes sont fréquentes, parfois très traumatisantes, d'autant que le patient, autant par anosognosie que par impulsivité, prend peu de précautions. Dans la maladie de Parkinson, les dyskinésies induites par la lévodopa induisent des déséquilibres à la marche, plus rarement des chutes. 3. Tremblements a. Tremblement essentiel Peu symptomatique, un discret trouble de l'équilibre proche de ce qui est mis en évidence dans les syndromes cérébelleux est identifié. b. Tremblement orthostatique Il s'agit d'un tremblement de fréquence élevée 14-18 Hz, touchant surtout les membres inférieurs et non perçu par le patient qui se plaint d'une sensation d'instabilité ou de dérobe- ment en position debout immobile, la marche n'étant pas touchée. Il est révélé par un EMG des membres inférieurs qui doit être réalisé en position debout immobile pour révéler l'activité EMG caractéristique. E. Troubles moteurs hypokinétiques marche à petits pas Les principales entités de ce groupe sont les syndromes parkinsoniens; l'hydrocéphalie chronique de l'adulte; les états lacunaires; la phobie de la chute. 1. Syndromes parkinsoniens a. Maladie de Parkinson Il s'agit du modèle le plus pur, du moins en début d'évolution, de trouble hypokinétique de la marche. De nombreuses études quantifiées ont permis d'en définir les principales caractéristiques Vidéo On différencie deux grandes périodes la forme de début, où la marche est ralentie par réduction de la longueur d'enjambée il existe constamment une prédominance sur un hémicorps et une très bonne dopa- sensibilité; le patient arrive à normaliser sa marche avec un effort de volonté; il n'y a pas ou peu de troubles posturaux; dans les formes plus tardives, la longueur de l'enjambée est très réduite, seulement partiellement corrigeable par la volonté; des signes peu sensibles à la lévodopa apparaissent comme le freezing arrêt brutal et involontaire de la marche, paroxystique, apparaissant au début au démarrage, à la traversée d'un passage étroit ou lors d'un demi-tour, pouvant provoquer des chutes en avant. Une perte progressive des réflexes posturaux s'associe le plus souvent, entraînant des chutes dans ce cas plutôt vers l'arrière. b. Autres syndromes parkinsoniens L'atrophie multisystématisée AMS dans sa forme parkinsonienne ou dans sa forme cérébelleuse et la paralysie supranucléaire progressive PSP comportent des troubles posturaux et locomoteurs plus précoces et plus sévères que la maladie de Parkinson, avec en particulier des chutes en début d'évolution, donnée clinique devant remettre en cause le diagnostic de maladie de Parkinson drapeau rouge». 2. Hydrocéphalie chronique de l'adulte Il s'agit d'une hydrocéphalie communicante avec peu d'hypertension intracrânienne liée à une obstruction des espaces méningés au niveau des citernes de la base. Elle touche le sujet âgé; elle peut être idiopathique ou secondaire à un traumatisme crânien, à une hémorragie méningée, une méningite survenus plusieurs décennies plus tôt. L'évolution est lentement progressive et se caractérise cliniquement par la triade de Hakim et Adams troubles de la marche et de l'équilibre les réflexes posturaux sont très perturbés, la marche est lente, à petits pas, le ballant des bras est conservé. Il existe un élargissement du polygone de sustentation et un freezing dans 20 à 30 % des cas. On peut également noter une aimantation à la marche distincte d'un freezing le patient avance en faisant glisser ses pieds qui restent collés au sol comme s'il patinait. Ce trouble est considéré parfois comme une apraxie de la marche, c'est-à-dire une incapacité à générer un pas normal, et peut aboutir à une perte complète de la marche, le patient restant debout immobile, incapable d'avancer; troubles sphinctériens surtout urination; syndrome démentiel de type sous-cortico-frontal. Le diagnostic repose sur l'IRM cérébrale qui montre une dilatation tétraventriculaire avec peu d'atrophie corticale et des plages d'hyposignal T2 autour des ventricules, traduction de la résorption trans-épendymaire du LCS figure Le traitement consiste en une dérivation ventriculopéritonéale qui entraîne une amélioration inconstante des troubles moteurs et cognitifs. Elle est indiquée après réalisation d'une ponction lombaire soustractive de 40 ml qui doit améliorer d'au moins 30 % les paramètres de marche vitesse, nombre de pas dans les 24 heures qui suivent. Fig. Hydrocéphalie chronique IRM cérébrale. Dilatation tétraventriculaire, avec atrophie corticale comparativement modérée. Source CEN, 2019. 3. États lacunaires On regroupe ici des troubles complexes de la marche et de l'équilibre souvent associés à des troubles cognitifs frontaux, pyramidaux, à un syndrome pseudobulbaire. Le tableau peut associer une ataxie, des anomalies sévères des réflexes posturaux à l'origine d'une instabilité parfois majeure, une marche hypokinétique accompagnée ou non d'un freezing, une apraxie à la marche. Ce syndrome multilacunaire évolue par poussées, entrecoupées de rémissions partielles. Le terrain est une hypertension artérielle sévère instable. L'IRM cérébrale montre les images caractéristiques figure Fig. État lacunaire IRM cérébrale. L'IRM cérébrale montre les images caractéristiques sous forme de multiples hypersignaux au sein des noyaux gris centraux. Source CEN, 2019. 4. Marche précautionneuse, phobie de la chute, astasie-abasie a. Marche précautionneuse Il s'agit d'une marche ralentie, prudente, sans déficit majeur, marquée par la recherche d'appuis et le besoin d'une réassurance ou d'une présence. Elle se voit chez les sujets âgés et plus fréquemment chez la femme. L'autonomie est respectée, seules certaines situations particulièrement anxiogènes sont évitées foule, transports en commun. Ce trouble résulte de la sensation éprouvée par le sujet, justifiée ou non, d'une instabilité. b. Phobie de la chute Il s'agit de l'étape ultérieure, déclenchée le plus souvent par la survenue de chutes, et d'autant plus marquée que le sujet est resté longtemps au sol. Le sujet peut être porteur d'une affection neurologique responsable d'une instabilité ou être indemne de toute affection neurologique. Le tableau se présente comme une peur panique de marcher ; si le patient est poussé à faire quelques pas, il s'agrippe à l'examinateur ou à des meubles, aux murs, au prix de postures hasardeuses à haut risque de chutes. Toute tentative de lâcher le sujet s'accompagne de réactions anxieuses majeures. Une rééducation intensive est le seul traitement parfois efficace, alors que les psychotropes ont peu d'effet. c. Astasie-abasie Elle se définit comme l'instabilité à la station debout avec rétropulsion spontanée astasie et l'incapacité de marcher abasie en dehors de la présence de tout syndrome pyramidal ou parkinsonien. Ses principales étiologies sont une lésion frontale, hydrocéphalie chronique de l'adulte, un état lacunaire, ou être sans cause apparente astasie-abasie pure. F. Troubles psychogènes Les troubles du mouvement psychogènes sont relativement fréquents et les troubles de la marche peuvent représenter jusqu'à 10 % des patients entrant dans cette catégorie. Ils regroupent un ensemble de manifestations cliniques où des prototypes de marche pathologique sont reproduits parfois de façon caricaturale marche hémiplégique, marche ataxique.... Une installation brutale, un certain nombre d'incohérences à l'examen clinique et la normalité des examens complémentaires permettent en général le diagnostic. I. Particularités du sujet âgé II. Objectifs pratiques conduite à tenir devant une chute chez une personne âgée Chaque année en France, 20 à 30 % des plus de 65 ans et 50 % des plus de 85 ans sont victimes d'une chute au moins. Le caractère répétitif des chutes est considéré à partir du moment où la personne a fait au moins deux chutes sur une période de 12 mois. Facteurs de risque de chute la chute elle-même, âge, sexe féminin, origine caucasienne. Conséquences de la chute 15 % des chutes sont responsables de traumatismes osseux, notamment de fractures du col fémoral dans un tiers des cas. Les traumatismes sont responsables d'une mortalité à court terme qui augmente avec l'âge. Facteur de gravité l'incapacité pour la personne âgée de se relever ; une immobilisation au sol de plus d'une heure est un facteur de gravité avec risque de décès de 50 % dans les 12 mois suivants. A. Facteurs favorisants et causes des chutes chez le sujet âgé Les facteurs intrinsèques sont liés au vieillissement normal, à la prise de médicaments et à des processus pathologiques divers, notamment cardiovasculaires et neurologiques. Les chutes résultent souvent de l'association de plusieurs de ces facteurs, mais la plupart d'entre elles n'ont pas de cause facilement identifiable. Les facteurs extrinsèques sont liés à l'environnement, essentiellement l'habitat. Le cumul de plusieurs causes conduit à franchir le seuil de défaillance provoquant la chute. La notion d'un malaise, voire d'une perte de connaissance brève au cours d'une chute doit être recherchée très soigneusement à l'interrogatoire 1. Prise de médicaments Les médicaments sont un des facteurs de risque des chutes le plus fréquemment retrouvé chez les personnes âgées, agissant par divers mécanismes effet sédatif barbituriques, benzodiazépines hypnotiques ou non, anticonvulsivants ; syndrome parkinsonien neuroleptiques, médicaments aux propriétés neuroleptiques neuroleptiques cachés»; hypotension orthostatique antihypertenseurs, dont les bêtabloquants et les diurétiques, L-dopa et agonistes dopaminergiques, antidépresseurs; troubles de conduction et du rythme cardiaque tous les antiarythmiques, diurétiques hypokaliémiants torsades de pointes; les anticoagulants peuvent aggraver les conséquences de la chute. 2. Causes cardiovasculaires Troubles de conduction auriculoventriculaire, troubles du rythme cardiaque tachycardies, bradycardies, infarctus du myocarde et syndromes coronariens. Modifications tensionnelles l'hypotension orthostatique HTO est définie par une réduction de la pression systolique d'au moins 20 mmHg et/ou de la pression diastolique d'au moins 10 mmHg après 3 minutes en position debout. Elle peut se manifester chez les personnes âgées au lever après le repas ou après un alitement prolongé ou du fait de prises médicamenteuses, d'anémie, de déshydratation. Les facteurs favorisants et la prise en charge d'une HTO sont développés dans le référentiel de gériatrie. Embolie pulmonaire. Syncopes d'effort du rétrécissement aortique serré. Chute au cours d'une syncope vagale, de cause instrumentale, mictionnelle, surtout la nuit, parfois syncope à glotte fermée par exemple, ictus laryngé après un effort de toux. 3. Causes neurologiques La plupart des affections neurologiques entraînant des troubles de la marche et de l'équilibre, des déficits peuvent être responsables de chutes troubles proprioceptifs neuropathies périphériques; accidents vasculaires cérébraux et leurs séquelles; pathologies neurodégénératives syndromes parkinsoniens, syndromes cérébelleux... ; hydrocéphalie chronique anciennement intitulée à pression normale»; troubles de l'équilibre d'origine vestibulaire périphérique ou central ; crises convulsives ; cause neurosensorielle baisse d'acuité visuelle rarement isolée, mais facteur précipitant. 4. Causes mécaniques Chutes au cours d'affection ou séquelle orthopédique ou rhumatologique notamment l'arthrose et le port de prothèses de hanche et de genou. 5. Autres pathologies Hypoglycémies, surtout iatrogènes. Troubles ioniques dyskaliémie, hypercalcémie, hypocalcémie, hyponatrémie. Anémie. 6. Facteurs extrinsèques Ce sont les facteurs liés à l'habitat et à l'environnement sol glissant, tapis, salle de bains non adaptée ; chaise ou fauteuil trop bas; escalier ou logement mal éclairé; animaux domestiques ; problèmes vestimentaires et de chaussures; changement d'environnement hospitalisation, déménagement... B. Syndrome post-chute 1. Définition Il se définit par l'apparition dans les jours suivants une chute chez une personne âgée d'une diminution des activités et de l'autonomie physique, alors que l'examen clinique et le bilan radiologique ne décèlent pas de cause neurologique ou mécanique ou de complication traumatique. Il correspond à une véritable sidération des automatismes de l'équilibre et de la marche. 2. Sémiologie clinique Le syndrome post-chute associe une composante motrice au fauteuil le patient a une tendance à la rétropulsion avec impossibilité de passage en antépulsion ; debout, la marche est talonnante avec élargissement du polygone de sustentation et flexion des genoux; une composante psychologique elle se traduit par une anxiété majeure; le patient a peur du vide antérieur; au maximum on parle d'astasie-abasie; un syndrome de régression psychomotrice il peut compliquer le syndrome post-chute avec l'apparition d'une recherche de dépendance clinophilie, incontinence, aide aux repas ; un syndrome dépressif à rechercher systématiquement. 3. Pronostic Réversible s'il est identifié et pris en charge précocement +++. En l'absence de prise en charge rapide, spécifique et multidisciplinaire de cette véritable urgence gériatrique, l'évolution se fera vers un état grabataire irréversible. C. Conséquences médicales et psychosociales des chutes du sujet âgé 1. Conséquences médicales Elles sont essentiellement de nature traumatique, avec une mortalité importante. Toutes les études indiquent que le risque fracturaire à la suite d'une chute est très corrélé au déficit de minéralisation osseuse. L'ostéoporose et l'ostéomalacie étant plus fréquentes chez les femmes, le risque de fracture est de ce fait plus élevé chez les femmes que chez les hommes. Les différentes complications sont les suivantes. a. Fractures Elles compliquent 5 % des chutes fracture du col du fémur 20 à 30 % des fractures ; autres fractures avant-bras dont le poignet avec fracture de Pouteau-Colles, bras extrémité supérieure de l'humérus, cheville, rachis tassement vertébral, bassin, côtes, crâne. b. Traumatismes sans fracture Plaies, érosions cutanées, hématomes multiples, rhabdomyolyse. Ils surviennent dans 10 % des chutes et sont lourds de conséquences sur la restriction d'autonomie. c. Complications liées à l'immobilisation Escarres, déshydratation, bronchopneumopathie, confusion. 2. Conséquences psychosociales Un sujet âgé qui chute est souvent conduit en urgence en milieu hospitalier pour bilan. L'admission en urgence est source de stress et risque de précipiter le malade vers la perte d'autonomie et le placement en institution. À moyen terme, la perte d'autonomie est observée chez près d'un tiers des malades qui n'ont pas eu de fracture. Elle est l'aboutissement des répercussions psychomotrices de la chute, c'est-à-dire le syndrome post-chute, du fait de la peur de chuter, de la perte de mobilité ou de troubles de la marche. La chute engendre une diminution du champ d'action, de l'espace social, familial, voire corporel. La crainte d'une récidive conduit souvent à institutionnaliser» le malade. Les conséquences psychologiques peuvent s'installer plus sournoisement chez un vieillard perdant brutalement confiance en lui, se sentant dévalorisé aux yeux de son entourage, qui, croyant bien faire, réagit parfois par un excès de surprotection, installant encore plus la personne âgée dans la dépendance et la restriction d'activité. D. Facteurs de risque de récidive des chutes chez le sujet âgé Cf. tableau Tableau Principales causes de chutes chez le sujet âgé. E. Principales mesures préventives des chutes chez la personne âgée Chez toute personne âgée, l'instabilité posturale peut être combattue par les mesures suivantes. 1. Hygiène de vie Nutrition équilibrée, voire enrichie. Supplémentation vitamino-calcique en cas d'ostéoporose. Activité physique suffisante et notamment entretien de la force musculaire des membres inférieurs marche, vélo d'appartement. Activité intellectuelle régulière. Rompre l'isolement pour une personne vivant seule. 2. Douleurs Traitement des douleurs rhumatismales, opération prothèse en cas d'arthrose hanche ou genou. 3. Vue et audition Correction des troubles de la vue prescription de lunettes adaptées, opération d'une cataracte, détection précoce et traitement d'un glaucome chronique et de l'audition appareillage. 4. Troubles de la marche et de l'équilibre Identification et traitement de leur cause lorsque cela est possible. Évaluation de l'intérêt d'une kinésithérapie d'entretien ou d'une rééducation de la marche et de la posture, de l'utilité d'une canne, d'un déambulateur, voire d'un fauteuil roulant. Vérification du port de chaussures confortables assurant une bonne stabilité semelles épaisses ni trop adhérentes ni trop glissantes et de surface au sol importante, tenue de la cheville. 5. Prescriptions médicamenteuses Réévaluation régulière des indications des médicaments prescrits, notamment ceux pouvant favoriser les chutes. 6. Habitat Suppression de tous les facteurs de chutes cf. supra, I. B. 6. Facteurs extrinsèques», et installation d'une rampe ou d'une barre d'appui dans les toilettes. Pour les personnes vivant en institution, lorsque le risque de chute devient très élevé et le patient dangereux pour lui-même, mettre en balance le besoin de contention et son effet négatif de réduction d'autonomie. La conduite à tenir comporte plusieurs temps. A. Interrogatoire L'interrogatoire de la personne âgée est difficile du fait du déni fréquent ou, surtout, des troubles cognitifs, d'où l'importance de l'entourage familial et soignant recherche des antécédents cardiovasculaires, neurologiques, rhumatologiques et orthopédiques, ophtalmologiques et ORL, et de chutes antérieures ; inspection des ordonnances de médicaments en cours de prescription ceux pouvant induire une hypotension orthostatique, un trouble du rythme cardiaque, une hypoglycémie, une anémie, un trouble de vigilance, un syndrome extrapyramidal iatrogène ; description précise de la chute par le malade et par une personne ayant assisté à la chute lieu le plus souvent la chambre ou la salle de bains ou les toilettes, date et heure jour ou nuit, au lever du lit ou de la chaise, juste après un repas, un effort, une miction, notion de malaise lipothymique, de sueurs, de véritable perte de connaissance, voire de crise d'épilepsie si l'entourage a assisté à la chute le malade a-t-il convulsé ? Y a-t-il eu un épisode confusionnel post-critique? Une perte d'urine?..., s'agit-il au contraire d'une chute sans trouble de conscience transitoire; dans ce cas, rechercher un facteur déclenchant accrochage sur la moquette, déséquilibre, dérobe- ment des membres inférieurs...; évaluation rapide de la gravité de la chute le malade a-t-il pu se relever seul le risque de traumatisme et de fracture est plus grand dans le cas contraire? combien de temps est-il resté à terre le maintien prolongé à terre expose à la déshydratation, la dénutrition? a-t-il présenté des chutes à répétition? a-t-il des points douloureux bassin, membres inférieurs, région lombaire pouvant faire craindre un traumatisme avec ou sans fracture ? B. Examen clinique 1. Examen cardiovasculaire Auscultation cardiaque et cervicale et prise du pouls recherche d'un souffle, d'une arythmie. Mesure de la pression artérielle en position couchée et debout recherche d'une hypotension orthostatique. Pouls périphériques. 2. Recherche d'un traumatisme Conséquences traumatiques d'une chute fracture notamment du col du fémur, hématome, plaie, traumatisme crânien. 3. Examen neurologique, étude de la marche et de l'équilibre Se reporter à la première partie du chapitre Item 109 – Troubles de la marche et de l'équilibre. a. Examen de la marche Si possible pieds nus sur une dizaine de mètres, avec étude du lever de la chaise et du demi- tour, évaluation de l'autonomie nécessité ou non d'une canne, d'une aide par une tierce personne.... b. Échelles appropriées Le Get up and go test est un test simple qui évalue les transferts assis, debout, la marche et les changements de direction du patient. Le test le sujet est assis sur un siège avec accoudoirs, placé à 3 mètres d'un plot, il est invité à se lever, marcher jusqu'au plot, en faire le tour et revenir à son siège. Seront mesurés le temps, le nombre de pas et éventuellement des événements paroxystiques freezing de la marche dans les syndromes parkinsoniens. Le test des 6 minutes exige un parcours de 30 mètres on demande au sujet de marcher le plus vite possible pendant 6 minutes, les demi-tours sont matérialisés par des cônes. Le sujet peut s'arrêter s'il le juge nécessaire, mais il doit reprendre sitôt qu'il le peut. La distance parcourue est comparée à des valeurs normatives en fonction de l'âge, du sexe, etc. Enricht, Sherill. Ce test est un reflet global de la mobilité des patients et permet d'orienter la prescription de rééducation ou d'activité physique adaptée. c. Examen de l'équilibre Rechercher un élargissement du polygone de sustentation, des oscillations à la station debout les pieds joints, les yeux ouverts puis fermés, et à la station monopodale, une déviation des index. d. Étude des réflexes de posture Test de la rétropulsion résistance à la poussée. e. Reste de l'examen neurologique Amyotrophie des membres inférieurs, aréflexie, troubles trophiques, syndrome extrapyramidal, syndrome cérébelleux. 4. Examen ostéoarticulaire Rechercher plus particulièrement une atteinte articulaire de la hanche, des genoux, des chevilles ; une claudication douloureuse médullaire canal lombaire étroit ; un conflit discoradiculaire; une ostéoporose compliquée de tassements vertébraux; des troubles de la statique vertébrale ou du bassin camptocormie, scoliose. C. Examens complémentaires Ils sont demandés selon l'orientation donnée par l'interrogatoire et l'examen clinique. Leur réalisation n'est pas évidente pour une personne âgée qui n'est pas hospitalisée. Faut-il hospitaliser pour des examens qui risquent de ne pas modifier la conduite à tenir vis-à-vis des chutes des personnes âgées très dépendantes? Si des examens sont envisagés, certains sont à réaliser systématiquement ECG; examens biologiques simples glycémie, ionogramme sanguin, calcémie, NFS, dosage sérique de vitamine D ; dosage des CPK si l'immobilisation au sol a duré plus d'une heure. selon l'orientation clinique et le contexte, il est envisageable de les compléter par imagerie cérébrale IRM encéphalique; EEG, EMG, radiographies du rachis, du bassin, des hanches, voire des genoux, IRM rachidienne. Au terme de ce bilan clinique et paraclinique, les conséquences traumatiques des chutes seront identifiées et leur cause très souvent élucidée. Les chutes pourront être classées en chute isolée sans cause retrouvée; chutes répétitives pathologiques; chutes associées à une cause directement responsable, avec ou sans perte de connaissance. D. Attitude thérapeutique 1. Traitement des conséquences de la chute Traitement des fractures, des plaies, prévention antitétanique. Lutte contre la douleur, si possible avec des antalgiques non sédatifs. Lutte contre l'anxiété et l'agitation en rassurant le patient et dans certains cas avec des anxiolytiques mineurs. Correction ou prévention de la déshydratation et de la dénutrition. Prévention du syndrome post-chute reprise de la marche le jour même en l'absence de fracture ou de cause contre-indiquant celle-ci. 2. Traitement des causes de la chute lorsqu'elles sont identifiées Modification des prescriptions avec si possible suppression ou diminution de posologie des médicaments pouvant favoriser les chutes. Traitement de la cause de la chute cardiaque, vasculaire, neurologique, rhumatologique ou autre. E. Mesures de maintien d'autonomie et de prévention des récidives des chutes Celles-ci sont essentielles reprise immédiate des activités d'autonomie élémentaires prise des repas, habillage, toi- lette, lever du lit, continence des sphincters ; pour les personnes hospitalisées à la suite de la chute préparer le retour à domicile, lutter contre l'isolement et la dépression souvent associés ; soins infirmiers dans les cas nécessaires, voire de pédicurie ; soins kinésithérapiques précoces et les plus actifs possibles rééducation de l'équilibre et de la posture, si possible pieds nus pour rééduquer la sensibilité profonde, avec travail de la rétropulsion, exercices de lever de chaise, de transferts, de repositionnement du centre de gravité, rééducation de la marche avec apprentissage des réactions posturales et réflexes de protection; si nécessaire, utiliser un déambulateur, une canne tripode, canne canadienne, canne simple, automatisation de certains mouvements comme le retournement dans le lit, le relevé du sol se retourner sur le ventre, se mettre à quatre pattes, puis sur les genoux, et se hisser en se tenant à un meuble fixe en s'aidant avec les membres supérieurs, chaise surtout, ou fauteuil, lit, autre meuble, musculation des membres inférieurs, plus généralement, réapprendre au patient la prise de conscience de son corps et du mouvement et la confiance dans ses capacités de marche psychomotricité, certains soins kinésithérapiques sont mis en œuvre en cas d'étiologie particulière par exemple, un syndrome parkinsonien. Toutes les marches décrites dans ce chapitre sont accessibles dans la vidéothèque du site du Collège des enseignants de neurologie. Des compléments numériques sont associés à cet ouvrage. Ils sont indiqués dans la marge par un pictogramme et par des flashcodes qui renvoient vers les vidéos ou enregistrements sonores. Pour accéder à ces compléments, connectez-vous sur et suivez les instructions pour activer votre accès. Vidéo Épreuve de Romberg. Source CEN vidéothèque Vidéo Marche cérébelleuse. Source CEN vidéothèque Vidéo Marche ataxie proprioceptive. Vidéo Marche spastique. Source CEN vidéothèque Vidéo Marche avec steppage. Source CEN vidéothèque Vidéo Marche dandinante. Source CEN vidéothèque Vidéo Marche avec dystonie du pied. Source Luc Defebvre Vidéo Marche lente Parkinson. Source Luc Defebvre
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